André Pascal Trocmé est né le 7 avril 1901 à Saint‑Quentin‑en‑Tourmont (France) et est décédé le 5 juin 1971 à Genève (Suisse)
Issu d’une famille protestante, fils d’un industriel du textile, Trocmé fut profondément marqué par la Première Guerre mondiale et les combats dans sa région natale. Il étudia la théologie à la Faculté de théologie protestante de Paris puis à l’Union Theological Seminary de New York, où il rencontra Magda Grilli di Cortona, qu’il épousa en 1926.
Pasteur au Chambon‑sur‑Lignon à partir de la fin des années 1930, il prôna une résistance spirituelle dès l’été 1940, proclamant que l’Église devait être un havre de protection pour tous les opprimés. Il mobilisa le village pour cacher Juifs et autres persécutés, jusqu’à plusieurs milliers de personnes sauvées.
André Trocmé fut membre actif du Mouvement international de la réconciliation (MIR), la branche française, et fonda avec sa femme le Collège Cévenol, lieu éducatif et refuge pour des jeunes juifs.
Il organisa l’accueil et la protection des réfugiés dans Le Chambon et ses environs, en lien avec diverses organisations humanitaires (quakers, Cimade, armée du Salut, etc.). Il prêcha le refus de dénoncer la déshumanisation, affirmant que l’on ne « sait pas ce qu’est un Juif ; nous ne connaissons que des hommes ».
Arrestation
Arrêté le 13 février 1943 avec son assistant Édouard Theis et un directeur d’école, il fut interné à Saint‑Paul‑d’Eyjeaux puis libéré un mois après, refusant de signer des engagements de collaboration. Il rejoignit clandestinement le maquis dès août 1943.
Camarades de combat
Son assistant Édouard Theis fut un acteur majeur de cette résistance spirituelle, lui aussi reconnu « Juste parmi les Nations ». Le Collège Cévenol et la communauté protestante furent des collectifs solidaires au service de cette œuvre d’entraide.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Trocmé poursuivit son engagement comme secrétaire itinérant pour le MIR en Europe, milita contre l’armement atomique, participa à des actions pacifistes et où il demeura pasteur à Genève de 1960 à sa retraite.
Décorations
Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 03 août 1946
André Trocmé et son épouse Magda furent reconnus « Justes parmi les Nations » par Yad Vashem (André en janvier 1971, Magda en 1986).
Lieux de mémoire
Le village du Chambon-sur-Lignon et ses hameaux sont commémorés collectivement par Yad Vashem.
Une rue à Calais porte son nom, de même qu’une grande salle dans la maison de paroisse Saint-Gervais à Genève.
Romain Gary lui rend hommage dans son roman Les Cerfs-volants.
Références bibliographiques
- Parmi les ouvrages clés figurent les mémoires d’André Trocmé, les livres critiques comme A Portrait of Pacifists (Richard Unsworth), Village of Secrets (Caroline Moorehead), ainsi que Le sang des innocents – Le Chambon-sur-Lignon, un village sauveur Swarthmore PCS+4Wikipédia+4W Wikipédia+4.
Références internet
- Wikipédia (français) : biographie détaillée, actions, initiatives, lieux de mémoire, ouvrages postérieurs et décorations W Wikipédia.
- Yad Vashem : reconnaissance des Trocmé comme Justes parmi les Nations, mention du village WikipédiaYad Vashem.
- Jewish-Faith and resistance pages : présentations plus succinctes en contexte historique W Wikipédia+4W Wikipédia+4Satyagraha Foundation+4.