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Sous-région D2 (SRD2) – Groupement FFI « Frontière » – Groupe Val d’Amour

L’existence d’une structure FFI désignée comme « sous-région D2 » (abrégée « SRD2 ») est attestée par des ressources mémorielles et archivistiques en ligne. Le Musée de la Résistance en ligne (AERI) présente la « région D » et précise qu’elle comprend une sous-région D2 couvrant notamment la Haute-Saône, le Doubs, le Territoire de Belfort et la partie nord du Jura.

Plusieurs notices individuelles AERI emploient explicitement la formulation « groupement FFI “Frontière” de la SRD2 » et associent cette expression à la « zone interdite de la Franche-Comté », avec une mission formulée comme l’opposition au passage des troupes allemandes en repli et la mise sous autorité des maquis du périmètre.

Le « Groupe Val d’Amour » est documenté comme un échelon local rattaché à ce dispositif, mentionné dans des notices AERI avec une chronologie allant de novembre 1943 à la Libération. La terminologie observée dans les sources consultées varie selon l’échelle : « sous-région D2 / SRD2 » (niveau territorial FFI), « groupement “Frontière” » (niveau de groupement), « secteur Val d’Amour » et « groupe Val d’Amour » (niveau local), ces appellations coexistant dans les notices sans qu’une norme unique soit imposée.

Création du réseau

La SRD2 apparaît comme un cadre d’organisation FFI relevant de la région D, dont la structuration répond à la nécessité d’un commandement territorial pour coordonner et unifier des maquis et unités issus d’origines diverses (AS, FTP, ORA, réseaux de renseignement) au moment où la Résistance armée s’intensifie.

Dans les sources AERI consultées, la prise de responsabilité à l’été 1944 d’un chef pour le groupement « Frontière » est explicitement mentionnée, avec une mission liée au contrôle des maquis et à l’entrave du repli allemand par l’est régional. En complément, une affiche datée du 23 septembre 1944 à Besançon, conservée et décrite par le portail patrimonial « Mémoire vive » (Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon), atteste l’existence institutionnelle de la SRD2 au moment de la Libération et mentionne un « Colonel FOURNIER » comme « commandant provisoirement la SRD2 ».

Organisation interne

Les sources consultées décrivent une organisation hiérarchisée dans laquelle la SRD2 constitue l’échelon territorial, le groupement « Frontière » un échelon de commandement opératif, puis des secteurs ou groupes locaux comme « Val d’Amour » ou « Nord-Jura », avec des maquis et compagnies rattachés.

Des notices AERI attestent des rattachements de formations identifiées comme FTP à des structures FFI relevant du groupement « Frontière », ce qui documente une logique d’intégration et de coordination inter-obédiences à l’échelle locale. Le périmètre et la logique opérationnelle de la SRD2 sont aussi liés à la proximité de la frontière (notamment la Suisse) et aux axes de passage, ce qui est cohérent avec le vocabulaire même de « Frontière » et avec la mission attribuée dans certaines notices.

Actions menées pendant la Résistance

Les actions attribuées aux unités et groupes rattachés au groupement « Frontière » et au secteur Val d’Amour, telles que documentées dans les notices consultées, relèvent principalement de la réception de parachutages, de l’hébergement et de la protection de clandestins, du renseignement et des liaisons, ainsi que du sabotage, notamment ferroviaire. Des notices AERI mentionnent des sabotages ferroviaires et des parachutages dans le secteur Mouchard–Cramans–Arc-et-Senans, et des engagements armés au cours de l’année 1944 dans le Jura et ses marges, certains parcours citant des combats localisés (par exemple Chamblay, Montbarrey, Dole). Ces éléments établissent des fonctions de harcèlement, de désorganisation logistique et de montée en puissance combattante à l’approche et au moment de la Libération, sans que les sources consultées permettent ici d’établir un bilan chiffré consolidé propre à la SRD2 dans son ensemble.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Les notices consultées montrent l’existence de circulations et de cumuls d’appartenance entre des structures armées (FFI, AS, FTP, ORA) et des réseaux, notamment des agents P1 ou des liens avec des réseaux associés au SOE via la terminologie « Buckmaster », certaines notices mentionnant par exemple le réseau « Théodule Buckmaster » dans les parcours individuels.

Ces mentions établissent des articulations locales entre renseignement, liaisons, recrutement et action armée, sans permettre d’affirmer, à ce stade, l’existence d’un « réseau SRD2 » au sens strict clandestin comparable à une organisation de renseignement autonome ; la SRD2 apparaît d’abord comme un cadre FFI de commandement et de coordination des forces.

Chefs et figures marquantes

Les sources consultées permettent d’identifier Robert SOULAGE comme chef du groupement FFI « Frontière » à l’été 1944, avec la mission explicitement formulée de s’opposer au passage des troupes allemandes en repli par l’est et de placer les maquis sous son autorité.

