La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

ÉON Albert-Marie

Albert-Marie ÉON, né le 29 novembre 1894 à Versailles (Seine-et-Oise), mort le 20 mai 1970 à Casablanca (Maroc)nationalité française

Albert-Marie Éon est élève au Prytanée militaire de La Flèche, puis intègre l’École spéciale militaire (promotion « Croix du Drapeau », 1913). Officier d’artillerie de carrière, il sert dans l’entre-deux-guerres, obtient le brevet de l’École supérieure de guerre et est affecté à l’état-major des troupes du Maroc. Les sources muséales rappellent un stage auprès de l’Armée rouge en 1936 et sa maîtrise du russe.

Pendant la campagne de 1940, il sert à l’état-major de la 8e armée, est fait prisonnier le 22 juin 1940 et s’évade le 22 juillet 1940. Il est ensuite affecté en Afrique du Nord, où il commande successivement le 64e puis le 68e régiment d’artillerie et reprend le combat en Tunisie en 1942-1943.

Engagement dans la Résistance / France libre

Arrivé à Londres en avril 1944, il est incorporé au BCRA le 21 avril et suit les stages d’opérations spéciales. Par décision du général Koenig en date du 5 juillet 1944, il est nommé commandant des FFI de Bretagne, avec mission de coordonner l’action des forces de résistance avec la 3e armée américaine.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Éon relève du BCRA (puis, après la Libération, de la DGER) et commande les FFI de Bretagne. Il n’appartient pas à la mission « Ascain / Driver » (plan Proust) qui est donnée par les sources mémorielles comme conduite côté français par le capitaine Roger Guattary ; son engagement documenté relève de la mission interalliée « Aloès ». Cette distinction est confirmée par les notices muséales et mémorielles disponibles.

Missions et actions

Dans la nuit du 4 au 5 août 1944, la mission « Aloès » est parachutée sur le terrain « Bonaparte » près de Kérien (Côtes-du-Nord). Éon établit la liaison avec la 3e armée du général Patton, place sous son autorité les FFI bretons et conduit la coopération opérationnelle lors de la libération des Côtes-du-Nord et de la réduction de la poche de Brest. Son action se poursuit fin 1944 à la DGER où il organise la récupération, la formation et l’orientation des parachutistes des missions spéciales en vue d’une force spéciale aéroportée.

Arrestation / évasion / déportation

Fait prisonnier le 22 juin 1940, il s’évade le 22 juillet 1940. Aucun élément de déportation n’est mentionné dans les notices consultées.

Camarades de combat

Dans le cadre d’« Aloès », la coordination avec André Dewavrin (« Passy ») est attestée, ainsi que les interactions avec Bernard Dupérier et Jacques Mansion, et la coopération avec des unités SAS britanniques et la 3e armée US.

Retour à la vie civile

Promu général de brigade (prise de rang au 20 mai 1946), il commande la subdivision militaire d’Albi, effectue une mission en Extrême-Orient (1951-1952), puis quitte l’armée ; il décède à Casablanca en 1970.

Décorations

Légion d’honneur : les notices muséales indiquent la dignité de grand-officier.

Cette mention est donnée par les ressources muséales/mémorielles consultées ; la présence d’un dossier nominatif en ligne n’a pas été retrouvée dans la base Léonore (décès antérieur à 1977 mais dossier possiblement non numérisé). À ce stade, aucun décret nominatif n’a été localisé en ligne dans les collections accessibles.

Lieux de mémoire

Aucun lieu spécifiquement identifié sous son nom n’a été repéré dans les bases nationales consultées au cours de cette vérification.

Références bibliographiques

Histoire de la Résistance en Bretagne, Christian Bougeard, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2002. Synthèse régionale de référence restituant les structures, acteurs et opérations ; situe précisément la nomination d’Albert-Marie Éon à la tête des FFI bretons et le parachutage « Aloès », avec le contexte de la coopération avec la 3e armée américaine.

