L’Armée Secrète (AS) en Corse, structure de la Résistance intérieure française, a bien déployé des réseaux en Corse, notamment dans la région du Cap‑Corse et autour de Bastia, intégrant anciens officiers, combattants et gendarmes locaux. Sa présence corse est mentionnée dans les archives de l’opération de libération de l’île et des structures collaborant avec les réseaux Pearl Harbour et Scamaroni.
En lien étroit avec les réseaux gaullistes (Pearl Harbour / R2 Corse) et le réseau Scamaroni, elle couvrait le renseignement militaire et la préparation de sabotages.
Actions et domaine de coopération
- Coopération active avec le réseau Pearl Harbour (R2 Corse) et Scamaroni, notamment pour les transmissions radio et l’afflux d’armes via le sous‑marin Casabianca.
- Participation indirecte à la préparation de l’insurrection de septembre 1943 en écho aux opérations du FN corse et au débarquement allié.
Chefs, héros et victimes
- Des figures comme Archange RAIMONDI et Jean‑Simon CODACCIONI, liées à la résistance et au réseau R2 Corse, figuraient parmi les acteurs de l’AS.
- Ce réseau a également subi des pertes : plusieurs résistants ont été arrêtés, exécutés (ex. Jean–Simon CODACCIONI, Archange Raimondi), ou déportés.
- Le réseau R2 Scamaroni est élargi au sein de l’AS.
Avec l’insurrection générale lancée le 8–9 septembre 1943 suite à l’armistice italien, l’AS corse a progressivement fusionné avec les FFI et le Front National, participant à la libération de la Corse, y compris Bastia.
Après octobre 1943, elle perd sa structure autonome, intégrée dans les structures militaires nationales.
Monument commémoratif
- À Bastia, un monument de la Résistance fait référence à l’ensemble des réseaux, y compris l’AS.
- Des plaques à Cap‑Corse commémorent les résistants tombés (Réseau R2, AS) ; la statue et les cérémonies annuelles (8–9 septembre) honorent leur mémoire.
Références bibliographiques
- La Résistance en Corse. Anthologie du drame insulaire, Hélène Chaubin, AERI, 2007 – récit détaillé des réseaux FN, AS, Pearl Harbour, et des modes d’organisation territoriale.
- La Corse à l’épreuve de la guerre 1939–1943, Hélène Chaubin, Vendémiaire, 2012 – analyse approfondie des structures résistantes y compris l’AS.
- Opération « Vésuve » : L’histoire très secrète de la libération de la Corse, Henri-Christian Giraud, Éd. du Cerf, 2023 – contexte militaire intégrant le rôle des réseaux clandestins corses.
Références internet
- Musée de la Résistance en ligne – section Opérations sous‑marines et réseaux corses ; détail des liaisons R2/AS – https://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=74&sstheme=701&theme=140
- Wikipédia – Libération de la Corse : mention de l’insurrection préparée par l’AS en coordination avec la Résistance locale – https://fr.wikipedia.org/wiki/Libération_de_la_Corse
- AJPN Bastia – vestiges et mémoire de la Résistance dans la région bastiaise pendant l’occupation – https://www.ajpn.org/commune-Bastia-en-1939-1945-20033.html