 Dans le secteur Val d’Amour, Gaston COUTURIER est documenté comme chef de secteur du groupe Val d’Amour et, par ailleurs, comme chef de compagnie FTP de la région de Mouchard rattachée au groupement « Frontière » de la SRD2, ce qui illustre les rattachements opérationnels au sein du dispositif. Les sources consultées mentionnent également, pour le maquis FTP de La Chapelle sur Furieuse rattaché au secteur Val d’Amour, un maquis dirigé par Jean MULLER (alias « Allard ») installé en mai 1944.

Victimes / morts

Les sources consultées ne fournissent pas, dans les pages dépouillées pour cette fiche, de liste exhaustive des morts imputables à la SRD2 ou au groupement « Frontière ».

Elles permettent cependant d’attester l’existence de victimes au sein d’unités rattachées : une notice du Maitron « Fusillés 40-44 » relative à Gilbert CUINET indique qu’il a été sergent-chef au maquis FTP de La Chapelle sur Furieuse, lequel intègre le secteur Val d’Amour du groupement FFI « Frontière » de la SRD2, et que ce résistant est tué dans le contexte de ces engagements. Ces éléments documentent une mortalité combattante au sein d’unités rattachées, sans permettre, à ce stade, une synthèse nominative complète.

Survivants identifiés

Les sources consultées, notamment les notices AERI, n’indiquent pas de manière systématique l’issue finale des parcours individuels (survie, décès postérieur, etc.). Dans ces conditions, et afin d’éviter toute conclusion non vérifiée, il n’est pas possible d’établir ici une liste de « survivants identifiés » propre au groupement « Frontière » ou au groupe Val d’Amour sur la seule base des pages consultées, hors cas explicitement documentés par une source donnant une date de décès postérieure à la guerre, ce qui n’a pas été retrouvé de façon probante dans le dépouillement réalisé pour cette fiche.

Fin du réseau

Les sources consultées permettent de situer la continuité du dispositif SRD2 au moment de la Libération, comme l’atteste l’affiche du 23 septembre 1944 à Besançon signée par le « Colonel FOURNIER » mentionné comme commandant provisoire de la SRD2, ce qui correspond à une phase de passage de l’action clandestine à une administration militaire et à des mesures de contrôle et de récupération du matériel.

Pour le « Groupe Val d’Amour », les notices AERI consultées emploient la formule « du 1er novembre 1943 à la Libération », ce qui place sa fin dans le cadre du basculement général des FFI vers des formes régulières ou d’intégration post-libération, sans que les modalités exactes (dissolution, intégration organique, démobilisation) soient détaillées dans les pages consultées.

Conséquences et mémoire

La mémoire de la SRD2 et de ses groupements apparaît notamment à travers des ressources muséales et pédagogiques produites en Franche-Comté et en ligne, ainsi que par la conservation de documents imprimés de la période de Libération dans des collections publiques.

Le portail « Mémoire vive » du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon conserve et décrit une affiche réglementaire signée par le commandement SRD2, ce qui constitue un témoin matériel direct de l’autorité exercée à la Libération. À l’échelle régionale, l’encadrement FFI de la région D, auquel se rattache la sous-région D2, est également documenté par des ressources de synthèse AERI, qui mettent en perspective le rôle stratégique attribué à cet espace dans la bataille de la Libération (axes, positionnement, coordination des unités).

Références bibliographiques

La région D : rapport d’activité des maquis de Bourgogne-Franche-Comté, mai-septembre 1944, Claude MONOD, Aiou, 1993. Texte de référence attribué au commandement régional FFI et centré sur l’organisation et l’activité des maquis de Bourgogne–Franche-Comté sur la période décisive du printemps-été 1944. L’ouvrage est utile pour situer la SRD2 dans l’architecture régionale (région D / sous-régions) et pour comprendre les logiques de coordination, de répartition des unités et d’action contre les mouvements allemands au moment du repli.

Dictionnaire historique de la Résistance : Résistance intérieure et France libre, sous la direction de François MARCOT, Robert Laffont, 2006. Ouvrage de synthèse et de référence offrant un cadre explicatif solide sur les structures de la Résistance, la montée en puissance des FFI et les articulations entre mouvements, réseaux et forces armées. Il permet de replacer un groupement comme « Frontière » et un cadre territorial comme la SRD2 dans les catégories et dynamiques générales de la Résistance, avec bibliographies orientant vers des études locales.

Les maquis de Franche-Comté, André BESSON, France-Empire, 1978. Ouvrage centré sur l’implantation et l’activité des maquis en Franche-Comté, utile pour contextualiser l’émergence des groupes armés, leurs rattachements et leurs actions dans le massif jurassien et les zones voisines. Il peut fournir un arrière-plan narratif et local à des unités rattachées à la SRD2, sous réserve de recouper les éléments ponctuels avec les ressources archivistiques et muséales.

