L’appellation renvoie à un cercle de résistance constitué à Paris, au Palais de justice, à l’automne 1940, autour de l’avocat André WEIL-CURIEL et d’avocats de sensibilités diverses. Une ressource mémorielle fondée sur une lettre-témoignage d’André WEIL-CURIEL (document daté du 18 avril 1962, conservé aux Archives nationales, cote indiquée) décrit la mise sur pied d’un cercle baptisé « France libre » avec notamment Léon-Maurice NORDMANN, puis l’action du 11 novembre 1940 à l’aube consistant en un dépôt de gerbe au pied de la statue de Georges Clemenceau, accompagné d’une carte au nom du général de Gaulle.
Une notice iconographique du Musée de la Résistance en ligne réaffirme l’existence de ce cercle « France libre » et associe explicitement André WEIL-CURIEL, Léon-Maurice NORDMANN, René Georges-ÉTIENNE, Jean Victor-MEUNIER et Albert NAUD à ce noyau, avec mention de la gerbe du 11 novembre 1940.
Le « Temple de la Résistance » apparaît comme désignation du réseau créé « au palais de justice » dans un article d’archives judiciaires publié en 1949, où l’avocat Pierre WEILL-CURIEL (forme citée par la source) retrace la création du réseau et en énumère des chefs, dont Léon-Maurice NORDMANN, Albert NAUD et René-Georges ÉTIENNE.
Circonstances
Le contexte est celui des tout premiers mois de l’Occupation, marqués par la formation de noyaux parisiens précoces, les contacts entre cercles professionnels et réseaux émergents, et la recherche de gestes symboliques et de diffusion d’informations.
La lettre-témoignage d’André WEIL-CURIEL situe l’action du 11 novembre 1940 comme distincte d’autres rassemblements étudiants le même jour, et précise que l’initiative n’émane pas de Londres.
Un article biographique consacré à Albert NAUD indique qu’il rejoint, à l’été-automne 1940, ce cercle souvent désigné « France libre »/« Temple de la Résistance », en contact rapide avec le groupe du Musée de l’Homme, avec recoupements annoncés avec des notices Maitron et le Musée de la Résistance en ligne.
Héros et figures marquantes
André WEIL-CURIEL est présenté comme initiateur du cercle « France libre » et acteur direct du dépôt de gerbe du 11 novembre 1940.
Léon-Maurice NORDMANN est cité comme membre central du cercle et co-organisateur de l’action du 11 novembre 1940 dans la documentation mémorielle.
Albert NAUD apparaît dans la liste des organisateurs cités par André WEIL-CURIEL et dans des notices biographiques sur les avocats résistants.
René-Georges ÉTIENNE et Victor MEUNIER sont cités dans les listes de participants/organisateurs.
Michel EDINGER est identifié comme participant à la dépose de gerbe dans le récit de l’analyse mémorielle.
Victimes
Les sources consultées pour ce dossier décrivent un cercle clandestin et une action symbolique, sans fournir ici de liste vérifiée de victimes directement liées à ce cercle sous sa dénomination « Temple de la Résistance ». Toute extension à des arrestations et exécutions ultérieures exigerait un appui nominatif et une attribution certaine à ce cercle précis, non établie dans les documents exploités ci-dessus.
Survivants
Les sources attestent la participation de plusieurs avocats et civils au noyau initial ; elles ne fournissent pas, dans le périmètre consulté ici, une liste exhaustive des survivants au sens d’un inventaire complet. L’existence de trajectoires postérieures (carrières, engagements) est documentée pour Albert NAUD, mais l’identification exhaustive des survivants du cercle dépasse ce que les sources mobilisées permettent d’affirmer sans hypothèse.
Conséquences
La conséquence immédiate documentée est la réalisation d’un geste public clandestin (dépôt de gerbe et mention « France libre » et « général de Gaulle ») visant à signifier une résistance précoce et à en amplifier l’écho. Les sources signalent aussi un rapprochement avec le groupe du Musée de l’Homme dans la chronologie des premiers réseaux parisiens.
Mémoire et lieux commémoratifs
La mémoire est portée par des ressources mémorielles (médias, notices, archives) conservant le témoignage d’André WEIL-CURIEL et des documents iconographiques relatifs au dépôt de gerbe du 11 novembre 1940.
Références bibliographiques
Eclipse en France André WEIL-CURIEL, Éditions du Myrte, 1946. L’analyse mémorielle du Musée de la Résistance en ligne indique que l’auteur y relate plus en détail la manifestation patriotique et l’initiative du dépôt de gerbe du 11 novembre 1940, ce qui en fait une source imprimée directement liée à l’événement.
Robes noires, années sombres. Avocats et magistrats en résistance (1940-1944) Liora ISRAËL, Fayard, 2005. Étude de référence sur l’engagement des professions juridiques, utile pour replacer le cercle d’avocats et ses modes de clandestinité au Palais de justice dans une histoire sociale et politique des pratiques résistantes.
Le réseau du Musée de l’Homme Julien BLANC, CNRS Éditions, 2010. Ouvrage cité dans une notice biographique (Albert NAUD) comme ressource de recoupement sur les contacts entre le noyau d’avocats et le groupe du Musée de l’Homme.
Au service de la liberté Jacques CHARPENTIER, Fayard, année de parution indiquée dans une étude universitaire (référence citée), utile pour élargir au contexte des avocats et institutions judiciaires pendant l’Occupation.
L’épopée de la France libre, 1940-1946 François BROCHE, Pygmalion, 2000. Référence bibliographique citée dans un dossier d’archives (Haennig-Nordmann Papers) comme ouvrage de contexte, utile pour situer la France libre et certaines trajectoires d’acteurs.
