Le charnier de la Butte de la Maltière (Saint‑Jacques‑de‑la‑Lande, Ille‑et‑Vilaine) :
La Butte de la Maltière, ancien stand de tir militaire réquisitionné dès 1940, fut le théâtre de multiples exécutions (fusillades) de résistants et d’otages, de septembre 1940 à juillet 1944, sous l’occupation allemande (Tribunal militaire FK 748 de Rennes).
Environ 70 à 110 personnes y furent exécutées, majoritairement entre décembre 1942 (25 fusillés) et juin–juillet 1944.
Le mémorial actuel, inauguré en 2017, recense 76 à 83 noms gravés sur stèles, en hommage aux victimes.
Les exécutions comprenaient des résistants FTP, OS, condamnés à mort par le Tribunal militaire allemand, suivis par des exécutions sommaires attribuées à la Milice et à la police de Vichy.
Parmi les noms connus figurent
- Louis Bodeur (fusillé le 23 juin 1944),
- Jean Le Floch,
- Yves Manach
- Yves Page (fusillés le 12 mars 1944),
ainsi que six autres patriotes en juillet 1944.
Victimes identifiées comme chefs significatifs
Aucune source officielle n’identifie parmi les fusillés de la Maltière une figure notable de la Résistance bretonne dont le profil serait comparable à celui d’un leader régional. Aucun nom de chef réputé n’est mentionné dans les bases telles que le Maitron ni sur Wiki Rennes.
Survivants
Aucune source consultée (site municipal, musées de la Résistance, Wiki Rennes) ne mentionne un survivant des exécutions à la Maltière. Toutes les victimes furent abattues, souvent sans jugement, et inhumées sur place.
Mémoire et monument
Un mémorial, comprenant 76 stèles individuelles et un totem avec les noms des victimes, a été inauguré le 30 décembre 2017, en présence de 400 personnes. Des cérémonies annuelles sont organisées chaque 30 décembre depuis 1947.
Une réplique du monument existe également au Carré des Résistants, cimetière de l’Est à Rennes.
Références bibliographiques
- Les hauts lieux de la Résistance en Bretagne, Alain Lefort et Bernard Lucas, Ouest‑France, 1991. Analyse détaillée des sites de la Résistance bretonne, avec un chapitre consacré à la Butte de la Maltière, son usage, ses victimes, et son rôle symbolique.
- Les Heures douloureuses de Rennes, Olivier Ladam, nouv. éd., Les Nouvelles, 2006. Chapitre sur la répression à Rennes et Saint‑Jacques, notamment les fusillades du 30 décembre 1942 avec portraits des victimes.
- Saint‑Jacques‑de‑la‑Lande : la Maltière, lieu de mémoire, Renée Thouanel‑Drouillas (dir.), Pôle Jean Moulin, 2015. Livret de 24 pages rédigé à l’occasion du 75e anniversaire du 30 décembre 1942. Propose l’historique précis du lieu, biographies de fusillés, évolution du mémorial.
Références internet
- Ville de Saint‑Jacques‑de‑la‑Lande – “La butte des fusillés de la Maltière” : description historique du site, bilan des exécutés (47 entre mars et juillet 1944), jeune âge des victimes, description des cérémonies. Lien : https://www.st-jacques.fr/cadre-de-vie/la-butte-des-fusilles-de-la-maltiere/
- Musée de la Résistance en ligne – “Butte des fusillés de la Maltière” : 70 patriotes exécutés entre septembre 1940 et juillet 1944, mention des condamnations par tribunal militaire, cas de Louis Bodeur, Jean Le Floch, Yves Manach, Yves Page. Lien : https://museedelaresistanceenligne.org/media10662-Butte-des-fusills-de-la-Maltire-Saint-Jacques-de-la-Lande-Ille-et-Vilaine
- Wiki‑Rennes – “Butte des fusillés de la Maltière” : détails chiffrés des fusillades par dates et mouvements résistants, mention du procès militar allemand FK 748. Lien : https://www.wiki-rennes.fr/Butte_des_Fusill%C3%A9s_de_la_Malti%C3%A8re
- Pôle Jean Moulin (PDF) : livret historique de 2015, description du site, chiffres (76 fusillés), premières cérémonies dès 1947. Lien :