Jules Paul Marie Joseph JOIRE, né le 29 août 1914 à Roubaix (Nord), mort le 18 mars 1944 à Toula (Russie) . Fils de Jules Joire et Marie‑Thérèse Joire, famille de banquiers du Nord (Banque Joire implantée à Roubaix/Tourcoing) . à l’école de pilotage d’Istres en octobre 1934, breveté pilote et affecté en décembre 1935 au Groupe de chasse I/4 Rendu à la vie civile en octobre 1936, il travaille dans une banque familiale tout en restant pilote réserviste à Lille
Mobilisé août 1939, pilote au GC I/4 à Reims, participe à la bataille de France : 80 missions entre le 10 et 22 mai 1940, six victoires aériennes Blessé lors d’un combat le 25 mai au-dessus de Beauvais, évacué vers Douarnenez mais quitte l’hôpital pour rejoindre l’Angleterre le 18 ou 22 juin 1940 via le « Trébouliste » . En Bretagne puis Angleterre, il s’engage dans les Forces aériennes françaises libres et suit un stage à Sutton Bridge avant d’intégrer le Groupe mixte de Combat n°1 commandé par le lieutenant‑colonel de Marmier
Groupe mixte de Combat n°1 puis R.C. « Normandie » (futur Normandie‑Niémen) au sein des Forces françaises libres
Volontaire pour l’expédition de Dakar, il décolle à bord d’un Caudron Luciole le 23 septembre 1940 depuis le HMS Ark Royal pour une mission de liaison auprès des forces vichystes à Ouakam. Il est arrêté avec Fred Scamaroni et Jacques Soufflet et fait prisonnier par les autorités de Vichy à Dakar.
Arrestation Capturé le 23 septembre à Dakar, emprisonné dans des conditions humiliantes, il bénéficie d’un non-lieu et est libéré en janvier 1941.En janvier 1943 il tente de rejoindre l’Afrique du Nord via l’Espagne, est incarcéré à Pampelune, puis parvient à Gibraltar et à Alger en mai 1943
Camarades de combat Mentionnés clairement comme camarades avec lesquels il volait à Dakar : Fred SCAMARONI et Jacques SOUFFLET, tous pilotes FAFL et arrêtés ensemble lors de la mission Luciole à Ouakam
Décès Le 18 mars 1944 au-dessus de Toula, collision aérienne avec l’aspirant Maurice Bourdieu lors d’un vol d’entraînement. Il saute en parachute mais l’avion lui arrache son parachute et il meurt. Le corps est enterré à Toula puis à Moscou. Rapatrié en France en avril 1953, il repose au cimetière militaire de Tourcoing
Décorations
- Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 28 Mai 1945
- Chevalier de la Légion d’honneur,
- Croix de Guerre 1939‑1945 (avec 5 citations),
- Médaille de la Résistance avec rosette à titre posthume par décret du 11 Mars 1947
- Médaille des Blessés,
- Médaille des Évadés
Rues ou lieux de mémoire Une rue à Tourcoing nommée « rue Jules et Jean Joire » (rendant hommage à lui et son frère Jean)
Références bibliographiques
- Normandie‑Niémen : les pionniers français en URSS, Alain Sueur, Éditions HRW, 2005. Résumé : récit collectif des pilotes français engagés en URSS, contexte du groupe Normandie, biographie des pilotes morts, dont Jules Joire.
- Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943, collectif (France Libre), Éditions Histoire & Collection, 2010. Résumé : parcours des volontaires des FAFL, mouvements clandestins et opérations comme Dakar, mention de Joire.
Références internet
- Site Ordre de la Libération – fiche Jules JOIRE : biographie officielle, date et lieu de naissance et décès, unités, décorations dont décret du 28 mai 1945 pour Compagnon de la Libération. Adresse : ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jules-joire cyberaerobreton.fr+14Musée de l’Ordre de la Libération+14Wikipédia+14
- Wikipédia – article Jules Joire : résumé complet du parcours, opérations, décorations et mort en URSS. Adresse : fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Joire Wikipédia
- Site Les Français Libres – contribution biographique détaillée sur Jules Joire, engagement, banques familiales, batailles, Dakar, Normandie‑Niémen. Adresse : francaislibres.net