Félix Lazare Célestin BROCHE, né le 5 avril 1905 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort pour la France le 9 juin 1942 à Bir Hakeim (Libye), français. Officier des troupes coloniales, commandant supérieur des troupes françaises du Pacifique puis chef du Bataillon du Pacifique, lieutenant-colonel des Forces françaises libres, Compagnon de la Libération à titre posthume. Le dossier individuel d’officier du SHD est coté GR 8 YE 63556.
Jeunesse et formation
Félix BROCHE naît à Marseille dans une famille modeste. Orphelin de mère, il est élevé principalement dans le Gard, à Remoulins. Son père, employé des chemins de fer, est mobilisé durant la Première Guerre mondiale et gravement intoxiqué par les gaz de combat. Cette enfance est donc marquée par les conséquences directes de la guerre.
À dix-huit ans, en 1923, Félix BROCHE quitte la métropole pour l’Afrique occidentale française et entre au service de la Compagnie française de l’AOF au Dahomey. Cette première expérience africaine précède son choix définitif de la carrière militaire.
Appelé sous les drapeaux en 1926, il pourrait bénéficier d’une dispense en raison de son statut de résident aux colonies, mais refuse de s’en prévaloir. Incorporé au 22e Régiment d’infanterie coloniale à Aix-en-Provence, il suit les cours d’élève officier de réserve à Saint-Maixent. Nommé sous-lieutenant, il sert ensuite au 10e Régiment de tirailleurs sénégalais à Tunis.
Décidé à faire carrière, il retourne à Saint-Maixent pour suivre les cours des élèves officiers d’active. Il est nommé lieutenant le 15 mai 1929. Après une nouvelle affectation au 10e RTS en Tunisie, il sert de 1932 à 1934 à Madagascar, au 1er Régiment mixte malgache, avant de revenir en Tunisie. Il accède au grade de capitaine le 25 septembre 1938.
Engagement dans la Résistance
En 1939, Félix BROCHE est envoyé dans le Pacifique pour prendre le commandement du détachement d’infanterie coloniale de Papeete, où il arrive en juillet. Après la déclaration de guerre, ce détachement devient la Compagnie autonome d’infanterie coloniale de Tahiti, dont il prend le commandement. Il consacre les mois suivants à l’instruction des hommes et à la défense des Établissements français de l’Océanie.
L’armistice de juin 1940 le place devant un choix décisif. Refusant de démobiliser sa compagnie et de renoncer au combat, BROCHE se range parmi les partisans de la poursuite de la guerre. Le 2 septembre 1940, lors du ralliement des Établissements français de l’Océanie au général de GAULLE, il entraîne ses hommes dans le camp de la France libre.
Son rôle ne se limite pas à une adhésion individuelle. Il devient l’un des principaux organisateurs militaires de la France libre dans le Pacifique. Le 24 septembre 1940, il est désigné pour exercer le commandement supérieur des troupes françaises du Pacifique. Il quitte Tahiti en octobre pour la Nouvelle-Calédonie, elle-même ralliée à la France libre le 19 septembre.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Félix BROCHE n’appartient pas à un réseau clandestin de la Résistance intérieure. Son engagement relève intégralement de la Résistance extérieure, de la France libre et des Forces françaises libres.
Son unité essentielle est le Bataillon du Pacifique, constitué à partir de volontaires de Tahiti, de Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides. BROCHE s’attache personnellement à constituer, organiser et instruire ce corps expéditionnaire destiné à rejoindre les forces françaises combattant aux côtés des Alliés.
Le bataillon compte environ 600 hommes, dont approximativement 300 Tahitiens. La mémoire de cette unité est restée particulièrement forte en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie ; les volontaires tahitiens sont notamment désignés comme les Tamari’i volontaires.
BROCHE est promu chef de bataillon le 1er février 1941. Le corps expéditionnaire quitte Nouméa à bord du Zealandia le 5 mai 1941. Une photographie institutionnelle conservée et présentée par le Musée de la Résistance en ligne montre BROCHE auprès du gouverneur Henri SAUTOT lors de ce départ.
