La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

La Relève (organe de l’Union des étudiants et lycéens communistes de France)
L’existence d’un organe clandestin intitulé La Relève et explicitement présenté comme « Organe de l’Union des étudiants et lycéens communistes de France » est confirmée par les collections patrimoniales de la Bibliothèque nationale de France accessibles via Gallica, où figure le titre complet « La Relève. Organe de l’Union des étudiants et lycéens communistes de France » avec des fascicules datés, notamment un fascicule daté du 1er décembre 1940 et un fascicule daté du 17 février 1941.

Une notice biographique établit que, dans les premiers mois de l’année 1940, des étudiants communistes « lancèrent La Relève », qualifiée d’organe illégal des étudiants communistes, ce qui documente une mise en activité clandestine au début de 1940. Une ressource du Musée de la Résistance en ligne associe La Relève à un corpus de documents mobilisés dans la mémoire des commémorations étudiantes, en mentionnant un document intitulé « Appel aux étudiants » publié dans La Relève le 28 juillet 1941.

Organisation interne

Les sources consultées permettent d’affirmer l’existence du titre, son rattachement explicite à l’Union des étudiants et lycéens communistes de France et sa circulation clandestine, mais elles ne suffisent pas, en l’état, à reconstituer de façon entièrement vérifiée un organigramme rédactionnel (direction, comité de rédaction, responsables d’impression et de diffusion, cloisonnement, circuits de financement). Une notice biographique atteste cependant qu’une résistante a participé à la rédaction, à la confection et à la diffusion du journal, ce qui confirme l’existence de fonctions internes distinctes liées à la production et à la circulation de la publication clandestine. Un risque de confusion terminologique doit être signalé car l’expression « La Relève » renvoie aussi, dans l’historiographie et les sources de l’époque, à la politique de main-d’œuvre de Vichy dite « la Relève » puis au STO, sans rapport avec le journal clandestin étudiant ; toute recherche doit donc systématiquement préciser qu’il s’agit du périodique clandestin étudiant communiste.

Actions menées pendant la Résistance

L’action principale documentée de La Relève, en tant qu’organe clandestin, relève de la propagande et de la mobilisation : diffusion d’articles, de mots d’ordre et d’appels destinés au milieu étudiant. La présence d’un document daté du 28 juillet 1941, intitulé « Appel aux étudiants », est explicitement signalée dans une ressource mémorielle consacrée aux mémoires du 11 novembre 1940 et à leurs prolongements, ce qui atteste un usage du journal comme support d’appel à l’action et de cadrage militant. Un article académique consacré à la manifestation du 11 novembre 1940 indique l’existence d’un numéro d’août 1940 de La Relève et rapporte que ce numéro commente le contexte universitaire sous l’Occupation, ce qui confirme une production active dès 1940, même si les détails opérationnels d’une action précise doivent être recherchés dans les numéros eux-mêmes et dans les archives policières ou universitaires citées par les travaux scientifiques.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le rattachement affiché au mouvement des étudiants et lycéens communistes de France constitue un lien organique vérifié avec une structure militante communiste étudiante. Les sources consultées ne permettent pas, sans dépouillement d’archives complémentaires, d’affirmer des liens opérationnels formalisés avec un service allié ou un réseau de renseignement ; elles confirment en revanche l’inscription de la publication dans l’écosystème de la presse clandestine, dont la numérisation et la mise à disposition sur Gallica résultent d’un travail patrimonial conduit dans le cadre d’une coopération entre la BnF et la Fondation de la Résistance.

Chefs et figures marquantes

François LESCURE est explicitement associé au lancement de La Relève au début de 1940 dans une notice biographique, ce qui constitue un point d’appui vérifié pour identifier un acteur du démarrage clandestin du titre.

Suzanne DJIAN est attestée comme ayant participé à la rédaction, à la confection et à la diffusion du journal des étudiants communistes La Relève, ce qui établit un rôle interne concret dans l’activité clandestine de presse.

Victimes / morts

Les sources consultées pour cette fiche sur l’organe de presse ne permettent pas d’établir une liste vérifiée de victimes directement liées à La Relève (arrestations, déportations, exécutions) en tant que conséquence spécifique et attribuable à l’activité de ce journal, sans risque d’attribution abusive. Toute identification de victimes doit reposer sur des dossiers nominatifs (police, justice, internement, déportation) ou des notices biographiques recoupées mentionnant explicitement l’implication dans la fabrication ou la diffusion du titre.

Survivants identifiés

Il n’a pas été possible, avec les seules sources patrimoniales et notices consultées ici, de constituer une liste complète et vérifiée de survivants identifiés de La Relève, car l’appartenance à un circuit de presse clandestine relève souvent d’activités cloisonnées et partiellement documentées. Les notices biographiques nominatives constituent une voie de vérification, mais nécessitent un dépouillement systématique centré sur la mention explicite du journal.

Fin du réseau

Les sources patrimoniales consultées attestent des fascicules en 1940 et 1941, mais elles ne suffisent pas à établir, à elles seules, une date certaine de fin de parution, ni les circonstances exactes d’arrêt, de transformation ou de fusion du titre.

