Comité Départemental de Libération de la Corse (CDLC) :
Le CDLC fut créé clandestinement en août 1943, juste avant l’insurrection insulaire, et rendu public après la libération le 4 octobre 1943. Il faisait partie des structures de Résistance civile telles que définies officiellement à l’époque.
Formé par d’anciens cadres du Front national corse, des syndicats et notables antifascistes, le CDLC visait à préparer la gestion politique et sociale de la Corse libérée. Il disposait de commissions (épuration, ravitaillement, presse, administration). Arthur GIOVONI en prit la présidence, ancien professeur, résistant, lieutenant-colonel FFI et compagnon de la Libération.
Actions durant la Résistance
Avant la libération, le CDLC jouait un rôle clé dans la coordination intérieure, préparation de l’insurrection, organisation logistique, maintien de l’ordre, et liquidation de Vichy. Après le 4 octobre, il instaura la représentation de résistance civile et militaire, géra les épurations, le ravitaillement et le redémarrage administratif.
Chefs, héros, morts
Arthur GIOVONI (né le 6 octobre 1909 à Moca-Croce, décédé le 19 janvier 1996 à Paris) fut le chef incontesté. D’autres résistants, syndicalistes et notables locaux jouèrent également un rôle, mais GIOVONI a été le visage central du CDLC en tant que président et leader politique
Aucun décès n’est directement lié au CDLC lors de sa phase clandestine.
Fin et héritage
Après la libération, le CDLC devint la structure civile officielle, avec GIOVONI nommé maire d’Ajaccio (1945‑47) puis député (1945‑55). Le CDLC a été remplacé par le nouveau préfet et les conseils élus, tout en ayant laissé un héritage politique durable.
Monuments et mémoire
- À Ajaccio et Bastia, des plaques et monuments commémorent la participation du CDLC, notamment lors des cérémonies du 9 septembre et du 4 octobre.
- Un monument au col de Teghime honore les combattants FFI et le CDLC.
Références bibliographiques
- La Résistance en Corse. Anthologie du drame insulaire, Hélène Chaubin, AERI, 2007 – décrit la formation du CDLC, son rôle politique et logistique durant l’insurrection.
- Arthur Giovoni, compagnon de la Libération, Jean-Pierre Sur un destin, Éd. Corses, 2010 – biographie centrée sur le parcours de GIOVONI et sa présidence du CDLC.
- Le Front National en Corse 1942‑1944, Dominique Lanzalavi, Presses Univ. Corse, 2015 – analyse la phase de préparation du CDLC et l’organisation civile post‑libération.
Références internet
- Fondation de la Résistance – définition et rôle des comités départementaux de libération comme le CDLC – https://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/?iIdGlossaire=14&p=glossaire
- explication des fonctions politiques et administratives des CDL.
- Itinéraires libération de la Corse – portrait détaillé d’Arthur GIOVONI, président du CDLC, actions et influence – https://www.itineraires-liberation-corse.fr/personnes/giovoni
- Musée de la Résistance en ligne – notice sur GIOVONI, son activité comme militant FN et fonction au sein du CDLC – https://www.museedelaresistanceenligne.org/media3407-Arthur-Giovoni