Après environ quarante-cinq jours d’entraînement en Australie, près de Sydney, les volontaires gagnent le Moyen-Orient. Ils arrivent en Palestine en août 1941 et poursuivent leur instruction pendant plusieurs mois dans la région de Tel-Aviv. Le contingent devient alors officiellement le Bataillon du Pacifique, généralement désigné BP1.
Promu lieutenant-colonel le 1er octobre 1941, BROCHE choisit de rester personnellement à la tête de ses hommes. Ceux-ci lui donnent le surnom affectueux de « Metua », « le Père », signe de l’autorité à la fois militaire et humaine qu’il exerce sur le bataillon.
Missions et actions
À la fin de décembre 1941, le Bataillon du Pacifique rejoint, sous les ordres du général Pierre KOENIG, la 1re Brigade française libre engagée en Libye. Il participe dès janvier 1942 aux opérations du désert et se distingue notamment dans les secteurs d’Halfaya et de Tengeder.
Le 14 février 1942, la brigade reçoit l’ordre de relever une formation britannique sur la position de Bir Hakeim. Pendant environ trois mois, les Français aménagent cette position isolée : champs de mines, emplacements défensifs, tranchées creusées dans le sol pierreux et patrouilles à grande distance. Ces dernières prennent notamment la forme de Jock Columns, détachements mobiles chargés de harceler l’adversaire et de recueillir du renseignement.
Le 27 mai 1942, l’offensive de l’Axe commence. La division blindée italienne Ariete attaque la position. Le Bataillon du Pacifique tient le secteur sud-ouest du dispositif français. Pendant les jours suivants, l’encerclement s’accentue tandis que les forces de Rommel concentrent autour de Bir Hakeim plusieurs grandes unités, appuyées par une artillerie et une aviation puissantes.
Du 1er au 3 juin, le BP1 mène une action offensive en avant de la position, dans le secteur de Rotonda-Segnali, malgré une forte activité aérienne ennemie. Cette opération coûte notamment la vie à plusieurs volontaires du Pacifique.
À partir du 6 juin, la pression germano-italienne devient particulièrement intense. Bombardements, attaques d’infanterie et assauts blindés se succèdent. Malgré la pénurie croissante d’eau et de munitions, le Bataillon du Pacifique maintient ses positions.
Le 9 juin 1942, au cours de l’une des journées les plus violentes de la bataille, le poste de commandement du bataillon est atteint lors d’un bombardement. Félix BROCHE est tué avec son adjoint, le capitaine Pierre DUCHÉ DE BRICOURT. Le musée de l’Armée confirme expressément qu’ils meurent tous deux lors du bombardement de leur PC. BROCHE ne meurt donc pas pendant la sortie de Bir Hakeim, laquelle intervient dans la nuit du 10 au 11 juin.
La disparition de son chef frappe profondément le Bataillon du Pacifique. Les pertes subies à Bir Hakeim sont telles qu’après la bataille le BP1 est fusionné avec le Bataillon d’infanterie de marine pour former le Bataillon d’infanterie de marine et du Pacifique — BIMP, qui poursuivra la guerre au sein de la 1re DFL.
Arrestation / évasion / déportation
Sans objet. Félix BROCHE n’a été ni arrêté ni déporté. Son engagement relève de la France libre et de la guerre régulière contre l’Axe.
Camarades de combat
Le parcours de Félix BROCHE est étroitement associé au général Pierre KOENIG, commandant de la 1re Brigade française libre et de la défense de Bir Hakeim.
Parmi les officiers directement liés à son action figurent son adjoint Pierre DUCHÉ DE BRICOURT, tué avec lui le 9 juin 1942, ainsi que les officiers et volontaires du Bataillon du Pacifique.
