Charles Edmond Henri CLASER, né le 27 juillet 1901 à Alost, Belgique, mort le 12 décembre 1944 à Groß-Rosen (Gross-Rosen, Allemagne)
Officier belge de carrière, Charles Edmond Henri Claser, souvent appelé « Charley », suit une formation militaire qui le conduit à des fonctions d’état-major avant la Seconde Guerre mondiale.
Il est promu capitaine puis capitaine-commandant à la veille du conflit et participe à la campagne de mai 1940, au cours de laquelle il est grièvement blessé lors des combats de la fin de la « campagne des 18 jours ».
Son itinéraire de formation et d’avancement est établi de manière concordante par une notice biographique détaillée et par un relevé d’archives nominatif belge.
Engagement dans la Résistance
Rétabli durant l’été 1940, il entre dans la clandestinité et entreprend de structurer une résistance armée en Belgique occupée, en se déplaçant sous couverture. Il devient l’un des initiateurs d’un mouvement militaire clandestin qui se met en place parallèlement à d’autres tentatives contemporaines, avant de converger vers une organisation unifiée.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est identifié comme fondateur et responsable de la Légion belge (mouvement armé), appelée à évoluer et à s’intégrer dans la continuité organisationnelle qui mène à l’Armée de Belgique puis à l’Armée secrète.
Son rattachement à la Légion belge est confirmé par une base d’autorité belge adossée à des dossiers de la Sûreté de l’État.
Missions et actions
Son action principale se situe dans la phase de création, d’encadrement et de recherche de reconnaissance de la Légion belge. Dans une logique de coordination avec le gouvernement belge en exil et les Alliés, il tente d’obtenir un appui décisif, dans un contexte où l’organisation est regardée avec prudence par certains services officiels.
Une démarche de liaison vers Londres est documentée, avec la volonté d’assurer la crédibilité et la prise en compte de la Légion belge comme force de résistance armée structurée.
L’histoire interne du mouvement souligne également la dynamique de rapprochement puis de fusion avec l’Armée belge reconstituée, fusion actée en 1941 sous l’appellation « Légion belge », étape clef dans l’architecture de ce qui deviendra l’Armée secrète.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté en novembre 1942, puis transféré entre plusieurs prisons belges avant déportation. Un relevé d’archives belge mentionne un événement d’emprisonnement à partir du 11 novembre 1942. Son parcours concentrationnaire est documenté jusqu’à Groß-Rosen, où il meurt le 12 décembre 1944.
Camarades de combat
Son parcours croise directement celui de Robert Lentz (fondateur de l’Armée belge reconstituée) dans le processus de rapprochement et de fusion des mouvements armés clandestins. Il est également lié, par la succession au commandement et la continuité organisationnelle, à Jules Bastin puis à Yvan Gérard dans la direction des structures qui prolongent la Légion belge.
Décorations
Aucune décoration nominative confirmée n’a été retrouvée dans les bases officielles françaises obligatoires consultées ni dans la base d’autorité belge consultée pour cette fiche.
La notice biographique consultée sur Wikipédia signale une section « Reconnaissances » non renseignée.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire nominatif (rue, établissement, plaque) n’a été confirmé dans les bases officielles consultées pour cette fiche.
Références bibliographiques
La guerre secrète des espions belges : 1940-1944, Emmanuel Debruyne, Lannoo, 2008. L’ouvrage propose une synthèse sur les services, réseaux et acteurs de la guerre clandestine en Belgique occupée. Il éclaire le contexte de structuration des organisations de résistance et les relations complexes avec les autorités en exil. Utile pour situer la Légion belge et les tensions de légitimation autour des mouvements armés.
Biographie du commandant BEM Charly Claser, Ch. L. Legat, École royale militaire (stencil), 1963. Travail centré sur Claser et sa carrière, mentionné dans une notice biographique de référence. Il constitue un point d’entrée pour approfondir la trajectoire individuelle, les étapes de formation militaire et les circonstances de l’engagement clandestin, même si sa diffusion est plus confidentielle.
Contribution à l’histoire de l’Armée secrète 1940-1944, Victor Marquet, Pygmalion / Union des Fraternelles de l’Armée secrète, 1991-1995.
Ensemble de fascicules consacrés à l’histoire interne du mouvement et à son évolution. Le lecteur y trouvera une chronologie, des organigrammes et des éléments sur la continuité entre Légion belge, Armée de Belgique et Armée secrète, utiles pour replacer le rôle fondateur de Claser.
Références internet
Resistance in Belgium (Archives de l’État belge / base “Resistance in Belgium”)
Notice d’autorité nominative donnant l’identité complète, les dates et lieux de naissance et décès, ainsi que des renvois vers des dossiers de la Sûreté de l’État et des mentions d’appartenance à la Légion belge. https://data.arch.be/wiki/Item:Q34409
Belgium WWII (plateforme historique – article daté 1941-07-15) Page contextualisant la fusion entre l’Armée belge reconstituée et la Légion belge sous l’appellation « Légion belge », utile pour comprendre la trajectoire institutionnelle des mouvements armés clandestins. https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/1941-07-15-la-legion-belge-voit-le-jour.html
Wikipédia (notice biographique détaillée) Article donnant une biographie structurée, avec un développement sur la formation, l’action clandestine, l’arrestation et le parcours de détention et de déportation. Les informations reprises ont été croisées avec une base d’autorité belge pour l’état civil et le décès. https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Claser
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Aucune cote SHD nominative relative à Charles Claser n’a été identifiée dans les instruments consultés pour cette recherche, l’essentiel des sources primaires repérées relevant d’archives belges.
Observations
L’orthographe du nom est attestée sous plusieurs formes (Claser Charles, Charles Edmond Henri Claser) dans la base d’autorité belge, sans divergence sur l’identité. Les dates et lieux de naissance et de décès concordent entre la base d’autorité belge et la notice biographique détaillée. Le lieu de décès est donné comme Groß-Rosen / Gross-Rosen (Allemagne) selon les usages de transcription. Aucune photo d’époque n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées pour cette fiche.
Suivi de recherche
Sources consultées le 14 février 2026
- Maitron Résistance : Absence confirmée après consultation (recherche par nom et variantes orthographiques, aucun résultat pertinent).
- Fondation de la Résistance : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Musée de la Résistance en ligne : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Mémoire des Hommes (site et base) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne (site et base) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Ordre de la Libération (Compagnons / Médaille de la Résistance) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Base Léonore (Légion d’honneur) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Gallica BnF : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- SHD : aucune cote d’homologation identifiée via les instruments consultés.
- Légifrance : Absence confirmée après consultation (recherche nominative, aucun décret pertinent).
- Mémoire Vive de la Résistance (mvr.asso.fr) : aucune fiche nominative retrouvée ; pages consultées de type articles généraux (pas de fiche de résistant, réseau ou mouvement pour ce nom).
- Resistance in Belgium (Archives de l’État belge) : notice nominative et renvois archivistiques exploités pour l’état civil, l’appartenance et l’emprisonnement.
- Belgium WWII : contextualisation de la fusion de 1941.
- Wikipédia : notice détaillée exploitée pour le récit biographique et le parcours d’arrestation et de déportation (informations recoupées quand possible).