La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Les « Groupes mobiles d’Alsace » sont une réalité documentée dans des ressources mémorielles et archivistiques, sous les formes « Groupe(s) mobile(s) d’Alsace » et l’acronyme « GMA » ; ils sont présentés comme des formations combattantes constituées à partir de la Résistance alsacienne, avec des déclinaisons identifiées (notamment « GMA-Suisse » et « GMA-Vosges »).

Création du réseau

Les sources consultées décrivent une volonté structurante d’organiser des « Alsaciens hors d’Alsace » afin qu’ils puissent, après le débarquement allié, participer à la libération de la province au sein de groupes constitués ; pour le « GMA-Suisse », le recrutement clandestin débute au premier semestre 1944, sous la direction du commandant Ernest Georges, aidé de Julien DUNGLER, puis le groupe franchit la frontière et rentre en France à partir de septembre 1944 par le Doubs pour intégrer la 1re Armée.

Organisation interne

Les GMA apparaissent comme des formations armées issues d’une matrice alsacienne de résistance et structurées en entités territorialisées ou fonctionnelles ; des dénominations comme « GMA-Suisse » et « GMA-Vosges » sont attestées, avec des objectifs opérationnels (regroupement, équipement, parachutages, action de montagne) et des liaisons avec les forces françaises en phase de Libération, jusqu’à l’intégration à des dispositifs militaires réguliers.

Actions menées pendant la Résistance

Les sources mémorielles décrivent des phases de regroupement et de préparation opérationnelle, des attentes de parachutages, et des actions d’appui dans les Vosges ;

une notice commémorative relative au col du Donon explique que le GMA-Vosges vise l’obtention de parachutages d’armes massifs afin d’équiper un GMA-Vosges reconstitué, appelé à intervenir comme infanterie de montagne pour nettoyer le massif du Donon et faciliter l’avancée alliée.

Pour le GMA-Suisse, la source institutionnelle consultée précise l’impossibilité de parachutages espérés en Alsace du sud, la décision de rentrée en France à partir de septembre 1944 par le Doubs et l’intégration à la 1re Armée du général de Lattre.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

 Les documents consultés situent les GMA dans le continuum entre Résistance alsacienne et engagement combattant lors de la Libération, avec intégration à l’armée régulière (1re Armée) pour certaines composantes ; des notices de l’Ordre de la Libération mentionnent l’appartenance d’un maquis à un « Groupe mobile Alsace-Lorraine (GMA) », ce qui atteste l’usage de terminologies proches dans les cadres mémoriels officiels, à manier avec prudence pour éviter les confusions entre GMA (Alsace) et dénominations élargies « Alsace-Lorraine » selon les zones et les maquis.

Chefs et figures marquantes

 Les sources consultées donnent, pour le GMA-Suisse, le commandant Ernest Georges comme responsable militaire du recrutement clandestin au premier semestre 1944, assisté de Julien DUNGLER ; pour les opérations dans les Vosges, une notice commémorative cite l’appui des SAS du lieutenant-colonel Franck pour des parachutages de vivres et situe l’action du GMA-Vosges dans la zone du Donon.

Victimes / morts

 Aucune liste exhaustive et vérifiée, strictement limitée aux seuls GMA, n’a été établie à partir de bases nominatives officielles dans cette session ; en conséquence, cette rubrique n’est pas développée au-delà de l’existence de pertes et de combats attestés par les récits et la mémoire locale, qui exigeraient un dépouillement nominatif (dossiers d’homologation, fiches individuelles, bases « morts pour la France ») avant publication.

Survivants identifiés

 Les sources consultées attestent l’existence d’acteurs survivants ayant contribué à la mémoire des GMA via des récits et publications, mais une liste nominative « fermée » de survivants identifiés n’a pas été constituée à partir de bases officielles dans cette session et n’est donc pas fournie.