En Nouvelle-Calédonie, BROCHE participe à la constitution du corps expéditionnaire avec des hommes tels que Raymond PERRAUD, qui contribue à la mise sur pied du contingent de 600 volontaires destiné à rejoindre le Moyen-Orient.
Le Bataillon du Pacifique compte également plusieurs futurs Compagnons de la Libération, parmi lesquels Marcel KOLLEN, engagé dans le mouvement de ralliement de la Nouvelle-Calédonie puis tué le 1er juin 1942 à Rotonda-Segnali.
À Bir Hakeim, BROCHE combat dans le même dispositif que la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère du lieutenant-colonel Dimitri AMILAKVARI, ainsi que les autres unités de la 1re Brigade française libre.
Retour à la vie civile
Sans objet. Félix BROCHE est mort au combat à trente-sept ans.
Il était marié à Suzanne BROCHE et père notamment de Michel BROCHE et de François BROCHE. Ce dernier est devenu historien, spécialiste de la France libre et auteur de plusieurs ouvrages consacrés au Bataillon du Pacifique et à la mémoire de son père. L’Ordre de la Libération confirme cette filiation dans ses publications récentes.
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur — à titre posthume — décoration confirmée par l’Ordre de la Libération. Le décret précis d’attribution n’a pas été retrouvé dans une source primaire directement accessible au cours des présentes recherches.
Source : Ordre de la Libération.
Compagnon de la Libération — à titre posthume — décret n° 1007 du 11 mai 1943 — dossier de Compagnon 1 A 152. L’inventaire conserve également les propositions de citations du 16 septembre 1942, la carte de Compagnon n° 253 et le reçu du diplôme n° 666.
Source : Ordre de la Libération.
Croix de guerre 1939-1945 — décoration confirmée par l’Ordre de la Libération. Le nombre de citations n’est pas précisé dans la notice institutionnelle actuellement accessible.
Source : Ordre de la Libération.
Croix des services militaires volontaires — mentionnée par la notice développée de Wikipédia mais non retrouvée dans la liste institutionnelle actuelle des décorations de l’Ordre de la Libération lors des présentes recherches.
Source : Wikipédia ; décret ou source primaire non retrouvé lors des présentes recherches.
Officier du Nichan Iftikhar — Tunisie — distinction étrangère expressément mentionnée par l’Ordre de la Libération. Le décret ou acte tunisien d’attribution n’a pas été retrouvé lors des présentes recherches.
Source : Ordre de la Libération.
La Médaille de la Résistance française n’a pas été retrouvée parmi les décorations de Félix BROCHE dans les sources institutionnelles consultées et n’est donc pas ajoutée à cette notice.
La Médaille coloniale, parfois attribuée à BROCHE dans des sources secondaires, ne figure pas dans la liste institutionnelle actuelle de l’Ordre de la Libération ; faute de document d’attribution directement retrouvé, elle n’est pas retenue comme décoration certaine dans la présente notice.
Lieux de mémoire
Félix BROCHE est d’abord inhumé à Bir Hakeim, sur le lieu même du combat. Son corps est ensuite transféré au cimetière militaire de Tobrouk, en Libye.
Sa mémoire demeure particulièrement vivante dans le Pacifique. Des installations militaires ont porté ou portent son nom, notamment à Arue en Polynésie française et au Mont-Dore en Nouvelle-Calédonie. Une rue Félix-Broche existe également à Nouméa, tandis qu’à Papeete le quartier Broche perpétue son souvenir.
Son nom est aussi lié aux traditions militaires françaises : la promotion 1979-1980 de l’École militaire interarmes a pris le nom de « Lieutenant-colonel Félix Broche ». En octobre 2024, les anciens de cette promotion ont tenu leur assemblée générale à l’Ordre de la Libération en présence de François BROCHE.
Sa mémoire est inséparable de Bir Hakeim, bataille où il tombe à la tête des volontaires du Pacifique et qui devient l’un des symboles majeurs de la renaissance militaire de la France libre.