Dictionnaire historique de la Résistance, sous la direction de Jean-François Muracciole et Guillaume Piketty, Robert Laffont, 2006. Ouvrage de référence offrant des notices sur les mouvements, réseaux, services (BCRA/DGER) et responsables régionaux ; utile pour contextualiser le rôle d’Éon en 1944-1945.

Les services secrets du général de Gaulle. Le BCRA (1940-1944), Sébastien Albertelli, Perrin, 2013 (rééd. 2018). Étude scientifique du BCRA qui permet d’inscrire la mission « Aloès » et la prise de commandement FFI par Éon dans l’organisation et les pratiques des services spéciaux de la France libre.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne – « Albert-Marie Éon ». Notice biographique détaillée (parachutage « Aloès », nomination FFI Bretagne, passage à la DGER), avec sources SHD citées et repères chronologiques.
https://museedelaresistanceenligne.org/media8508-Albert-Marie-on

Mémoire Vive de la Résistance – « ÉON Albert-Marie ». Notice mémorielle de synthèse (parcours, responsabilités régionales FFI, éléments de carrière ultérieure). https://mvr.asso.fr/eon/

Les Français Libres – « Joseph Marie Éon » (fiche indexée Albert-Marie Éon). Repères biographiques et de carrière (formation, postes, responsabilités), en appoint. https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=67421

Mémoire Vive de la Résistance – « Mission Ascain / Driver ». Dossier mémoriel de contexte sur « Ascain » (plan Proust) précisant que l’équipe côté français est citée sous le capitaine Roger Guattary ; utile pour distinguer la mission d’Éon (« Aloès ») de « Ascain ». https://mvr.asso.fr/mission-ascain-driver/

Base Léonore – présentation officielle. Présentation de la base des dossiers Légion d’honneur (période de couverture et limites de numérisation) ; dossier nominatif d’Albert-Marie Éon non trouvé en ligne lors de la vérification.
https://francearchives.gouv.fr/findingaid/8ffc9c6f8ae4d89d283ab6754d31f25b556de50d

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Cote mentionnée par les notices muséales : GR 16 P 209 959 (complément 7 U 784). Consultation non effectuée en ligne ; cote signalée pour orientation archivistique. Musée de la résistance en ligne

Observations orthographiques et de méthode Le patronyme est écrit « Éon » avec accent aigu initial dans les notices muséales. Aucune variante orthographique n’a été relevée dans les sources retenues. Les attributions relatives à la mission « Ascain / Driver » ne concernent pas Albert-Marie Éon mais, côté français, le capitaine Roger Guattary ; cette clarification est nécessaire pour éviter une confusion fréquente entre missions « Aloès » (Bretagne) et « Ascain » (Normandie, plan Proust). La dignité dans l’ordre de la Légion d’honneur est indiquée par des notices muséales/mémorielles ; faute de dossier Léonore numérisé retrouvé et de décret individualisé accessible en ligne au moment de la vérification, elle est donnée ici avec sa source.

Sources consultées
Maitron Résistance (absence confirmée après consultation) ; Fondation de la Résistance / Musée de la Résistance en ligne (notice biographique) ; Mémoire des Hommes (aucun résultat nominatif exploitable pour ce profil) ; Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne (via portail « Musée de la Résistance en ligne ») ; Ordre de la Libération (aucune notice « Compagnon » au nom d’Éon) ; Base Léonore (présentation officielle consultée, dossier nominatif non retrouvé en ligne) ; Gallica BnF (recherche de décret nominatif non concluante) ; SHD (cotes signalées par la notice : GR 16 P 209 959, 7 U 784 – non consultées en ligne) ; Sites mémoriels locaux (Mémoire Vive de la Résistance – page « Ascain / Driver » pour distinguer les missions) ; Wikipédia (utilisée en appoint et croisée avec les sources précédentes). Date de vérification : 10 octobre 2025.  

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