Marcel KOPP est né le 15 novembre 1920 à Gueberschwihr (Haut‑Rhin) et fut exécuté dans la nuit du 30 au 31 janvier 1945 à Sonnenburg (aujourd’hui Slonsk, Pologne).
Fils de Léon Kopp, gendarme, Marcel Kopp fréquenta d’abord les écoles communales de Sierentz puis de Marmoutier avant de poursuivre ses études au collège de Saverne.
Il entra ensuite dans l’école des enfants de troupe, devenant, le 16 novembre 1938, membre du service d’intendance de l’École d’application de la Cavalerie à Saumur.
En janvier 1940, il fut affecté au 2e régiment de Cuirassiers. Au cours de la campagne de France, il fut fait prisonnier en Belgique, dans la région de Merdorp, puis libéré en raison de son statut d’Alsacien, ce qui lui permit de rentrer à Marmoutier fin août 1940.
De retour dans sa région natale, Marcel Kopp travailla comme dessinateur aux Ateliers réunis de réparations de moteurs d’avions Junkers à Strasbourg-Meinau.
Il rentrait chaque week-end à Marmoutier, où il rencontra d’autres jeunes résistants, dont Marguerite Fuhrmann, grâce à laquelle le contact fut établi avec le résistant Théodore Gerhards.
Marcel Kopp fut impliqué dans des activités de renseignement, agissant dans le cadre d’un réseau clandestin en lien avec Théodore Gerhards.
Volontaire pour le Luftschutz, Kopp bénéficia d’un accès privilégié à l’usine. Il fabriqua une fausse clé pour pénétrer plus facilement dans celle-ci et profita de soirées sans surveillance pour recopier les plans de l’installation, participant ainsi à la mission de collecte de renseignements industriels au profit de la Résistance.
Arrestation / procès / peine
Le 15 juillet 1942, il fut arrêté et transféré à Berlin. Le 3 mai 1943, il comparaît devant le tribunal de guerre du Reich aux côtés de Théodore Gerhards et Marguerite Fuhrmann, où il est condamné à mort pour espionnage.
Le Führer accorde un recours en grâce le 5 septembre 1943, transformant la peine de mort en réclusion à perpétuité. Il est alors envoyé à la prison de Sonnenburg.
Circonstances de l’exécution
Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1945, à l’approche de l’Armée rouge, un groupe de SS exécuta 819 prisonniers en leur tirant une balle dans la nuque, avant d’incendier les corps à l’aide de lance‑flammes.
Ces victimes furent enterrées dans des fosses communes par les soldats de la VIIIᵉ armée soviétique.
Marcel Kopp repose dans ce lieu où la ville de Slonsk a ensuite érigé un mémorial.
Camarades de combat
Parmi ses compagnons dans ce dossier figurent notamment Théodore Gerhards et Marguerite Fuhrmann, tous deux arrêtés et jugés aux côtés de Marcel Kopp.
Décorations
Marcel Kopp reçut la
Croix de guerre avec étoile de vermeil, attribuée par le ministère des Forces armées le 31 décembre 1947.
Lieux de mémoire
À ce jour, aucun lieu de mémoire spécifique (rue, place, école) portant son nom n’a été identifié à travers les sources consultées.
Références internet
- La source principale est la notice biographique du site Alsace‑Histoire.org, accessible via NetDBA, qui détaille toutes les informations mentionnées dans ce portrait. Alsace Histoire+1 archives68.alsace.eu+4alsace-histoire.org+4fusilles-40-44.maitron.fr+4.
- Le site du Dictionnaire biographique des fusillés et résistants (Maitron) confirme la même date de naissance (15 novembre 1920, Gueberschwihr, Haut‑Rhin) et ajoute qu’il a obtenu le titre de “membre de la Résistance intérieure française (RIF)” fusilles-40-44.maitron.fr.