Références bibliographiques
Le Bataillon des Guitaristes. L’épopée inconnue des FFL de Tahiti à Bir-Hakeim, 1940-1942 — François BROCHE — Paris, Fayard, 1970. Ouvrage fondamental consacré au Bataillon du Pacifique, écrit par le fils de Félix BROCHE.
À l’officier des îles — François BROCHE — Paris, P.-G. de Roux, 2014. Portrait consacré à Félix BROCHE, fondé notamment sur les archives familiales.
Le Bataillon du Pacifique, 1940-1946 — Yacine BENHALIMA — Paris, L’Harmattan, 2021. Étude récente consacrée à l’histoire du Bataillon du Pacifique.
Tamari’i Volontaires. Les Tahitiens dans la Seconde Guerre mondiale — Jean-Christophe SHIGETOMI — Papeete, Api Tahiti, 2014. Ouvrage sur les volontaires polynésiens engagés dans la France libre.
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence sur les Compagnons de la Libération.
Références internet
Ordre de la Libération — Félix BROCHE — notice institutionnelle principale : carrière militaire, ralliement du Pacifique, constitution du Bataillon du Pacifique, campagne de Libye, Bir Hakeim, mort et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/felix-broche
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers de Compagnons, lettre B — dossier 1 A 152, proposition de citation, décret n° 1007 du 11 mai 1943, carte et diplôme de Compagnon.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Service historique de la Défense — Répertoire GR 8 YE, A-E — confirmation de BROCHE Félix Lazare Célestin, lieutenant-colonel d’infanterie, né le 5 avril 1905 et mort le 9 juin 1942, dossier GR 8 YE 63556.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/SHDGR_REP_8YE_A-E.pdf
Musée de la Résistance en ligne — Ralliement de la Nouvelle-Calédonie — photographies et documentation sur le départ du Bataillon du Pacifique et la présence de Félix BROCHE auprès du gouverneur Henri SAUTOT.
https://museedelaresistanceenligne.org/media2963-Allocution-du-gouverneur-Henri-Sautot-Nouma-le-19-septembre-1940
Ministère des Armées — Ari Wong Kim, dernier survivant du Bataillon du Pacifique — synthèse institutionnelle sur les 600 volontaires du Pacifique, leur départ, Bir Hakeim et la mort de Félix BROCHE.
https://www.defense.gouv.fr/actualites/ari-wong-kim-dernier-survivant-du-bataillon-du-pacifique-est-mort
Musée de l’Armée — Les objets phares de « Combattants de Bir-Hakeim » — confirmation de la mort de BROCHE et de Pierre DUCHÉ DE BRICOURT dans le bombardement de leur poste de commandement le 9 juin 1942.
https://www.musee-armee.fr/magazine/les-objets-phares-de-combattants-de-bir-hakeim.html
Ordre de la Libération — Lettre d’information, octobre 2024 — mémoire de la promotion EMIA « Lieutenant-colonel Félix Broche ».
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-octobre-2024
Wikipédia — Félix BROCHE — notice développée consultée comme source secondaire pour le contrôle des grades, de la famille, des lieux de mémoire et de la Croix des services militaires volontaires.
https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Broche
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense — GR 8 YE 63556, BROCHE Félix Lazare Célestin, lieutenant-colonel, infanterie, né le 5 avril 1905, mort le 9 juin 1942. L’existence de ce dossier individuel d’officier et son identification sont directement confirmées par le répertoire GR 8 YE. Le dossier physique original n’a pas été dépouillé pièce par pièce.
Aucune cote GR 16 P correspondant avec certitude à Félix BROCHE n’a été établie lors des présentes recherches. Son parcours relève d’abord d’un officier des Forces françaises libres en opérations extérieures ; il ne convient donc pas d’inventer une cote de dossier d’homologation de résistance intérieure.