Fin du réseau

 Les GMA, tels que décrits dans les sources consultées, s’inscrivent dans une dynamique de bascule vers les unités combattantes de la Libération, notamment par l’intégration à la 1re Armée pour certaines composantes (cas explicitement décrit pour le GMA-Suisse à partir de septembre 1944).

Conséquences et mémoire

La mémoire des GMA est portée par des marqueurs commémoratifs (stèles, lieux-dits, publications), et par des traces d’odonymie, comme l’atteste une notice du Musée de la Résistance en ligne consacrée à une « Rue du Groupe-Mobile-d’Alsace » à Mulhouse, documentant un ancrage mémoriel local et proposant une bibliographie dédiée.

Références bibliographiques

La Résistance alsacienne ; Fondation de la Résistance, « La Lettre de la Fondation de la Résistance » n° 85 (juin 2016), Fondation de la Résistance, 2016 ; dossier de synthèse qui explique la logique des « Alsaciens hors d’Alsace », détaille la genèse du GMA-Suisse (recrutement clandestin, cadres, itinéraires, intégration à la 1re Armée) et fournit un cadrage institutionnel utile pour une fiche factuelle.

GMA Vosges. D’après les souvenirs du Capitaine Rivière ; Jean de Poligny, Imprimerie Jacques et Demontrond, 1948 ; récit centré sur le GMA-Vosges tel qu’annoncé par la bibliographie muséale, à exploiter comme témoignage et à recouper avec archives et notices mémorielles avant d’en tirer des affirmations opérationnelles détaillées.

Au cœur de la résistance alsacienne. Le combat de Paul Dungler. Fondateur de la 7e Colonne d’Alsace. Chef du réseau Martial ; Jean ESCHBACH, Jérôme Do Bentzinger, 2003 ; ouvrage biographique signalé dans la bibliographie muséale, utile pour articuler la matrice alsacienne clandestine et la montée en puissance des formations combattantes, sous réserve de recoupements archivistiques.

Les Résistances des Alsaciens-Mosellans durant la Seconde Guerre mondiale 1939-1945 ; Alfred WAHL (dir.), Centre Régional universitaire lorrain d’histoire (site de Metz), 2006 ; actes de colloque signalés dans le dossier de la Fondation de la Résistance, offrant des cadres d’analyse et des études thématiques permettant de contextualiser les GMA dans l’ensemble des résistances alsaciennes et mosellanes.

Références internet

 « La Résistance alsacienne » (PDF) ; dossier institutionnel décrivant le principe des GMA, le cas du GMA-Suisse (recrutement, encadrement, itinéraire, intégration à la 1re Armée) et, plus largement, des singularités de la Résistance en Alsace annexée et hors d’Alsace ; lien hypertexte : https://www.fondationresistance.org/wp-content/uploads/2025/05/LettreResistance085.pdf

.Musée de la Résistance en ligne, « Stèle du Prayé… col du Donon » ; notice de lieu de mémoire décrivant des objectifs opérationnels du GMA-Vosges (parachutages, rôle d’infanterie de montagne, nettoyage du massif du Donon) et fournissant des repères circonstanciés ; lien hypertexte : https://museedelaresistanceenligne.org/media9817-Stle-du-Pray-situe-proximit-du-lieu-dit-Etoile-I-au-col-du-Donon-Bas-Rhin

Musée de la Résistance en ligne, « Rue du Groupe-Mobile-d’Alsace, Mulhouse (Haut-Rhin) » ; notice mémorielle d’odonymie et bibliographie orientée vers les GMA, utile pour étayer la mémoire locale et identifier des références imprimées ; lien hypertexte : https://museedelaresistanceenligne.org/media10090-Rue-du-Groupe-Mobile-dAlsace-Mulhouse-Haut-Rhin

Ordre de la Libération, fiche de décoré (exemple) ; notice officielle mentionnant un maquis relevant du « Groupe mobile Alsace-Lorraine (GMA) », utile pour attester l’usage d’une terminologie « GMA » dans une base officielle, à manier avec prudence pour l’interprétation structurante ; lien hypertexte : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/aloise-eckert

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