Le dernier des grands maquis de France : le Lomont, août-septembre 1944, Jean-Pierre MARANDIN, Éditions du Sékoya, 2015. Ouvrage consacré au maquis du Lomont durant la phase de Libération, permettant d’éclairer les enjeux de rassemblement, d’implantation et de combat dans une zone liée aux logiques « frontière » et à la proximité suisse. La ressource bibliographique est signalée dans les ressources de consultation du Musée de la Résistance en ligne (AERI), ce qui permet de l’identifier comme un titre mobilisé dans une démarche mémorielle et documentaire.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne (AERI) – « Région D »
Page de synthèse présentant l’organisation territoriale de la région D et situant la sous-région D2 dans un ensemble incluant Haute-Saône, Doubs, Territoire de Belfort et partie nord du Jura. Utile pour valider le cadre, l’échelle et la terminologie « sous-région D2 ».
https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=106&sstheme=1373&stheme=415&theme=210

Musée de la Résistance en ligne (AERI) – Notice « Robert SOULAGE »
Notice biographique indiquant la nomination à l’été 1944 à la tête du groupement FFI « Frontière » de la SRD2, l’identification de la SRD2 à la « zone interdite de la Franche-Comté » et la mission assignée (entraver le repli allemand par l’est, mettre les maquis sous autorité).
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=42047

Musée de la Résistance en ligne (AERI) – Notice « Gaston COUTURIER »
Notice biographique documentant un rattachement concret d’une compagnie FTP (région de Mouchard) au groupement FFI « Frontière » de la SRD2 et mentionnant un rôle de « chef de secteur » pour le groupe Val d’Amour, avec des actions de parachutages et sabotages ferroviaires.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=41943

Musée de la Résistance en ligne (AERI) – Notice « Jean BAUDIN »
Notice biographique mentionnant explicitement « Groupe Val d’Amour » au sein du groupement FFI « Frontière » de la SRD2, avec une chronologie « du 1er novembre 1943 à la libération », et des activités de parachutages, liaisons et renseignement.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=42176

Mémoire vive (Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon) – « Ordonnance relative à la récupération du matériel de guerre », affiche du 23 septembre 1944 Notice de collection décrivant une affiche datée du 23 septembre 1944, signée par le « Colonel FOURNIER » mentionné comme « commandant provisoirement la SRD2 », attestant l’existence et le fonctionnement d’un commandement SRD2 dans le contexte immédiat de la Libération. https://memoirevive.besancon.fr/ark:/48565/3r1kzp5g08wv

Le Maitron – « Fusillés 40-44 », notice « Gilbert CUINET »
Notice indiquant l’appartenance au maquis FTP de La Chapelle sur Furieuse et son intégration au secteur Val d’Amour du groupement FFI « Frontière » de la SRD2, fournissant un point d’appui factuel sur les rattachements et sur une victime liée à ces structures.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/cuinet-gilbert-paul-edouard/

Sources consultées : Date de vérification : 23 janvier 2026
Maitron Résistance : consultation via « Fusillés 40-44 », notices nominatives dépouillées pour attester des rattachements au groupement « Frontière » de la SRD2 et pour identifier au moins une victime liée au secteur Val d’Amour.
Fondation de la Résistance : recherche effectuée sur les mots-clés « SRD2 », « sous-région D2 », « Frontière », « Val d’Amour », sans résultat directement exploitable dans le dépouillement réalisé pour cette fiche (aucune page de référence recoupée n’a été retrouvée dans ce lot de recherche).
Musée de la Résistance en ligne (AERI) : consultation de pages de synthèse (région D) et de notices individuelles mentionnant explicitement SRD2, groupement « Frontière » et groupe Val d’Amour ; source principale pour la terminologie et les missions attribuées au groupement.
Mémoire des Hommes : recherche effectuée sur les termes « sous-région D2 », « SRD2 », « Frontière », « Val d’Amour », sans résultat directement exploitable dans le dépouillement réalisé pour cette fiche.
Ordre de la Libération : recherche effectuée sur les termes « SRD2 », « Frontière », « Val d’Amour », sans résultat directement exploitable dans le dépouillement réalisé pour cette fiche.
Gallica (BnF) : recherche effectuée sur « SRD2 » et « sous-région D2 » ; aucun document directement exploité dans le corps de cette fiche n’a été identifié dans le dépouillement réalisé.
SHD (Service historique de la Défense) : tentative de consultation d’un inventaire PDF relatif aux unités FFI (accès en échec par indisponibilité/timeout lors de l’ouverture dans la session), la recherche ayant toutefois permis d’identifier l’existence de ce type d’instruments de recherche sur le site du SHD ; aucune cote nominative n’a été exploitée ici en raison de l’accès incomplet.
Sites d’associations mémorielles locales : consultation ponctuelle d’un site d’association (ANACR Jura) pour contexte régional et vocabulaire de zones ; informations non reprises comme faits structurants faute de recoupement systématique avec une base muséale ou archivistique dans le dépouillement réalisé.
Wikipédia : consulté uniquement comme piste secondaire (exemple de pages évoquant « sous-région D2 ») et non utilisé comme source principale de fait pour cette fiche, faute de recoupement direct et systématique pour chaque assertion.

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