La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Fondée en janvier 1942 à Toulouse par Abraham Polonski (« Monsieur Pol »), David Knout et le rabbin Paul Roitman, sous le nom Main forte (préfiguration de l’AJ).

En 1943, après accord avec le Mouvement de jeunesse sioniste (MJS) et les Éclaireurs israélites de France (EIF), elle devient Organisation juive de combat (OJC), reconnue comme mouvement de Résistance.

Sous sa direction figuraient A. Polonski, Lucien Lublin, Dika Jefroykin, Jules Jefroykin (JOINT), Simon Levitte (MJS), Robert Gamzon (EIF), et d’autres leaders juifs du Mouvement.

Actions pendant la Résistance

  • Engagement initial dans le sauvetage des Juifs (passage en Espagne, faux papiers, exfiltrations depuis camps d’internement).
  • Dès 1943, développement de corps francs armés dans le Tarn (maquis du Rec, de l’Espinassier), la Montagne Noire, Lyon, Nice, Limoges et Paris.
  • Création de la Troupe Trumpeldor dans le Tarn, maquis d’environ 900 combattants en juillet 1944, levée des drapeaux bleu-blanc étoile de David aux côtés du drapeau français.
  • Participations actives aux combats de libération autour de Castres, Puy‑en‑Velay, Lyon, Nice, en coordination avec l’Armée Secrète et les FFI.

Réseaux et alliances

  • Coopération étroite avec les EIF, MJS, OSE, Joint, réseaux communistes (FTP-MOI), Solidarité, et Comité Amelot.
  • Collaboration avec les réseaux non-juifs permettait un soutien logistique, relais d’armes et liaison radio.

Chefs, héros et victimes

  • Abraham Polonski, Lucien Lublin, David Knout, Dika Jefroykin, Jacques Lazarus, Georges & Lili Garel, Maurice Loebenberg (“Cachoud”), Joseph Bass, René Kapel, René Polski, parmi plusieurs autres.
  • Maurice Loebenberg, responsable des faux papiers à Nice, a été arrêté, torturé à mort par la Gestapo en 1944.
  • En mai 1944, au moins 25 membres déportés dans le dernier wagon de Drancy ; 27 s’évadèrent, dont Jacques Lazarus.

Fin et héritage

  • Reconnaissance officielle comme mouvement FFI et intégration aux opérations de libération à l’été 1944.
  • Après la guerre, anciens membres de l’AJ/OJC s’impliquent dans la fondation de l’État d’Israël, l’accueil des réfugiés juifs, et d’autres actions communautaires.
  • L’organisation cesse d’exister à la Libération, ses éléments étant absorbés par les structures politiques et militaires post‑guerre.

Références bibliographiques

  • Soldats bleus dans l’ombre – Le commandant Guillaudot et ses gendarmes dans la Résistance, par Gilbert Charles, Éditions du Cercle d’or, Paris, 1978. Cet ouvrage retrace l’engagement de Maurice GUILLAUDOT et de ses hommes dans la Résistance, mettant en lumière leur courage et leur détermination.
  • Le sauvetage des enfants juifs, Georges Garel et Katy Hazan, Le Manuscrit, 2012. Apporte un éclairage complémentaire sur les réseaux juifs en résistance (OSE/OJC) et leurs actions humanitaires.
  • Le Dernier Wagon, Jean‑François Chaigneau, Éditions Julliard, 1981. Récit émouvant relatant l’arrestation, la déportation des membres de l’OJC, les 51 otages, et les évasions.
  • Une vocation communautaire – Les réseaux de résistance juifs, Marc Fineltin, éditions X, 2002. Analyse globale des deux grandes organisations juives, l’AJ/OJC, MJS, EIF, OSE, leur fonctionnement et héritage.

Références internet

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