La France au combat : de l’Appel du 18 juin à la victoire François BROCHE, Perrin, 2007. Mentionné comme référence de contexte dans le même dossier, utile pour élargir à la France libre et au cadre général.
La France à l’heure allemande Philippe BURRIN, Seuil, 1995. Cité dans une étude sur les avocats et magistrats, utile pour le contexte général des attitudes et contraintes sous l’Occupation.
Socialistes en République : les parlementaires SFIO de la IVe République Noëlline CASTAGNEZ-RUGGIU, Presses Universitaires de Rennes, 2004. Cité dans un dossier d’archives, utile pour contextualiser certaines trajectoires politiques des acteurs cités dans les réseaux précoces.
La France et l’Allemagne en guerre Claude CARLIER, Stefan MARTENS, Institut historique allemand, 1990. Référence citée dans un dossier d’archives, utile pour un cadrage général des relations franco-allemandes en période de guerre et d’Occupation.
Avocats et magistrats en résistance (article PDF accessible via Cairn, références internes à WEIL-CURIEL et au Palais de justice). Fournit un cadrage historiographique et des pistes bibliographiques sur les pratiques professionnelles et clandestines des juristes résistants.
Références internet
Témoignage d’André WEIL-CURIEL, Musée de la Résistance en ligne Analyse détaillée d’un document d’archives (lettre-témoignage, 18 avril 1962, Archives nationales), décrivant la création du cercle « France libre », la dépose de gerbe du 11 novembre 1940 et une liste de participants. https://www.museedelaresistanceenligne.org/media10807-Tmoignage-dAndr-Weil-Curiel
André WEIL-CURIEL, Musée de la Résistance en ligne Notice iconographique reliant l’acteur au cercle « France libre » et à la gerbe déposée le 11 novembre 1940, avec noms de membres. https://museedelaresistanceenligne.org/media10690-Andr-Weil-Curiel
NAUD Albert, Mémoire Vive de la Résistance Notice biographique mentionnant explicitement l’appellation « France libre »/« Temple de la Résistance », le Palais de justice, et le contact avec le Musée de l’Homme, avec indications de recoupement. https://mvr.asso.fr/naud/
Me WEILL-CURIEL… (archives), Le Monde (19 octobre 1949) Article d’archives citant la création au Palais de justice du réseau « Temple de la Résistance » et une liste de chefs. https://www.lemonde.fr/archives/article/1949/10/19/me-weill-curiel-fait-l-historique-de-ses-relations-avec-albert-gaveau_1925217_1819218.html
NORDMANN Léon-Maurice, Mémoire du Barreau de Paris Présente la constitution d’un groupe d’avocats résistants dès l’automne 1940, ses objectifs et l’usage du Palais de justice comme couverture, utile pour recoupement contextuel. https://memoire.avocatparis.org/39-45/guerre-39-45/avocats-morts-pour-la-france/108-n/494-nordmann-leon-maurice-1908-1942
André WEIL-CURIEL, Fondation de la France Libre (page hommage) Notice publiée par une fondation mémorielle, utile en complément pour la trajectoire de l’acteur et la mémoire. https://francelibre.net/andre-weil-curiel/
Albert NAUD (complément recoupé), Wikipédia Point d’entrée complémentaire, à croiser, mentionnant « Temple de la Résistance » et renvoyant à une archive de presse. https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Naud
Avocats et magistrats dans la résistance (PDF), Cairn Article académique fournissant contexte, références et éléments de méthode sur les engagements des juristes, avec mention d’André WEIL-CURIEL. https://shs.cairn.info/article/ANSO_091_0149/pdf?lang=fr
The Haennig-Nordmann Papers (PDF) Dossier d’archives et d’édition de documents citant des références bibliographiques et donnant des matériaux sur les avocats et le Palais de justice (utile pour le contexte et la documentation secondaire). https://mlm2.listserve.net/pipermail/salon/20231224/pdfENlMvQEwLt.pdf
Le 11 Novembre 1940 à Paris (complément), Revue Politique Reprend un extrait attribué à un récit sur la gerbe « France Libre » ; à utiliser en complément et à recouper avec la source mémorielle archivistique. https://www.revuepolitique.fr/le-11-novembre-1940-a-paris-la-resistance-commence-avec-les-fleurs/
Sources consultées : Date de vérification : 3 février 2026 Maitron Résistance, consulté pour repérage des acteurs et recoupements prosopographiques (pas de notice unique « Temple de la Résistance » exploitée directement ici). Musée de la Résistance en ligne, consulté pour médias et notices, résultats probants sur le témoignage d’André WEIL-CURIEL et la notice associée. Fondation de la Résistance, consultée (documents généraux et PDF), pas de notice monographique directement mobilisée sur cette appellation dans les éléments exploités ici. Ordre de la Libération, consulté (pas de notice spécifique dédiée au cercle « Temple de la Résistance » dans les résultats utilisés). Mémoire des Hommes, consultée à titre de vérification possible des personnes (aucune notice directement mobilisée ici). Gallica BnF, consultée via presse d’époque signalée et repérages (la source Le Monde 1949 est utilisée via archives). SHD, consulté via recherche web (pas de cote exploitée directement dans les sources ouvertes ci-dessus). Sites d’associations mémorielles locales, consultés (Mémoire Vive de la Résistance, Mémoire du Barreau de Paris), résultats utilisés après recoupement. Wikipédia, consultée uniquement en complément et recoupée.