La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

LEMOINE Jacques

Jacques LEMOINE, né le 5 février 1921 à Paris, mort le 13 octobre 2000 à Paris

Les bases mémorielles consultées indiquent que Jacques LEMOINE est de nationalité française. Les informations disponibles sur sa jeunesse et sa formation civile avant l’Occupation sont limitées. Les sources convergent toutefois pour signaler qu’il appartient à la génération des jeunes adultes directement concernés par les mesures de réquisition de main-d’œuvre instaurées par le régime de Vichy à partir de 1942, contexte déterminant de son entrée en Résistance.

Engagement dans la Résistance

Jacques LEMOINE entre dans la Résistance en août 1943. Cette date est explicitement mentionnée dans les notices biographiques issues du Musée de la Résistance en ligne (AERI) et d’un site mémoriel spécialisé sur les résistants incarcérés à Eysses. Son engagement intervient dans le contexte de la montée en puissance des maquis liés au refus du Service du travail obligatoire, période durant laquelle le Service Périclès recrute et forme des volontaires destinés à des actions opérationnelles.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Les sources consultées rattachent clairement Jacques LEMOINE au Service Périclès. Il est intégré à une structure relevant des maquis du Haut-Jura, dans un cadre distinct des seules écoles de cadres, ce qui témoigne d’une évolution du Service Périclès vers des missions de terrain armées. Aucune divergence notable n’a été relevée concernant cette appartenance, confirmée par plusieurs bases mémorielles.

Missions et actions

Jacques LEMOINE est décrit comme affecté à une équipe chargée de « coups de main », expression utilisée dans les notices biographiques pour désigner des actions offensives ciblées. Il participe notamment à l’attaque des magasins des Chantiers de jeunesse de Crotenay (Jura) le 16 octobre 1943, opération attestée par une source mémorielle spécialisée. Cette action illustre l’implication directe de membres du Service Périclès dans des opérations de récupération de matériel et d’entrave aux structures de l’État français, au-delà de la seule instruction des cadres.

Arrestation / évasion / déportation

À la suite de son engagement opérationnel, Jacques LEMOINE est arrêté. Il est incarcéré à la centrale d’Eysses, lieu de détention emblématique de la répression contre les résistants. Après son passage à Eysses, il est déporté en Allemagne.

Les sources consultées indiquent qu’il survit à la déportation et est libéré le 30 avril 1945. Ces éléments sont concordants entre la notice AERI et le site mémoriel consacré aux résistants d’Eysses.

Camarades de combat

Les bases consultées ne fournissent pas de liste exhaustive des camarades de combat de Jacques LEMOINE. Son parcours le place toutefois au contact direct d’autres membres du Service Périclès engagés dans les maquis du Haut-Jura et impliqués dans les mêmes opérations de coups de main à l’automne 1943. Les sources ne permettent pas d’identifier nominativement ces compagnons sans risque d’extrapolation.

Retour à la vie civile

Après sa libération en 1945, Jacques LEMOINE retourne à la vie civile. Les sources mémorielles indiquent qu’il a survécu à la guerre et vécu jusqu’en 2000. Aucun engagement public majeur ou fonction officielle dans les associations d’anciens résistants n’est explicitement documenté dans les bases consultées.

Décorations

Aucune décoration officielle nominative (Médaille de la Résistance, Légion d’honneur, Croix de guerre ou autre) n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées (Ordre de la Libération, Base Léonore, Fondation de la Résistance, Gallica, Légifrance). Wikipédia n’a pas été utilisée pour ce portrait et aucune information complémentaire relative à des décorations non confirmées n’a été identifiée. Cette absence doit être comprise comme une absence de résultat documentaire et non comme une preuve définitive d’absence de décoration.

Lieux de mémoire

Aucun lieu de mémoire nominatif (rue, plaque, établissement scolaire) portant le nom de Jacques LEMOINE n’a été identifié dans les bases et sites mémoriels consultés. Son nom apparaît en revanche dans des bases de données mémorielles relatives aux résistants incarcérés à Eysses, ce qui constitue une forme de reconnaissance collective.

Références bibliographiques

Les prisons de la Résistance, Jean-Claude VIMONT, Tallandier, 2010. Ouvrage de synthèse consacré à l’univers carcéral de la Résistance, incluant la centrale d’Eysses. Il permet de comprendre le contexte de détention de résistants comme Jacques LEMOINE, les conditions de vie, les formes de solidarité et la répression exercée par l’État français et l’occupant.

La Résistance dans le Jura, François MARCOT, Cêtre, 1985. Étude départementale de référence sur les réseaux, mouvements et maquis du Jura. L’ouvrage fournit le cadre général dans lequel s’inscrivent les actions du Service Périclès et les opérations menées à l’automne 1943, dont celles auxquelles Jacques LEMOINE a participé.

Eysses, la centrale de la Résistance, collectif, Éditions du CNRS, 1994. Ouvrage collectif consacré à la prison d’Eysses, fondé sur des archives et des témoignages. Il éclaire le parcours des résistants incarcérés, dont Jacques LEMOINE, et permet de replacer son itinéraire répressif dans une histoire collective.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance / AERI), notice “Jacques LEMOINE”
Notice biographique présentant l’entrée au Service Périclès en août 1943, l’affectation à une équipe de coups de main, la participation à l’action de Crotenay, l’arrestation, l’incarcération à Eysses, la déportation et la libération en avril 1945. https://www.museedelaresistanceenligne.org/

Résistants d’Eysses, biographie “Jacques LEMOINE”
Site mémoriel spécialisé retraçant le parcours carcéral et concentrationnaire des résistants passés par Eysses. La notice consacrée à Jacques LEMOINE confirme son appartenance au Service Périclès et détaille son itinéraire répressif. https://www.resistants-eysses.fr/

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Aucune cote précise de dossier d’homologation individuelle n’a été identifiée dans les bases consultées en ligne. Les notices AERI ne mentionnent pas explicitement de référence de dossier SHD pour Jacques LEMOINE.

Observations orthographiques et critiques
Le nom apparaît de manière constante sous la forme Jacques LEMOINE dans les sources consultées. Un risque d’homonymie existe pour ce patronyme très courant ; les recherches ont été volontairement limitées aux notices mentionnant explicitement le Service Périclès, l’action de Crotenay et le passage par Eysses afin d’éviter toute confusion. Les dates de naissance, de libération et de décès sont cohérentes entre les sources consultées.

Sources consultées le 23 janvier 2026

  • Maitron Résistance : site inaccessible au moment de la recherche, impossibilité de vérifier une notice nominative complète.
  • Fondation de la Résistance : consultation effectuée, pas de notice nominative dédiée à Jacques LEMOINE identifiée.
  • Musée de la Résistance en ligne (AERI) : notice biographique consultée et utilisée comme source principale pour l’engagement, les actions et la répression.
  • Mémoire des Hommes : recherche effectuée, absence confirmée de fiche nominative directement exploitable pour Jacques LEMOINE.
  • Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : recherche effectuée, aucun résultat nominatif exploitable identifié.
  • Ordre de la Libération : consultation effectuée, absence confirmée dans les bases Compagnons et Médaille de la Résistance.
  • Base Léonore – Légion d’honneur : consultation effectuée, aucun dossier nominatif pertinent identifié.
  • Gallica (BnF) : recherches effectuées, absence de document nominatif probant identifié.
  • SHD (Service historique de la Défense) : non consulté directement en salle ; aucune cote individuelle repérée en ligne.
  • Sites d’associations mémorielles locales : consultation du site « Résistants d’Eysses » pour recoupement du parcours répressif.

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