Conséquences et mémoire

La Relève fait l’objet d’une mémoire principalement portée par la conservation patrimoniale et la documentation des corpus clandestins. Son inscription dans la collection de presse clandestine de la BnF et sa disponibilité via Gallica constituent un élément majeur de conservation et d’accès public, renforcé par le travail de numérisation mené dans une coopération BnF–Fondation de la Résistance et étendue à d’autres collections spécialisées. La présence du titre dans les ressources du Musée de la Résistance en ligne, à travers la mention d’un document daté du 28 juillet 1941, illustre également une réutilisation mémorielle et pédagogique du journal comme source de mobilisation étudiante sous l’Occupation.

Une divergence de datation doit être signalée : une notice descriptive du Musée de la Résistance en ligne présente La Relève comme « paru pour la première fois en 1937 », tandis qu’une notice biographique situe un lancement clandestin dans les premiers mois de 1940 et que des travaux académiques attestent l’existence de numéros en 1940 ; en l’absence de dépouillement direct et exhaustif des premiers numéros, la date exacte de la première parution ne peut pas être fixée ici sans réserve.

Références bibliographiques

Presse clandestine, 1940-1944, Claude BELLANGER, Armand Colin, 1961. Ouvrage de référence sur la presse clandestine en France occupée, utile pour situer La Relève dans l’ensemble des titres clandestins, comprendre les contraintes matérielles (impression, papier, diffusion) et les logiques de production sous répression. Il fournit un cadre d’analyse qui doit être complété par l’examen des numéros conservés et par des sources nominatives pour documenter l’équipe et les filières.

La presse clandestine 1940-1944, colloque d’Avignon des 20 et 21 juin 1985, sous le patronage de l’Institut d’Histoire du Temps Présent, Conseil général du Vaucluse, 1986. Actes de colloque permettant de replacer les titres clandestins dans une approche collective (pratiques, réseaux d’impression, circulation, répression, enjeux politiques) et d’orienter vers des études de cas et des méthodes d’exploitation des journaux clandestins comme sources historiques.

Références internet

Gallica (BnF), « La Relève. Organe de l’Union des étudiants et lycéens communistes de France » (fascicule daté du 1er décembre 1940). Notice patrimoniale attestant le titre complet, le rattachement explicite à l’Union des étudiants et lycéens communistes de France et la conservation de fascicules consultables.: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k878391x

Gallica (BnF), « La Relève. Organe de l’Union des étudiants et lycéens communistes de France » (fascicule daté du 17 février 1941). Notice patrimoniale confirmant la continuité de parution et l’identification du titre dans les collections numérisées. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k878393p

Catalogue général BnF, recherche par cote (collection de presse clandestine), entrée « La Relève. Organe de l’Union des étudiants et lycéens communistes de France ». Page de repérage bibliographique confirmant l’existence du titre dans la presse clandestine conservée et signalant sa consultabilité sur Gallica. https://catalogue.bnf.fr/affinerCote.do;jsessionid=1D501769186493F838E4E1824267EFC7?afficheRegroup=false&cote=%22RES-G-1470+%28%2A%29%22&critereRecherche=&listeAffinages=FacLocal_Lcl3CRdjSalY%3BFacLocal_Lcl1AGal&nbResultParPage=10&pageRech=rco&tr=&triResultParPage=0&trouveDansFiltre=NoticePUB


Musée de la Résistance en ligne, « Les mémoires du 11 novembre 1940 » (mention d’un document publié dans La Relève le 28 juillet 1941). Page mémorielle listant des pièces de référence et mentionnant explicitement « Appel aux étudiants », La Relève, 28 juillet 1941, utile pour attester l’usage du journal comme support d’appel. https://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=132&theme=268

Fondation de la Résistance, « Liste des 1000 journaux clandestins de la BnF » (entrée « La Relève. Organe de l’Union des étudiants et lycéens communistes de France », cote RES-G-1470 (330)). Document de repérage patrimonial listant les titres clandestins conservés, confirmant l’identification du journal et sa cote de collection. https://www.fondationresistance.org/wp-content/uploads/2025/06/Doc00232.pdf

Sources consultées : Date de vérification : 28 janvier 2026
Maitron Résistance : recherches par mots-clés « La Relève » et consultation de notices renvoyant au journal clandestin étudiant communiste (résultats positifs pour l’association de personnes au lancement du titre et pour l’identification d’activités de rédaction et diffusion, mais sans synthèse dédiée au périodique comme entité). Fondation de la Résistance : consultation d’un document de repérage patrimonial des titres clandestins (résultat positif pour l’identification normalisée du titre et sa cote). Musée de la Résistance en ligne : consultation d’une page thématique mentionnant explicitement un document publié dans La Relève le 28 juillet 1941 et repérage d’une notice descriptive associant le titre à une première parution en 1937 (résultats positifs, avec divergence de datation à recouper par dépouillement des numéros). Mémoire des Hommes : recherche web ciblée non concluante sur une entrée dédiée au périodique La Relève (aucun résultat directement exploitable retenu dans cette passe). Ordre de la Libération : recherche web ciblée non concluante pour une entrée dédiée au périodique (aucune notice spécifique identifiée). Gallica (BnF) : repérage de fascicules datés et de l’intitulé complet du titre dans les collections numérisées (résultats positifs). SHD (Service historique de la Défense) : recherche web exploratoire non concluante pour une notice directement dédiée au périodique, sans identification de cotes à dépouiller dans cette passe. Wikipédia : non utilisée comme source pour cette fiche, le terme « La Relève » y présentant en outre un risque de confusion fréquent avec la politique de main-d’œuvre de Vichy, distincte du journal clandestin étudiant.

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