Pierre Jean BOUTOULE, né le 16 avril 1918 à Guîtres (Gironde), mort le 29 décembre 1999 à Libourne (Gironde)
Pierre Jean Boutoule est originaire de Guîtres (Gironde) et exerce avant-guerre comme agriculteur. Son engagement dans la France Libre est attesté par une entrée nominative de la base « Les Français Libres », qui fournit l’état civil, la profession et la date de décès.
Son parcours le conduit à Londres en septembre 1941, après un départ de métropole, puis à des affectations relevant du BCRA. Les éléments disponibles indiquent une trajectoire de combattant clandestin, formé et projeté pour des missions d’action.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est rattaché au BCRA (affectation principale indiquée) et apparaît dans une séquence de parachutage de juillet 1944 associée à une mission de coordination et d’armement de maquis à l’ouest de Lyon, avec Raymond Basset, Marcel Réveilloux, Dominique Zanini et un radio (Michel Castets).
Missions et actions
La base « Les Français Libres » associe Pierre Boutoule à une spécialité et un grade (sous-lieutenant) et indique son dossier administratif de résistant (GR 16 P 84923). Elle documente surtout, via des contributions, la présence du groupe parachuté dans la nuit du 9 au 10 juillet 1944 sur une zone de parachutage « Saphir », dans le cadre d’une mission de coordination et d’armement des maquis à l’ouest de Lyon. En l’état des bases officielles strictement nominatives consultées pour cette demande, c’est cette base — appuyée par l’existence d’une cote de dossier — qui fournit l’ossature factuelle de son parcours opérationnel accessible en ligne.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation, évasion ou déportation n’a été confirmée par les bases officielles consultées dans le cadre de cette recherche en ligne. Les éléments narratifs présents dans des contributions non officielles ne sont pas retenus ici comme faits établis.
Camarades de combat
Il est explicitement associé, dans la séquence de juillet 1944, à Raymond Basset, Marcel Réveilloux, Dominique Zanini et Michel Castets (radio).
Retour à la vie civile
Aucun élément confirmé dans les bases officielles consultées ne documente précisément sa vie civile après 1945, au-delà de son décès en 1999.
Décorations
- Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946
- Côte du dossier : 1O8537
Aucune autre décoration nominative n’a été confirmée dans les bases officielles consultées en ligne pour cette fiche (Ordre de la Libération, Base Léonore, Légifrance, Gallica, ressources consultées). La base « Les Français Libres » ne fournit pas, dans son entrée de synthèse, de liste de décorations.
Lieux de mémoire
Un lieu de mémoire scolaire est attesté par un rapport d’activité de la Fondation de la Résistance évoquant une inauguration à Guîtres (Gironde) : une école maternelle « Éliane et Pierre Boutoule » (mention explicite des deux résistants comme figures locales).
Références bibliographiques
Dictionnaire historique de la Résistance, sous la direction de François Marcot, Robert Laffont, 2006. Ouvrage de synthèse utile pour comprendre les structures (BCRA, réseaux d’action, FFI) dans lesquelles s’inscrit un agent ou cadre projeté. Le lecteur y trouvera des notices et un cadre interprétatif permettant de replacer les missions et pseudonymes dans l’organisation clandestine.
Histoire de la Résistance en France, Olivier Wieviorka, Perrin, 2013.
Analyse globale permettant de contextualiser l’envoi d’agents formés à Londres, la logique des parachutages, et l’intégration des maquis dans les dynamiques de 1944. Donne des repères chronologiques et organisationnels indispensables.
Les réseaux Action de la France combattante (édition électronique), Amicale des Réseaux Action / Fondation de la Résistance, (rééd.) en ligne, 1986 (édition d’origine). Le lecteur y trouvera un panorama des opérations d’action (sabotage, appuis aux maquis, coordination) et des conditions matérielles des missions. Utile pour éclairer le type de mission évoqué en juillet 1944, même si l’ouvrage n’est pas une notice nominative.
Références internet
Les Français Libres Entrée nominative donnant l’état civil, la profession, l’engagement dans la France Libre, l’affectation BCRA, et surtout la cote de dossier administratif de résistant (GR 16 P 84923). La page agrège aussi des éléments de contexte sur la séquence de parachutage de juillet 1944.
https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=57714
Fondation de la Résistance Rapport d’activité mentionnant l’inauguration d’un établissement scolaire portant le nom d’Éliane et Pierre Boutoule à Guîtres. Utile pour documenter un lieu de mémoire nominatif et datable.
https://www.fondationresistance.org/wp-content/uploads/2025/06/rapport-activite-2022.pdf
Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD, Lyon)
Ressources de contexte sur la Résistance à l’été 1944 et les dynamiques de maquis et d’unification FFI ; utile pour replacer des actions de l’été 1944 dans un cadre régional, même si la page ne constitue pas une notice biographique de Pierre Boutoule.
https://www.chrd.lyon.fr/chrd/mini-site-musee/la-resistance-lete-1944
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Oui – cote SHD GR 16 P 84923 (signalée comme « dossier administratif de résistant »). Le site Mémoire des Hommes n’a toutefois pas pu être consulté directement (site inaccessible au moment de la recherche).
Observations
Le surnom opérationnel « Daniel » apparaît dans des éléments de contexte et de contributions associés à la séquence de juillet 1944 ; ces éléments sont signalés mais seuls les faits structurants (état civil, engagement, affectation, cote de dossier) issus de l’entrée nominative sont retenus ici. La demande initiale visant des « résistants du maquis de la Côte-d’Or », la documentation accessible en ligne pour Pierre Boutoule renvoie prioritairement à des opérations liées à la région lyonnaise (juillet 1944) ; aucune source officielle consultée n’a permis d’établir un ancrage direct et nominatif en Côte-d’Or dans cette fiche.
Photo (si disponible) : aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées.
Sources consultées le 9 février 2026
- Les Français Libres : état civil, engagement, affectation, cote de dossier (GR 16 P 84923), éléments de contexte sur juillet 1944.
- Fondation de la Résistance : mention d’un lieu de mémoire scolaire à Guîtres.
- Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation (non Compagnon ; aucune notice à ce nom dans la recherche effectuée).
- Musée de la Résistance en ligne : consulté, pas de notice nominative trouvée pour ce nom dans les entrées consultées lors de la recherche.
- Mémoire des Hommes : site inaccessible au moment de la recherche (erreur 502).
- Musée de la Résistance nationale – Champigny-sur-Marne : site consulté (page institutionnelle), pas de notice nominative trouvée via cette entrée lors de la recherche.
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (aucune notice pertinente retrouvée pour ce nom lors de la recherche).
- Base Léonore : absence confirmée après consultation (aucun résultat pertinent retrouvé par recherche nominative).
- Gallica BnF : consultée, aucun document probant et nominatif exploitable identifié dans le cadre de cette recherche.
- Légifrance : consultée, aucune mention nominative confirmée pertinente retrouvée dans le cadre de cette recherche.