La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

GIUSTI André Antoine Joseph

André Antoine Joseph GIUSTI, né 29 Mai 1906 Lyon, 69 – Rhône, France ,mort le 17 juin 1943 à Ajaccio (Corse‑du‑Sud).

Les bases consultées ne fournissent pas de détails sur ses origines familiales, sa formation ou sa profession avant la guerre.

Seule anecdote fiable : il vivait à Paris au début de l’Occupation, était activement recherché par la Gestapo, puis s’exila en Corse avec son épouse et leur fille née en 1938

Traqué à Paris pour son engagement antifasciste, il s’installe dès novembre 1942 à Sainte‑Marie‑Sicché (Corse) où il est rapidement recruté dans le Front national corse par Arthur Giovoni et Nonce Benielli . Il est chargé d’organiser la Résistance locale et d’établir des liaisons clandestines.

Membre du Front national corse, il dirige le service de renseignements du Comité départemental clandestin de Corse..

Il participe à l’organisation des parachutages, au recueil de renseignements et aux contacts avec les agents de la mission « Pearl Harbour », en coordination avec Pierre Griffi et Jean Nicoli . Il centralise les informations militaires et politiques sur les troupes italiennes et allemandes présentes en Corse.

Arrestation / exécution

Le 17 juin 1943, en mission à Ajaccio, averti de l’arrestation imminente de son ami Jules Mondoloni, il se rend à la Brasserie Nouvelle (50 cours Napoléon). Repéré par des agents de l’OVRA, il ouvre le feu pour couvrir la fuite de Mondoloni.

Touché mortellement, il tombe sur le trottoir. Jules Mondoloni est grièvement blessé et meurt deux jours plus tard à l’hôpital.

Camarades de combat

Parmi ses compagnons attestés figurent Jules MONDOLONI, Jean NICOLI, Pierre GRIFFI, Nonce BENIELLI, Arthur GIOVONI et d’autres responsables du Front national corse actifs à Ajaccio et dans le .

Décorations

  • La Médaille militaire et la Croix de guerre avec palme lui ont été attribuées par décision du général Giraud le 27 juin 1943, accompagnées d’une citation honorant son courage, son refus de l’occupation et son sacrifice pour la France, selon le Musée de la Résistance en ligne .
  • Médaille de la Résistance à titre posthumepar décret du 31 Mars 1947

Lieux de mémoire associés

Une plaque commémorative à Ajaccio, au 50 cours Napoléon, marque le lieu où il est tombé, désormais lieu de commémoration officielle annuelle aux côtés de Jules Mondoloni .

Hommage rendu également à leurs villages natals d’origine à Sainte‑Marie‑Sicché  et Petreto‑Bicchisano.

Références bibliographiques

  • Tous Bandits d’honneur ! Résistance et libération de la Corse juin 1940‑octobre 1943 Maurice Choury, Éditions Sociales, 1958 (réédition 2011) Ce livre de référence sur la Résistance en Corse consacre plusieurs pages au rôle d’André Giusti comme responsable du service de renseignement du Front national corse, décrit ses actions clandestines à Sainte‑Marie‑Sicché, l’organisation des parachutages, et raconte les conditions de sa mort héroïque le 17 juin 1943 à Ajaccio.
  • La Résistance en Corse dir. Éric‑Hélène Chaubin, AERI, 2007
    Cet ouvrage collectif analyse en profondeur la structuration du maquis corse, y compris la mission Pearl Harbour. Il présente en détail la personnalité d’André Giusti, sa trajectoire – comédien devenu résistant –, son rôle dans les réseaux, et les péripéties de sa mort lors de la fusillade de la Brasserie Nouvelle.

Références internet

  • Musée de la Résistance en ligne – fiche André Giusti
    Résumé : Portrait biographique confirmant sa naissance en mai 1906 à Lyon, ses origines corses, son engagement à Sainte‑Marie‑Sicché, sa direction du service de renseignement du Front national, et son décès le 17 juin 1943. Mention explicite de sa Médaille militaire et Croix de guerre avec palme attribuées par le général Giraud.
    Lien cliquable : André Giusti – Musée de la Résistance en ligne
    https://museedelaresistanceenligne.org/media3522‑Andr‑Giusti
  • CorsicA‑Infos – « La Corse se souvient d’André Giusti et Jules Mondoloni »Article relatant la commémoration annuelle à Ajaccio du lieu de leur mort (50 cours Napoléon), contexte de la fusillade, importance symbolique de leur sacrifice pour le début de l’insurrection corse.
    Lien cliquable : Corse se souvient d’André Giusti et Jules Mondoloni
    https://www.corsenetinfos.corsica/La-Corse-se-souvient-d-Andre-Giusti-et-Jules-Mondoloni_a15733.html
  • Itinéraires Libération Corse – fiche sur la fusillade de la Brasserie Nouvelle
    Résumé : Notice expliquant le drame du 17 juin 1943, mentionnant explicitement André Giusti tué par l’Ovra dans la fusillade avec Jules Mondoloni, et la plaque commémorative.
    Lien cliquable : Fusillade de la Brasserie nouvelle
    https://www.itineraires-liberation-corse.fr/appli/1100
  • Les Résistances – documentaire France3 Corse sur André Giusti
    Résumé : Portrait de Giusti retraçant son parcours, sa traque par la Gestapo à Paris, sa prise de responsabilité dans le Front national bastiais, et son engagement jusqu’à sa mort. Ce documentaire souligne son courage exceptionnel. Lien cliquable : André Giusti – Les Résistances (France 3 Corse)

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