Jeanne HENRI-ROBERT, née 22 avril 1893 à Paris (Seine), décédée en juin 1983 à Paris (8ᵉ arrondissement).
Fille du bâtonnier et académicien Robert Henri‑Robert et de Suzanne Level, elle épouse en 1912 Paul Reynaud, futur président du Conseil, avec qui elle a une fille, Colette.
À partir de 1943, fortement motivée par sa conscience morale, elle monte avec André Baur (UGIF) un réseau clandestin pour placer des enfants juifs en danger dans des familles d’accueil dans le Nord de la France.
Elle collabore activement avec l’Union Générale des Israélites de France (UGIF), en organisant des filières de protection des enfants juifs.
En 1943, elle prend en charge et cache à son domicile parisien la résistante juive Gisèle Gonse‑Boas, l’accompagnant jusqu’à l’extrême, avant-son arrestation en mai 1944.
Elle la cache également en zone libre puis la fait soigner en clinique, exposant ainsi sa propre sécurité.
Arrestation / déportation
Elle est arrêtée le 15 mai 1944 et internée à Vittel.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il n’existe pas d’informations accessibles dans les sources consultées sur son activité publique ou privée postérieure à 1945.
Décorations
Elle est distinguée du titre de Juste parmi les Nations par Yad Vashem en 2007, à titre posthume.
Références bibliographiques
- Paul Reynaud: Dans la tragédie de l’Histoire, Raymond Krakovitch, Éd. Tallandier, 1998, évoque sa vie familiale et son engagement (en particulier ses actions clandestines durant la guerre)Wikipédia+1.
Références internet
- Wikipédia – “Jeanne Henri‑Robert” : Biographie détaillée, actions de sauvetage, arrestation, titre posthume de Juste parmi les Nations.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Henri-RobertWikipédia+6Wikipédia+6Wikipédia+6