Ordre de la Libération — 1 A 152. L’inventaire détaillé a été consulté. Il contient notamment les propositions de citations pour la Croix de la Libération du 16 septembre 1942, le décret n° 1007 du 11 mai 1943, la carte de Compagnon n° 253, le reçu du diplôme n° 666, des fiches de renseignements, des correspondances et plusieurs textes consacrés à son parcours et à sa mémoire. Le dossier physique complet n’a pas été directement consulté.
Observations
Le premier point à rectifier concerne la date de naissance. L’en-tête informatique actuel de la notice de l’Ordre de la Libération affiche 4 avril 1905, mais le texte biographique de cette même notice donne 5 avril 1905. Surtout, le répertoire officiel du SHD GR 8 YE 63556 indique également le 5 avril 1905. Cette date est donc retenue.
L’identité complète Félix Lazare Célestin BROCHE est également confirmée par le répertoire GR 8 YE, ce qui permet de distinguer avec certitude le Compagnon d’autres hommes portant le nom BROCHE, notamment Blaise Albert BROCHE, lieutenant, et Ernest Francisque Marius BROCHE, capitaine, eux aussi présents dans le même répertoire.
Le second point essentiel concerne les circonstances de sa mort. BROCHE est tué le 9 juin 1942 dans le bombardement de son poste de commandement, en même temps que son adjoint Pierre DUCHÉ DE BRICOURT. Il ne meurt donc pas pendant la retraite de Bir Hakeim. L’évacuation générale de la position intervient seulement dans la nuit suivante. Cette chronologie est confirmée indépendamment par l’Ordre de la Libération et le musée de l’Armée.
La liste des décorations doit enfin rester strictement hiérarchisée. L’Ordre de la Libération confirme la Légion d’honneur, la Croix de la Libération, la Croix de guerre 1939-1945 et le Nichan Iftikhar. La Croix des services militaires volontaires n’a été retrouvée que dans une source secondaire ; elle est donc signalée avec réserve. La Médaille coloniale n’est pas retenue faute de confirmation institutionnelle suffisante dans les sources actuellement consultées.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — identité complète, date de naissance, carrière militaire, grades, commandements dans le Pacifique, ralliement à la France libre, constitution et commandement du Bataillon du Pacifique, campagnes de Libye, rôle à Bir Hakeim, circonstances précises du décès, dossier individuel GR 8 YE 63556, dossier de Compagnon 1 A 152 et décret du 11 mai 1943 sont établis par plusieurs sources institutionnelles concordantes. Les principales incertitudes résiduelles portent uniquement sur certaines décorations secondaires et sur le décret exact de la Légion d’honneur.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 5 avril 1905 | Naissance à Marseille |
| Enfance | Grandit principalement à Remoulins, dans le Gard |
| 1923 | Entre à la Compagnie française de l’AOF au Dahomey |
| 1926 | Incorporation au 22e Régiment d’infanterie coloniale |
| 1926-1927 | Formation d’élève officier de réserve à Saint-Maixent |
| 15 mai 1927 | Nommé sous-lieutenant |
| 15 mai 1929 | Nommé lieutenant |
| 1932-1934 | Sert à Madagascar au 1er Régiment mixte malgache |
| 25 septembre 1938 | Promu capitaine |
| Juillet 1939 | Arrive à Papeete |
| 1939-1940 | Commande la Compagnie autonome d’infanterie coloniale de Tahiti |
| 2 septembre 1940 | Ralliement de l’Océanie à la France libre |
| 24 septembre 1940 | Désigné commandant supérieur des troupes françaises du Pacifique |
| Octobre 1940 | Rejoint la Nouvelle-Calédonie |
| 1er février 1941 | Promu chef de bataillon |
| 5 mai 1941 | Départ de Nouméa du corps expéditionnaire du Pacifique sur le Zealandia |
| Été 1941 | Entraînement en Australie puis arrivée au Moyen-Orient |
| 1er octobre 1941 | Promu lieutenant-colonel |
| Décembre 1941 | Départ vers la Libye avec la 1re Brigade française libre |
