Le réseau Mabro-Praxitèle est un réseau de Résistance identifié comme structure de renseignement et d’action relevant de la logique d’homologation et de liquidation administrative d’après-guerre, attesté par l’existence d’un dossier d’archives au Service Historique de la Défense, classé dans la série des dossiers de réseaux. L’inventaire consulté confirme le nom « Mabro-Praxitele » et situe la documentation entre 1943 et 1951.
Organisation interne
Les documents décrits dans l’inventaire indiquent une organisation structurée, avec états d’agents (catégories d’homologation), schémas de fonctionnement de la centrale, instructions du BCRA et correspondance. Cette composition archivistique atteste un réseau organisé en chaîne hiérarchique et en procédures de transmission et d’identification, suffisamment formalisé pour produire des schémas et des listes d’agents.
Actions menées pendant la Résistance
L’inventaire ne détaille pas, dans son descriptif public, des opérations datées (sabotages, filières, actions armées), mais il atteste la production de bulletins et d’instructions, ce qui correspond à une activité de réseau, vraisemblablement centrée sur la collecte, la centralisation et la transmission d’informations, et sur l’encadrement d’agents. En l’absence d’un historique opérationnel consulté directement dans le dossier, aucune action précise ne peut être affirmée ici.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le descriptif mentionne des instructions du BCRA, ce qui confirme un lien avec les services de la France libre et une logique de raccordement aux circuits de Londres. En revanche, aucune coordination avec un mouvement particulier n’est explicitée dans le seul inventaire public ; ce point nécessite la consultation du dossier GR 28 P 3 104 lui-même.
Chefs et figures marquantes
L’inventaire cite nominativement plusieurs responsables associés au réseau : Robert TAINTURIER, alias « Parsifal », apparaît dans la correspondance ; Pierre SÉRANDOUR, alias « Praxitèle » ou « Phidias », est explicitement relié au réseau ; Jean GUYOT, alias « Périclès », est également cité. Ces mentions sont des preuves d’existence et de rôle dans la documentation administrative du réseau, sans préjuger à elles seules de l’ensemble des responsabilités exactes à chaque date.
Victimes / morts
L’inventaire public ne fournit pas d’état des pertes ni de liste de victimes. Toute affirmation sur des morts, exécutions ou déportations liés au réseau exige l’exploitation du contenu du dossier ou de notices nominatives concordantes dans les bases biographiques.
Survivants identifiés
La présence d’états d’agents et de courriers de liquidation après-guerre implique l’existence de survivants ou d’ayants droit ayant porté des demandes de reconnaissance, mais l’inventaire ne permet pas d’identifier des survivants par une liste fiable dans l’extrait consulté.
Fin du réseau
L’existence de documents allant jusqu’à 1951 montre une phase de liquidation et d’homologation après la guerre, distincte de l’activité clandestine elle-même. Les circonstances exactes de la fin opérationnelle du réseau ne sont pas accessibles par le seul descriptif public.
Conséquences et mémoire
La mémoire du réseau Mabro-Praxitèle apparaît principalement sous forme archivistique, au travers des dossiers de reconnaissance et d’homologation conservés au SHD. Cette trace institutionnelle est essentielle, mais elle doit être complétée par des notices biographiques (Maitron, Musée de la Résistance en ligne) et, idéalement, par l’exploitation du dossier GR 28 P 3 104 pour reconstituer l’activité et la répression.
Références bibliographiques
Dictionnaire historique de la Résistance. Résistance intérieure et France libre, François Marcot (dir.), Robert Laffont (coll. « Bouquins »), 2006.
Outil indispensable pour comprendre la terminologie des réseaux, les catégories d’agents et les mécanismes d’homologation. Il permet au lecteur de distinguer réseaux, mouvements, maquis et services, et d’éviter les confusions d’appellations. Utile comme cadre d’interprétation lorsqu’un réseau est d’abord attesté par les archives administratives.
Le BCRA. Histoire du service secret de la France libre, (auteur à vérifier), (éditeur à vérifier), (année à vérifier).À retenir seulement après vérification bibliographique stricte, car plusieurs titres proches existent. Le lecteur peut y trouver le rôle du BCRA dans la création, le pilotage et la liquidation des réseaux, ainsi que les procédures de liaison et de sécurité. Cette référence est pertinente pour contextualiser un réseau explicitement lié au BCRA par les inventaires, mais elle doit être citée avec précision après contrôle d’édition.
Références internet
Service Historique de la Défense Notice archivistique officielle du dossier GR 28 P 3 104, qui atteste l’existence du réseau Mabro-Praxitèle et décrit les types de pièces conservées, dont les états d’agents, schémas de fonctionnement et instructions du BCRA. Notice GR 28 P 3 104 ; URL : https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/35834
Musée de la Résistance en ligne PDF d’inventaire des réseaux (série GR 28 P 3) qui mentionne explicitement Mabro-Praxitele et en donne le périmètre documentaire et chronologique. Lien hypertexte : Inventaire GR 28 P 3 (PDF) ; https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/220.pdf
Sources consultées : Date de vérification : 2 février 2026
• Maitron Résistance, recherche nominale et par mots-clés « Mabro », « Praxitèle », « Mabro-Praxitèle », sans fiche réseau autonome exploitée dans les pages consultées.
• Fondation de la Résistance, recherches thématiques, sans page dédiée exploitée ici.
• Musée de la Résistance en ligne, consultation de l’inventaire PDF des réseaux (série GR 28 P 3) utilisé pour attestation d’existence.
• Mémoire des Hommes, recherches thématiques, sans résultat directement exploitable pour une fiche réseau dans les pages consultées.
• Ordre de la Libération, recherche de réseau (non pertinent comme base réseau), pas d’entrée « Mabro-Praxitèle ».
• Gallica (BnF), non exploitée ici sur pièces nominatives du réseau dans les pages consultées.
• Service Historique de la Défense, notice archivistique officielle GR 28 P 3 104 consultée comme preuve d’existence et de contenu.
• Sites d’associations mémorielles locales, repérage ponctuel, sans élément retenu ici faute de recoupement.
• Wikipédia, consultée en complément, aucune information reprise sans confirmation par sources archivistiques.