David KNOUT, né le 23 septembre 1900 à Chișinău, mort le 15 février 1955 à Tel-Aviv
Né en Bessarabie, David Knout (Dovid Knut) est identifié par les autorités bibliographiques françaises comme un écrivain et poète de langue russe, actif dans les milieux littéraires de l’émigration. Les données d’autorité de la BnF fixent précisément son état civil (date et lieux de naissance et décès).
Les ressources muséales spécialisées indiquent qu’il est, avec le couple Polonski, à l’origine de « La Main forte » à Toulouse en 1940, dans une logique de résistance juive et sioniste, combinant résistance morale, structuration clandestine et actions d’entraide en direction des internés. Cette organisation sera transformée en Armée juive puis en Organisation juive de combat.
Il est rattaché à La Main forte dans sa phase fondatrice, puis à la dynamique qui conduit à l’Armée juive. Les bases consultées le relient au noyau toulousain et à l’entourage immédiat (Ariane Skriabine/Knout, Abraham Polonski).
Missions et actions
Les sources consultées décrivent deux axes majeurs associés à son action dans la phase initiale : d’une part la constitution de cercles d’études juives, participant à une « résistance spirituelle » et au maintien moral, d’autre part l’aide aux internés (ravitaillement, soutien, tentatives d’évasion) dans les camps du Sud. Le cadre d’action est celui d’une organisation clandestine disciplinée, structurée autour d’un serment et d’une obéissance aux chefs, telle qu’elle est restituée par les ressources muséales.
Arrestation / évasion / déportation
La documentation muséale consultée indique qu’à partir de 1942, se sachant menacé, il se réfugie en Suisse, ce qui correspond à une sortie du terrain français au moment où l’organisation passe sous d’autres impulsions internes.
Camarades de combat
Sont associés à son action, dans les bases consultées, Abraham Polonski et son épouse Génia, ainsi que l’entourage toulousain mobilisé autour des cercles d’études et de la structuration de l’organisation, dont Paul Rojtman.
Retour à la vie civile
Aucune donnée détaillée de retour à la vie civile n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées pour cette fiche, au-delà de sa trajectoire d’auteur et de son décès à Tel-Aviv.
Décorations
Aucune décoration nominative confirmée n’a été retrouvée pour David Knout dans les bases officielles consultées pour cette fiche (Ordre de la Libération, base Léonore, Légifrance, ressources muséales). En l’absence de preuve officielle, aucune décoration n’est mentionnée.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire explicitement dédié à David Knout n’a été identifié dans les bases consultées pour cette fiche.
Références bibliographiques
Contribution à l’histoire de la Résistance juive, David Knout, Éditions du Centre, 1947. Ouvrage écrit au plus près des événements et des acteurs, précieux pour comprendre la genèse de la Main forte et les représentations internes de l’engagement. Le lecteur y trouvera une vision située, attentive aux motivations et à la discipline clandestine. Il sert aussi de jalon pour comparer mémoire militante et reconstructions historiques ultérieures.
Organisation juive de combat – France – 1940-1945, collectif, Autrement, 2008. L’ouvrage replace les initiatives fondatrices dans un ensemble plus vaste, de la Main forte à l’OJC. Il propose une histoire structurée des réseaux, des actions de sauvetage et des engagements armés, avec une attention aux territoires (Toulouse, Lyon, Paris). Il aide à situer le rôle initial de Knout dans une évolution collective.
La Résistance juive, Lucien Lazare, Éditions du Nadir, 2001. Ce livre offre une synthèse historique et documentaire sur les résistances juives en France. Il met en perspective les organisations, leurs actions et leurs contraintes (répression, clandestinité, passages). Le lecteur y trouve des repères pour dépasser l’histoire locale et comprendre la diversité des formes d’engagement.
Références internet
BnF Data Notice d’autorité « Dovid Knut (1900-1955) » donnant l’état civil (naissance, décès) et un cadre bibliographique stable, utile pour fixer l’identification et éviter les confusions d’homonymie.
https://data.bnf.fr/fr/13013620/dovid_knut/
Musée de la Résistance en ligne Notice muséale « David Knout » présentant son parcours, le contexte toulousain et le rôle attribué dans la création de la Main forte, avec éléments sur les actions (cercles d’études, aide aux internés) et la transformation vers l’Armée juive.
https://museedelaresistanceenligne.org/media10693-David-Knout
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Observations orthographiques sur le nom du résistant, sur les divergences de chiffrages, sur les conditions de sa mort, sur les recherches sur l’absence de décorations
Le nom apparaît sous plusieurs graphies (Dovid Knut / Dovid Knout / David Knout). L’identification a été stabilisée à partir des données d’autorité de la BnF, qui fixent l’état civil et la forme d’autorité. La documentation muséale retient la graphie « David Knout ». Aucune décoration nominative n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées : cette absence est constatée sans interprétation. Les conditions de décès sont fixées par la BnF (Tel-Aviv, 15 février 1955).
Sources consultées le 8 février 2026
- BnF Data : notice d’autorité utilisée pour l’état civil et la stabilisation de l’identification.
- Musée de la Résistance en ligne : notice « David Knout » et page de contexte « La Main forte » pour le rôle fondateur et la description des actions.
- Ordre de la Libération : absence confirmée après recherche par nom (aucun résultat exploitable).
- Base Léonore : consultation du site ; aucune preuve nominative exploitable retrouvée pour cette fiche.
- Légifrance : consultation générale, aucune preuve nominative de décoration retrouvée pour cette fiche.
- Mémoire des Hommes : consultation du site et recherche non concluante via accès web (aucun résultat exploitable pour cette fiche).