| Janvier 1942 | Combats d’Halfaya et de Tengeder |
| 14 février 1942 | Installation à Bir Hakeim |
| 27 mai 1942 | Début de la bataille de Bir Hakeim |
| 1er-3 juin 1942 | Opération de Rotonda-Segnali |
| 6-9 juin 1942 | Intensification des attaques sur la position |
| 9 juin 1942 | Tué dans le bombardement du PC du Bataillon du Pacifique |
| 11 mai 1943 | Compagnon de la Libération à titre posthume |
| Après-guerre | Corps transféré au cimetière militaire de Tobrouk |
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Source 1 | Source 2 | Décision retenue |
|---|---|---|---|
| Date de naissance | En-tête Ordre : 4 avril 1905 | Corps Ordre + SHD GR 8 YE : 5 avril 1905 | 5 avril 1905 |
| Prénoms | Ordre : Félix BROCHE | SHD GR 8 YE : Félix Lazare Célestin BROCHE | Félix Lazare Célestin BROCHE |
| Circonstances de la mort | Certaines sources secondaires : protection de la retraite | Ordre + musée de l’Armée : bombardement du PC le 9 juin | Tué au PC lors d’un bombardement |
| Croix des services militaires volontaires | Wikipédia : décoration attribuée | Non retrouvée dans la liste actuelle de l’Ordre | Mention avec réserve |
| Médaille coloniale | Certaines sources secondaires | Non confirmée dans la notice institutionnelle de l’Ordre | Non retenue comme certaine |
Sources consultées
Ordre de la Libération — Félix BROCHE. Source institutionnelle principale pour la carrière militaire, le commandement à Tahiti et dans le Pacifique, le ralliement à la France libre, le Bataillon du Pacifique, la campagne de Libye, Bir Hakeim, la mort, la sépulture et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/felix-broche
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Confirmation de la cote 1 A 152, des propositions de citations du 16 septembre 1942, du décret n° 1007 du 11 mai 1943, de la carte de Compagnon n° 253 et du diplôme n° 666.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Service historique de la Défense — Répertoire GR 8 YE, A-E. Confirmation de l’identité complète Félix Lazare Célestin BROCHE, de son grade de lieutenant-colonel, de sa naissance le 5 avril 1905, de son décès le 9 juin 1942 et de la cote GR 8 YE 63556.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/SHDGR_REP_8YE_A-E.pdf
Musée de la Résistance en ligne — Ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France libre. Source iconographique et documentaire sur le départ du Bataillon du Pacifique de Nouméa le 5 mai 1941 et sur Félix BROCHE auprès du gouverneur Henri SAUTOT.
https://museedelaresistanceenligne.org/media2963-Allocution-du-gouverneur-Henri-Sautot-Nouma-le-19-septembre-1940
Ministère des Armées — Ari Wong Kim, dernier survivant du Bataillon du Pacifique. Source pour la composition du contingent du Pacifique, son départ vers l’Australie et le Moyen-Orient et son engagement à Bir Hakeim.
https://www.defense.gouv.fr/actualites/ari-wong-kim-dernier-survivant-du-bataillon-du-pacifique-est-mort
Musée de l’Armée — Les objets phares de “Combattants de Bir-Hakeim”. Source indépendante confirmant que Félix BROCHE et Pierre DUCHÉ DE BRICOURT furent tués le 9 juin 1942 lors du bombardement de leur poste de commandement.
https://www.musee-armee.fr/magazine/les-objets-phares-de-combattants-de-bir-hakeim.html
Ordre de la Libération — Lettre d’information, octobre 2024. Source pour la pérennité de la mémoire militaire de Félix BROCHE et la promotion EMIA 1979-1980 qui porte son nom.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-octobre-2024
Wikipédia — Félix BROCHE. Notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; utilisée notamment pour le contrôle des grades, de la bibliographie, de certains lieux de mémoire et de la Croix des services militaires volontaires, non confirmée par une source primaire lors des présentes recherches.
https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Broche