La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

LIEWER Philippe Alias Hamlet

Philippe Liewer, né le 10 mars 1911 à Paris, mort le 15 février 1950 à Casablanca

Philippe Liewer est connu, avant la Seconde Guerre mondiale, comme journaliste à l’agence Havas. Cette information, fréquemment reprise par l’historiographie et les notices de synthèse, n’est pas détaillée dans les bases officielles françaises consultées pour l’état civil, mais elle apparaît de manière convergente dans les récits de référence liés aux réseaux SOE/Section F et dans des notices mémorielles.

Il entre dans l’action clandestine au service du Special Operations Executive britannique (Section F). Dans l’écosystème de la Résistance, il est identifié comme chef de réseau, sous le nom de guerre « Hamlet », participant à l’organisation et à la coordination de l’action armée et du renseignement avec les maquis et formations résistantes locales.

Philippe Liewer est rattaché au réseau SALESMAN (Section F du SOE), dont il est présenté comme le responsable. Les bases mémorielles et récits de mission situent ses actions autour de deux séquences majeures : une implantation initiale dans la région de Rouen, puis une reprise d’activité en 1944 dans le centre de la France, en lien avec les maquis du Limousin.

Les sources consultées décrivent un rôle d’encadrement de terrain : réorganisation d’un réseau après des arrestations, maintien de liaisons avec Londres, coordination de parachutages et de l’action des maquis dans une période où la pression allemande demeure forte. Les récits mémoriels insistent sur la dimension opérationnelle du réseau, à la fois pour le renseignement, l’armement et la conduite d’actions contre les lignes de communication ennemies.

Arrestation / évasion / déportation

Il est signalé comme membre d’un groupe d’agents internés puis évadés du camp de Mauzac (évasion collective d’agents SOE), épisode souvent mentionné dans les récits sur les réseaux de la Section F. Dans les pages mémorielles consacrées au réseau SALESMAN, la chronologie souligne ensuite, en 1944, les risques liés à l’exploitation de postes radio par l’ennemi et aux arrestations en chaîne dans l’entourage du réseau.

Camarades de combat

Dans la phase 1944 documentée par les récits de mission, Philippe Liewer est explicitement associé à Jean-Claude Guiet, opérateur radio, et à Claude Malraux, présenté comme adjoint local du réseau ; ces liens apparaissent dans les narrations mémorielles consacrées au réseau SALESMAN et aux événements consécutifs aux arrestations du printemps 1944.

Retour à la vie civile

Aucun élément biographique solide sur l’activité de Philippe Liewer après la guerre n’a été retrouvé dans les bases officielles françaises consultées dans le cadre de cette recherche. Les notices de synthèse disponibles en ligne évoquent un décès à Casablanca et une inhumation à Paris, mais l’état civil n’a pas pu être vérifié dans une base officielle accessible au moment de la recherche.

Décorations

Aucune décoration nominative n’a pu être confirmée dans les bases officielles consultées (Ordre de la Libération pour la Médaille de la Résistance et les Compagnons, base Léonore pour la Légion d’honneur, Légifrance/Gallica pour un décret nominatif). Une mention de décorations apparaît dans des notices non officielles et dans des pages encyclopédiques, mais elle n’est pas reprise ici comme fait établi, faute de confirmation officielle accessible dans le périmètre de recherche du jour.

Lieux de mémoire

Aucun lieu de mémoire (rue, établissement, plaque) portant explicitement le nom de Philippe Liewer n’a été retrouvé dans les bases officielles consultées. Certaines sources secondaires évoquent des dénominations liées à son nom de guerre, mais elles ne sont pas retenues ici faute de confirmation municipale ou patrimoniale officielle dans les sources consultées.

Références bibliographiques

SOE in France, Michael R. D. Foot, HMSO (puis rééditions), 1966.
Ouvrage de référence sur l’action de la Section F en France : structure des réseaux, logistique des liaisons, parachutages, opérateurs radio, risques de compromission. Il permet de replacer un chef de réseau et son équipe dans le fonctionnement concret du SOE.

