Charlotte RECEVEUR épouse BIERSOHN, née à Russ (Bas-Rhin), le 18 juin 1920
morte en 2007 (lieu non retrouvé dans les bases officielles consultées).
Charlotte Receveur est originaire de Russ (Bas-Rhin). Les bases consultées la situent dans un environnement alsacien directement exposé à l’annexion de fait et au dispositif répressif nazi en Alsace. Sa formation n’est pas documentée dans les bases consultées, mais son activité professionnelle et ses fonctions clandestines apparaissent nettement.
Engagement dans la Résistance
Les documents d’archives consultés la décrivent comme engagée dans des actions de Résistance en Alsace, notamment en lien avec le camp de sûreté de Schirmeck-La Broque (Vorbruck-Schirmeck). Elle est notamment identifiée comme « postière clandestine » au camp, ce qui renvoie à un rôle d’interface et de transmission dans un contexte d’internement et de surveillance.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les archives consultées l’associent à la Résistance locale et, dans un document d’histoire locale portant sur les filières de passage, au réseau F.F.C. Martial (7e colonne d’Alsace) dans un contexte de passeurs et d’aide à l’évasion. La notice du Musée de la Résistance en ligne la recense sous l’identité « Charlotte RECEVEUR (épouse BIERSOHN) » et l’ancre à Russ, sans toutefois détailler publiquement un réseau nominatif dans l’extrait accessible.
Missions et actions
Les archives d’Alsace mettent en avant son rôle au camp de Schirmeck-La Broque, documenté par un témoignage manuscrit (« Souvenirs du camp de concentration de Schirmeck – La Broque »).
D’autres sources locales décrivent des actions de passage, d’aide à des prisonniers et de remise de faux papiers dans le cadre de filières vers les Vosges.
Ces éléments doivent être lus comme des indications de missions clandestines, mais seule la qualification « postière clandestine au camp de Schirmeck » est ici retenue comme fait fermement étayé par un document d’archives explicitement décrit.
Arrestation / évasion / déportation / exécution
Les bases consultées ne fournissent pas, dans leurs extraits publics, une chronologie complète d’arrestation ou de déportation nominative.
En revanche, le contexte du camp de Schirmeck-La Broque et la nature du témoignage manuscrit conservé aux Archives d’Alsace attestent une expérience directe des lieux d’internement en Alsace annexée. Aucune donnée chiffrée ou matricule de déportation n’a été retrouvé dans les bases officielles consultées.
Retour à la vie civile
Les archives indiquent qu’elle a survécu à la guerre. Elle est identifiée après-guerre comme secrétaire générale départementale de l’Association nationale des Médaillés de la Résistance française (fonction citée dans un décret officiel de 1994), ce qui atteste un engagement mémoriel et associatif durable.
Décorations officielles
Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 24 Avril 1946
JO : 17 Mai 1946 Côte du dossier : 1O53228
Un décret publié au Journal officiel du 14 mai 1994 la promeut/nomme dans l’ordre national du Mérite au grade de chevalier, sous la forme « Mme Biersohn, née Receveur (Jeanne, Charlotte, Louise) », en qualité de secrétaire générale départementale de l’Association nationale des Médaillés de la Résistance française.
Concernant la Médaille de la Résistance française, les Archives d’Alsace indiquent l’existence d’un dossier de médaille de la Résistance conservé par l’Ordre de la Libération et signalent une attribution de la Médaille de la Résistance (mentionnée dans les ressources d’accompagnement et renvoyant à un bulletin de l’association des médaillés). En revanche, le décret nominatif correspondant n’a pas été retrouvé dans les bases officielles consultées au cours de cette recherche et n’est donc pas indiqué ici.
Lieux de mémoire associés au résistant
Aucune voie, place, jardin ou établissement scolaire portant le nom de Charlotte Biersohn (ou Charlotte Receveur-Biersohn) n’a été identifié dans les bases obligatoires consultées et dans les ressources mémorielles explorées pour cette recherche. Les traces mémorielles les plus directes repérées concernent la conservation de ses papiers et de son témoignage aux Archives d’Alsace.
Références bibliographiques
Aucun ouvrage publié identifié de manière certaine et directement centré sur Charlotte Biersohn n’a été retrouvé dans les bases bibliographiques consultées au cours de cette recherche.
Un document d’histoire locale sur des filières de passeurs mentionne son rôle et apporte un contexte, mais il s’agit d’un document associatif au format PDF plutôt que d’un ouvrage édité au sens bibliographique strict.
Références internet
Archives d’Alsace, dossier pédagogique/présentation de fonds autour de « Charlotte RECEVEUR, postière clandestine au camp de Schirmeck », incluant la mention du témoignage manuscrit « Souvenirs du camp de concentration de Schirmeck – La Broque » et la cote du fonds. Le document contextualise sa trajectoire et indique les pistes de sources (bulletin des médaillés, dossier de médaille à l’Ordre de la Libération). Lien : https://archives.alsace.eu/media/aopohsmi/porte-folioresistant-deporte23-24.pdf
Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance / AERI), notice « Charlotte RECEVEUR (épouse BIERSOHN) ». La notice confirme l’identité, le domicile à Russ et l’inscription dans le corpus « Résistance des Alsaciens ». https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail_pdf.php?id=5437
Légifrance, Journal officiel, « Décret du 14 mai 1994 portant promotion et nomination » (ordre national du Mérite), mention nominative de « Mme Biersohn, née Receveur (Jeanne, Charlotte, Louise) ». La source constitue la confirmation officielle de la décoration. Lien : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000165202