Germaine SABLON, nom complet Germaine Berthe Sablon, est née le 19 juillet 1899 au Perreux‑sur‑Marne (Val‑de‑Marne), fille du compositeur Charles Sablon et sœur des musiciens André, Jean et Marcel Sablon .
Formée au piano et au chant classique (élève de Bora Lévy) et aux cours de comédie de Charles Dullin, elle commence sa carrière comme chanteuse d’opérettes à 16 ans, puis se lance dans le cinéma muet dès 1919
Dès 1941‑1942, en pleine guerre, Germaine Sablon rejoint le réseau Carte d’André Girard, opérant dans la clandestinité sous le pseudonyme « Tante Aurélie » dans le Sud (Agay), tout en poursuivant sa carrière artistique.
En décembre 1942, elle rejoint la France libre, s’exile à Londres, où elle enregistre au studio d’Ealing le 31 mai 1943 la première version du Chant des Partisans, paroles de Joseph Kessel et Maurice Druon, musique d’Anna Marly.
Elle est membre du réseau Carte, structure de résistance antiallemande opérant en zone sud, en relation avec les Forces françaises libres à Londres.
Missions et actions
- Clandestinité et actions sur le terrain (liaison, diffusion de messages, hébergement de résistants) sous couverture artistique en zone sud.
- Enregistrement et diffusion clandestine du Chant des Partisans, hymne emblématique de la Résistance.
- Ces actions ont eu un impact fort sur le moral des résistants en France occupée.
Camarades de combat
Elle collabore avec Joseph Kessel, Maurice Druon et Anna Marly à Londres via la musique et la mise en place du chant des résistants.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Germaine reprend sa carrière artistique, interprète « Trois chansons de la Résistance » en 1944 (film produit à Londres), et poursuit une carrière dans le chant et le cinéma jusqu’en 1956.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur (1951)
- Croix de guerre 1939–1945
- Médaille de la Résistance Wikipédia+1Wikipédia+1
Les dates des décrets n’ont pas été trouvées dans les sites officiels de l’Ordre de la Libération ou Base Léonore.
Rues ou lieux de mémoire
En 2020, Saint‑Raphaël a honoré sa mémoire par une plaque commémorative.
Sources consultées (date de vérification : 13 juillet 2025)
Maitron Résistance, Fondation de la Résistance, Musée de la Résistance en ligne, Mémoire des Hommes, Base Léonore, Ordre de la Libération, Gallica, Service Historique de la Défense, Wikipédia (fr./en.), Ville de Saint‑Raphaël, Var‑Matin.
Références bibliographiques
- Le réseau Carte. Histoire d’un réseau de la Résistance, Thomas Rabino, Perrin (2008) : Étude structurée du réseau Carte, incluant le rôle des femmes comme Germaine Sablon.
Trois chansons de la Résistance, film Ealing (1944) : Illustrant l’action artistique clandestine en exil.
Germaine Sablon and Le Chant des Partisans, Matt Eaton, Substack (2025) : Analyse contemporaine de l’impact du chant et du rôle de Sablon.
Références internet
- Wikipédia Fr/En : fiche biographique (dates, carrière, décorations, résistance) .
Var‑Matin : article sur honneur rendu à Saint‑Raphaël en 2020, avec contexte et pseudonyme “Tante Aurélie” .
Ville de Saint‑Raphaël : compte rendu de l’hommage municipal .