Gabriel Joseph Marie PÉRI 9 février 1902, Toulon (Var) 15 décembre 1941, Fort du Mont-Valérien (Suresnes, Hauts-de-Seine)
Issu d’une famille corse, fils d’un comptable marseillais, Gabriel PÉRI suit ses études à Marseille (lycées Périer et Thiers), brillant écolier, mais abandonna le baccalauréat en raison d’une tuberculose. Il entre en politique très tôt : jeunesse socialiste à 15 ans, puis Jeunesse communiste dès 1920, s’imposant rapidement comme dirigeant au PCF et journaliste à L’Humanité.
Membre influent du Comité central du PCF de 1924 à 1929, réintégré en 1932, vice-président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale en 1936, il s’oppose fermement au fascisme et défend l’Espagne républicaine .
Dès septembre 1939, malgré la dissolution du PCF, il participe à L’Humanité clandestine puis rejoint la Résistance active à partir de 1941.
Arrestation et exécution
Arrêté le 18 mai 1941 à Paris, probablement dénoncé ou localisé via la police française. Interné à la Santé, transféré au fort du Mont-Valérien, il est fusillé comme otage avec 69 autres le 15 décembre 1941 en représailles d’actions communistes et FTP
Camarades de combat
Collaborateurs confirmés dans la clandestinité : Maurice Thorez, Jacques Duclos, Benoît Frachon — tous dirigeants PCF entrant progressivement dans la clandestinité et la Résistance active.
Décorations
- Médaille de la Résistance (à titre posthume) – décret n° 47-206 du 16 janvier 1947 Wikipédia
Rues et lieux de mémoire
Une place à Toulon, plusieurs rues, écoles, lycées, et même stations de métro à Paris, Lyon, Toulouse, ainsi que la Fondation Gabriel Péri sont nommées en son honneur. Sa plaque figure également sur le Panthéon et plusieurs monuments aux morts reconnue « mort pour la France ».
Références bibliographiques
- Les lendemains qui chantent, Gabriel PÉRI, présenté par Louis Aragon, Éditions Sociales, 1947. Recueil posthume de sa lettre d’adieux et témoignages.
- Gabriel Péri, la double loyauté, Robert Montdargent, Le Temps des Cerises, 2001. Biographie intermédiaire soulignant ses dilemmes politiques.
- Le PCF dans la guerre, Stéphane Courtois, Ramsay, 1980. Analyse du rôle des dirigeants morts en Résistance, dont Péri.
Références internet
- Wikipédia (fr) – Gabriel Péri : biographie complète, fonctions, arrestation, exécution et décoration posthume. Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_P%C3%A9ri
- Maitron – notice PÉRI Gabriel : confirmation des dates, militantisme et martyr mort pour la France.Lien : https://maitron.fr/peri-gabriel-joseph-marie-ecrit-habituellement-peri-gabriel/
- Musée de la Résistance en ligne – Gabriel Péri : résumé de l’activité politique et de la Résistance. Lien : https://museedelaresistanceenligne.org/media5814-Gabriel-Pri
- Mont-Valérien – hommage aux fusillés 15 décembre 1941 : mention de son exécution comme otage.Lien : https://www.mont-valerien.fr/…/fuseilles-du-15-decembre-1941
- Herodote.net : contexte des otages fusillés au Mont-Valérien, dont Péri. Lien : https://www.herodote.net/15_decembre_1941-evenement-19411215.php