La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Résistance à La Réunion durant la Seconde Guerre mondiale :

Existence de la Résistance locale

  • L’île est restée sous régime de Vichy jusqu’au ralliement à la France Libre intervenu après l’opération menée par le contre-torpilleur Free French Le Léopard du 28 au 30 novembre 1942.
  • Des réseaux clandestins, notamment animés par des cellules communistes dirigées par Léon de Lépervanche, existaient dès 1941 et ont joué un rôle décisif dans la mobilisation populaire durant la libération.
  • Des résistants réunionnais tels que le prince Vinh San (radio amateur), Jean Joly (membre du mouvement Combat, déporté à Mauthausen et revenu), Wilfried Enault (déporté Nacht und Nebel), et Raymond Decugis (Compagnon de la Libération, tué pendant la prise du port) sont documentés.

Déroulement du débarquement et de la libération

  • 28–30 novembre 1942 – Bataille de La Réunion : Le Léopard mène un débarquement pour chasser le gouvernement vichyste. Les forces Vichy opposent une résistance à Le Port, causant des victimes civiles (Michèle Boina, Blanche Irène Rebela, Maurice Odon), mais le gouverneur Aubert capitule le 30 novembre. Le ralliement rend La Réunion le premier territoire français libéré.
  • À Saint-Denis, une action communiste permet la prise de la mairie par Léon de Lépervanche et la formation d’un comité de sécurité publique.

Héros, victimes et survivants

Chefs et figures de la Résistance

  • Léon de Lépervanche : cadre communiste local, figure majeure de la prise de Port et de la résistance. Zoomé dans les hommages commémoratifs récents.
  • Prince Vinh San (Duy Tân) : premier radio amateur de l’île, capté l’Appel du 18 juin, interné, puis embarqué sur Le Léopard, décoré de la médaille de la Résistance avec rosette en mars 1945.
  • Jean Joly, réunionnais engagé dans Combat, déporté à Mauthausen, revenu et honoré de décorations majeures (Commandeur Légion d’honneur, Médaille de la Résistance) Wikipédia.
  • Wilfried Enault, également réunionnais, déporté NN, mort en camp de concentration.
  • Raymond Decugis, ingénieur, Compagnon de la Libération, tué au Port en tentant de négocier.

Victimes civiles notables

  • Michèle Boina, Blanche Irène Rebela et Maurice Odon tués au Port entre le 28 et 30 novembre 1942.

Survivants marquants

  • Prince Vinh San, Jean Joly, Wilfried Enault (mort en camp), Léon de Lépervanche, parmi les volontaires FFL et membres clandestins actifs.

Conséquences

  • Libération depuis fin novembre 1942, faisant de l’île le premier territoire à rejoindre la France Libre.
  • Transition politique rapide : remplacement du gouverneur vichyste, élections municipales de 1945 dans le calme.
  • Montée en puissance du PCF local, nomination de Léon de Lépervanche comme figure centrale.
  • Forte implication réunionnaise dans la libération et les FFL (1 300 volontaires, 200 départs effectifs).

Références bibliographiques

  • La vie politique à La Réunion, 1942‑1963 — Yvan Combeau, SEDES, 2001. Analyse détaillée de la période charnière, mobilisation politique et résistants.
  • Une île dans la guerre — Bernard Marek & Guy Bourau-Glisia, Azalées, 1992. Contexte local, événements et implications des Réunionnais.
  • Espérance (Martin J.-C.), L’île de La Réunion de 1939 à 1945, DEA, Aix‑Marseille, 1896. Analyse politique et sociale durant la guerre.

Références internet

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