Jean LANCERY, né le 5 septembre 1915 à Saint-Satur (Cher), date et lieu de décès non retrouvés dans les bases officielles consultées
Jean LANCERY exerce avant-guerre et au début de l’Occupation un métier technique dans l’Armée de l’Air, comme mécanicien avion. Il réside alors à Montreuil, dans l’actuelle Seine-Saint-Denis.
Il sert dans les Forces françaises de l’intérieur du Jura du 10 juin au 15 décembre 1944. Son engagement est documenté par un état des services établi sous l’autorité du commandement régional des FFI du Jura.
Son appartenance est explicitement donnée comme relevant des FFI, avec un lieu d’action principal identifié dans le Jura.
Missions et actions
Entre juin et septembre 1944, Jean LANCERY remplit des fonctions d’adjoint auprès de deux chefs de camp, connus sous les noms de guerre Allard et Max. Le 7 août 1944, il prend le commandement du camp du Poupet au cours d’une attaque allemande.
Il participe ensuite aux combats de Chamblay et de Chissey, ainsi qu’aux combats pour la libération de Dole. Dans la phase suivante, il assure les fonctions d’officier des détails d’un bataillon de marche, identifié comme le 2e bataillon FFI, jusqu’au 15 décembre 1944. Il est proposé pour une citation à l’ordre de la Région et décline l’offre d’un grade de lieutenant.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation, évasion ou déportation n’est mentionnée dans les bases officielles consultées.
Camarades de combat
Les sources nominatives mentionnent ses relations fonctionnelles avec les chefs de camp ainsi qu’avec le commandant régional des FFI du Jura, connu sous le pseudonyme Durandal, qui encadre l’établissement des états de services. Son épouse Ginette le rejoint dans le Jura et est mobilisée à partir du 1er octobre 1944, affectée comme sténo-dactylo au bataillon du Jura.
Retour à la vie civile
La fin de service est datée du 15 décembre 1944 pour Jean LANCERY, et la démobilisation de son épouse Ginette est datée du 18 décembre 1944. Aucun autre élément sur la reprise d’une activité civile n’a été retrouvé dans les bases officielles consultées.
Décorations
Des décorations sont explicitement attribuées à Jean LANCERY dans la base consultée, à savoir la
- Légion d’honneur,
- Médaille militaire
- Croix de guerre 1939-1945.
Les dates de décret ou d’attribution n’ont pas été retrouvées dans les bases officielles consultées en accès direct au moment de la recherche.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire (rue, établissement, place) portant son nom n’a été identifié dans les bases officielles consultées.
Références bibliographiques
Les FFI, l’armée clandestine Collectif, Tallandier, 2014.
Ce volume aide à comprendre comment les FFI se structurent à l’échelle régionale à l’été 1944, avec des éclairages sur les camps, les bataillons de marche et les fonctions logistiques. Le lecteur y trouvera des repères utiles pour contextualiser des responsabilités comme celles d’adjoint de chef de camp ou d’officier des détails.
La Résistance en Franche-Comté Collectif, Presses universitaires de Franche-Comté, 2004. L’ouvrage propose un ancrage régional sur les formes d’action résistante et la montée en puissance des unités FFI dans l’Est. Il permet de situer l’activité d’un engagé FFI dans le Jura au moment des combats de la Libération, sans être centré uniquement sur une biographie individuelle.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne (AERI – Fondation de la Résistance)
Notice nominative détaillant l’état civil, l’alias, l’unité d’appartenance (FFI), l’état des services et plusieurs épisodes datés (camp du Poupet, combats de Chamblay et Chissey, libération de Dole), ainsi qu’une indication d’archives SHD. La notice inclut aussi des documents iconographiques attribués à des archives familiales. https://museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=46814
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
La cote de dossier est signalée comme suit : GR 16 P 335162.
Observations orthographiques sur le nom du résistant, sur les divergences de chiffrages, sur les conditions de sa mort, sur les recherches sur l’absence de décorations
Le nom est présenté sous la forme Jean LANCERY, sans variante orthographique relevée dans les sources consultées. Les actions et dates (10 juin–15 décembre 1944 ; 7 août 1944 ; combats de Chamblay et Chissey) sont cohérentes au sein de la même notice. Les décorations sont listées mais les décrets nominativement datés n’ont pas été retrouvés dans les bases officielles consultées au moment de la recherche, ce qui impose de s’en tenir à la mention d’existence sans datation.
Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées : non. Une photo d’identité/portrait (“à la fin des années 1950”) et une photo de Jean LANCERY et de son épouse au sein des FFI du Jura (fin 1944) sont présentes dans la base consultée.