Sur le plateau du Bouguen à Brest, juste à proximité de l’ancienne prison civile, les Allemands exécutèrent sommairement des résistants brestois internés, le 6 juillet 1944.
Ceux-ci avaient été détenus à la prison de Pontaniou. Il ne s’agit pas d’un combat armé mais d’une cruelle répression
Les victimes étaient des résistants, notamment du secteur de Saint‑Pol‑de‑Léon, internés à Brest.
Les bourreaux étaient les forces d’occupation allemandes, agissant sans procès, dans le cadre de la répression des actions de résistance en Bretagne.
Héros et morts
Au moins 17 résistants furent fusillés ce jour-là.
Parmi eux François STÉPHAN (alias Fañch Stephan), mort le jour même de ses 40 ans, ainsi que Viaron, Hily, Kervella et d’autres camarades issus du PCF ou du réseau local.
Les corps furent découverts en 1962 lors de travaux sur le plateau et identifiés comme ceux des résistants fusillés le 6 juillet 1944
Ces exécutions constituaient un acte de terreur destiné à décourager la Résistance en Bretagne.
À la Libération, les restes furent exhumés puis inhumés à Saint‑Pol‑de‑Léon conformément aux familles.
Une reconnaissance officielle intervint: mentions « Mort pour la France », Légion d’honneur, Médaille de la Résistance
Rues ou lieux de mémoire
Le plateau du Bouguen à Brest est marqué par une stèle commémorative, érigée sur l’emplacement des exécutions, dédiée aux résistants fusillés.. Le monument est mentionné sur un site de mémoire locale
Références bibliographiques
- Histoire du maquis de Saint Connan Coat Mallouen, Jean Dathanat, auto‑édition, 1994. Analyse des maquis bretons, contexte des actions en Côtes‑d’Armor, même si il ne détaille pas spécifiquement les fusillés du Bouguen, il situe le climat régional.
- Résistance et conscience bretonne, 1940‑1945, l’hermine contre la croix gammée, Jean‑Jacques Monnier, Yoran Embanner, 2007. Étude globale sur la Résistance en Bretagne mentionnant notamment les réactions allemande à Brest et les événements du plateau du Bouguen.