Hugh Dormer, capitaine au sein du Special Operations Executive (SOE), a dirigé les missions Scullion I et Scullion II, deux tentatives de sabotage en avril et août 1943 contre une installation pétrolière stratégique allemande, et s’est échappé avec un seul sergent tandis que les autres membres de l’équipe ont été capturés.
Hugh Dormer a été enrôlé au sein du Special Operations Executive britannique, section F, en tant que chef de missions clandestines visant à neutraliser des infrastructures stratégiques ennemies.
En tant que capitaine du SOE, il a conduit deux opérations codées « Scullion », en lien avec la section F du SOE, responsable des actions en France occupée
Lors de la mission Scullion I, l’équipe de Dormer fut parachutée durant la nuit du 17 au 18 avril 1943, avec pour objectif une usine de raffinage de pétrole synthétique (usine des Télots) près d’Autun. Les protections trop sévères ont conduit à l’abandon de l’action.
Dormer mena ensuite la mission Scullion II, parachutée dans la nuit du 16 au 17 août 1943. Cette fois, les agents parvinrent à poser des charges explosives, qui causèrent des dégâts limités.
Dormer et un sergent réussirent à s’échapper vers l’Angleterre ; tous les autres agents furent capturés.
Arrestation / évasion / déportation
Dormer regagna l’Angleterre avec un seul sergent, tandis que les autres membres de la mission furent capturés et déportés, certains exécutés, selon les sources.
Camarades de combat
Parmi ceux qui l’accompagnaient figuraient les agents George Demand (radio opérateur, nom de guerre « Edmonde », opération “STEVE‑Dore”), ainsi que David Sibree, George Larcher, Eugène Levene, Jack Hayes, Victor Soskice et d’autres.
Décorations
Aucune décoration (française ou britannique) n’a été mentionnée dans les sources consultées.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire (rue, place, plaque commémorative) portant le nom de Hugh Dormer n’a été identifié.
Références bibliographiques
- L’essai photographié ou rédigé par Dormer lui-même—War Diary—documenterait ses expériences personnelles, notamment la mission Scullion, mais les détails bibliographiques restent à confirmer WW2TalkSecret WW2+14Amazon UK+14nigelperrin.com+14.
Références internet
- Codenames.info, page Scullion I : décrit la mission Scullion I, dirigée par Dormer ; l’équipe renonce en raison d’une forte surveillance codenames.info+2codenames.info+2.
- Fr.wikipedia.org, articles Raids Scullion : présente la structure des deux raids, identifie Hugh Dormer comme chef des missions, indique les parachutages, l’échec de la première tentative, la réussite partielle de Scullion II et la capture des agents libreresistance.com+15Wikipédia+15Wikipédia+15.
- Fr.wikipedia.org, article George Demand : détaille la mission Scullion I et II, précise la position de radio opérateur de Demand et confirme leur capture Wikipédia+2Wikipédia+2.
- NigelPerrin.com, biographie de SOE agent Hugh Dormer : mentionne qu’il fut enterré au cimetière de Saint‑Charles de Percy (ce qui suggère sa mort survenu lors d’une opération ou un retour blessé), mais reste à sourcer formellement nigelperrin.com.
- IWM oral history, témoignage de Gordon Nornable : évoque l’échec de participation à Scullion et la mémoire de Dormer lors de la formation SOE, sans apporter de précisions biographiques Imperial War Museums.
- Libre Resistance (List Agents) : recense Hugh Dormer parmi les agents de Scullion I et II, indique qu’il fut leader, parachuté, et mentionne qu’il fut tué, indiquant peut-être la date de son décès (Army in Normandy) libreresistance.com.
- Karbonhomes.co.uk: mentionne Operation Scullion sous Dormer, buteau protection de l’installation et retour par réseau clandestin Karbon Homes.
- Pelton Parish Council, souvenir pour George ‘Sonny’ Demand : mentionne Scullion sous commandement de Dormer, description de la mission et retour via réseaux clandestins Pelton Parish Council.