Arthur GIOVONI alias Luc, Né le 6 octobre 1909 à Moca‑Croce (Corse‑du‑Sud), mort le 19 janvier 1996 à Paris (12ᵉ arrondissement).
Fils d’instituteurs, Arthur GIOVONI fait ses études secondaires au lycée Fesch à Ajaccio, puis obtient une licence de Lettres et Philosophie à Aix‑en‑Provence en 1933. Il devient professeur de lettres, d’abord à Bastia puis à Ajaccio, après un service militaire en 1935 dans l’infanterie.
Membre du Parti communiste dès 1934, il s’engage dans la Résistance dès 1941 durant ses affectations à Rodez et Bastia, notamment pour soutenir clandestinement des enseignants révoqués par Vichy.
À l’été 1942 il rentre en Corse à l’occasion des vacances et constitue un groupe Front National à Azilone (canton de Sainte‑Marie‑Sicche).
De novembre 1942, durant l’occupation italienne, il contribue à la création et à la structuration du Front national corse, notamment par des activités de propagande (tracts en italien), distribution d’armes parachutées, et collaboration avec Paulin Colonna d’Istria en 1943 au sein du comité départemental du Front National Corse
Chargé de la propagande, répartition politique du mouvement, réception d’armes parachutées, préparation de l’insurrection armée (avec éléments non fascistes italiens), coordination politique avec Colonna d’Istria.
En août‑septembre 1943, il est envoyé à Alger par le Front national pour recevoir les consignes du CFLN. Il revient clandestinement en Corse dans la nuit du 13 au 14 septembre 1943 à bord du torpilleur Le Fantasque pour prendre part à l’insurrection corse et à la libération (opération Vésuve).
Camarades de combat
Collaborateurs confirmés du Front national corse : Paulin Colonna d’Istria, Jean NICOLI, Dominique VINCETTI, Jules MONDOLONI.
Retour à la vie civile Une fois la guerre terminée, il est élu maire d’AJACCIO de 1945 à 1947, puis député de la Corse aux Assemblées constituantes et législatives de 1945 à 1956. Membre du Comité central du PCF jusqu’en 1961, il reprend sa carrière d’enseignant à Paris au lycée Paul‑Valéry jusqu’à sa retraite.
Décorations
- Compagnon de la Libération par décret du 16 août 1944
- Chevalier de la Légion d’honneur,
- Croix de Guerre 1939‑1945
Aucune mention de Médaille de la Résistance n’a été trouvée.
Références bibliographiques
- Arthur Giovoni, Portrait d’un leader de la Résistance, France 3 Corse, résumé accessible via site France 3. Analyse du rôle de Giovoni dans le Front National et la libération de la Corse.
- La libération de la Corse, Fernand Gambiez, Hachette Littérature, date variable. Présente l’insurrection et le rôle du Front national corse
Références internet
- Site Ordre de la Libération – fiche Arthur GIOVONI : présente les données biographiques, ses décorations (Compagnon de la Libération décret du 16 août 1944), ses responsabilités dans le Front National Corse itineraires-liberation-corse.fr+8Musée de l’Ordre de la Libération+8Musée de la résistance en ligne+8.
- Site Musée de la Résistance en ligne – fiche Arthur Giovoni alias “Luc” : détail de son parcours, engagement, actions en Corse, missions, décorations clg-arthurgiovoni.leia.corsica+10Musée de la résistance en ligne+10Musée de l’O