La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Le journal clandestin Le Marseillais est créé à l’automne 1943 à Marseille, dans un contexte de réorganisation de la Résistance méridionale et universitaire. Il est fondé par l’Organisation Universitaire (OU) des MUR sous l’impulsion d’Albert Chabanon, normalien, résistant et rédacteur en chef, pour toucher prioritairement les étudiants, lycéens et jeunes intellectuels marseillais.

Organisation

  • Rédacteur en chef : Albert CHABANON (« Valmy »).
  • Équipe de rédaction : membres de l’OU dont René MARIANI et Guy FABRE, assurant la rédaction, la dactylographie et la diffusion.
  • Diffusion : via le réseau de l’OU, au sein des facultés et lycées, puis au-delà dans le milieu ouvrier marseillais et les groupes MUR.

Actions pendant la Résistance

  • Publication d’articles politiques appelant à l’action contre l’occupant et le régime de Vichy.
  • Diffusion d’informations sur la situation militaire, les répressions locales, et l’organisation des maquis.
  • Formation idéologique de la jeunesse résistante en vue de la Libération.
  • Coordination des actions avec d’autres journaux MUR et la presse clandestine méridionale (Libération, Franc-Tireur, Combat).

Ses réseaux

Le Marseillais était intégré au réseau Organisation Universitaire des MUR, et par extension aux Mouvements Unis de la Résistance (MUR) et à l’Armée Secrète (AS) en région R2. Il travaillait également en coordination avec la presse clandestine nationale via le MLN (Mouvement de Libération Nationale).

Ses chefs

  • Albert CHABANON, fondateur et rédacteur en chef.
  • Guy FABRE, responsable politique de l’OU, collaborateur éditorial.
  • René MARIANI, adjoint à l’OU, contributeur et distributeur.

Ses morts

Le Marseillais perdit son équipe dirigeante lors de la répression de l’OU en juin-juillet 1944, entraînant sa fin.

Le journal cesse de paraître en juillet 1944, après l’arrestation et l’exécution de son équipe. Il n’a pas eu de reprise officielle après la Libération, mais son héritage intellectuel perdura dans la presse étudiante et militante marseillaise d’après-guerre.

Références bibliographiques

  • Midi rouge, ombres et lumières. Histoire politique et sociale de Marseille et des Bouches-du-Rhône (1930-1950), Tome 3 – Résistance et Occupation, par Robert Mencherini, Éditions Syllepse, Paris, 2011. Cet ouvrage retrace la vie politique et résistante de Marseille, consacre plusieurs pages au journal Le Marseillais, son organisation au sein de l’OU et sa répression.
  • Albert Chabanon, résistant et normalien marseillais, par Michel David, Éditions CRDP, Marseille, 1990. Biographie d’Albert CHABANON présentant son rôle dans la création et la rédaction du journal Le Marseillais et son exécution à Signes.

Références internet

Notice sur Albert Chabanon, fondateur du journal Le Marseillais, décrivant sa création, son organisation, ses collaborateurs et son arrêt brutal en 1944.

Article retraçant l’histoire du journal clandestin Le Marseillais, sa ligne éditoriale, ses rédacteurs et son rôle dans la mobilisation de la jeunesse.

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