La Résistance : une histoire culturelle, Olivier Wieviorka, Seuil, 2013.
Synthèse historiographique utile pour contextualiser les profils, l’évolution des organisations résistantes, les temporalités 1940-1944 et les liens entre résistance intérieure, réseaux alliés et opérations clandestines.

Plonge…, Bob Maloubier, Robert Laffont (rééditions), 2011.
Récit mémoriel d’un acteur des opérations clandestines, très utile pour comprendre le terrain, les méthodes, la clandestinité quotidienne, les liaisons et l’environnement des missions en 1943-1944 ; à lire en le croisant avec les bases et travaux d’historiens.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne (AERI / Fondation de la Résistance)
Page de contexte sur le réseau et la mission, citant explicitement Philippe Liewer comme chef de mission et situant l’équipe (opérateur radio, adjoint local) dans le cadre opérationnel de 1944. Donne un cadre narratif cohérent sur les liaisons et l’organisation.https://www.museedelaresistanceenligne.org/

Le Maitron (notice “Sussac”, Dictionnaire des fusillés, exécutés, massacrés 1940-1944)
Article contextualisant l’activité et des séquences opérationnelles associées aux parachutages et aux structures de maquis ; il mentionne des acteurs et permet de replacer les missions alliées dans un espace et un calendrier précis.
https://maitron.fr/spip.php?article171093

CWGC (Commonwealth War Graves Commission) – blog historique
Article de synthèse consacré à des agentes du SOE et à leurs missions, mentionnant Philippe Liewer comme chef de réseau dans la région de Rouen et dans les actions de 1944. Source mémorielle institutionnelle utile pour recouper l’attribution de rôle, à compléter par archives et bases françaises.
https://www.cwgc.org/our-work/blog/remembering-the-women-who-gave-their-all-during-the-two-world-wars/

Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Aucune cote de dossier d’homologation nominative n’a été identifiée dans les sources accessibles au moment de la recherche.

Observations L’orthographe « Philippe Liewer » est stable dans les sources consultées, mais l’état civil (date et lieu exacts de naissance et de décès) n’a pas pu être confirmé dans une base officielle française accessible au moment de la recherche ; l’indication “Paris, 10 mars 1911 – Casablanca, 15 février 1950” apparaît dans une page encyclopédique et dans des notices mémorielles, et doit être considérée comme vraisemblable mais à vérifier sur pièce (acte, registre, dossier administratif).
Aucune décoration nominative n’a été confirmée dans les bases officielles consultées ; toute mention de décorations dans des sources non officielles doit être traitée comme information à corroborer par décret ou dossier.

Sources consultées le 29 janvier 2026

  • Maitron Résistance / Maitron “Fusillés, exécutés, massacrés 1940-1944” : consultation d’articles contextuels mentionnant l’environnement des missions et des réseaux.
  • Fondation de la Résistance / Musée de la Résistance en ligne (AERI) : consultation d’une page de référence sur le réseau et l’équipe de mission.
  • Mémoire des Hommes : site inaccessible au moment de la recherche (accès impossible via la page d’accueil).
  • Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne : absence confirmée de notice nominative retrouvée via recherche web ciblée sur le site public.
  • Ordre de la Libération (Compagnons / Médaille de la Résistance) : absence confirmée de page nominative retrouvée via recherche web ciblée.
  • Base Léonore (Légion d’honneur) : absence confirmée de dossier nominatif retrouvé pour “Philippe Liewer” via recherche ciblée ; attention aux homonymes.
  • Gallica BnF : consultation non concluante pour un décret nominatif directement exploitable dans le cadre de la recherche du jour.
  • Légifrance : consultation non concluante pour un décret nominatif directement exploitable dans le cadre de la recherche du jour.
  • Sites d’associations mémorielles locales ou réseaux : information repérée sur un site non officiel (non intégrée comme fait établi dans le portrait, conformément aux règles).

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