OPÉRATION JOSEPHINE B
En mai 1941, la section française du SOE, en coordination avec la France libre et la RAF, planifie le sabotage de la station de transformateurs de Pessac, près de Bordeaux.
L’objectif : priver la base sous-marine allemande en électricité. Après un premier échec avec parachutage manqué, l’opération est confiée à Forman, Cabard et Varnier, parachutés dans la nuit du 11 au 12 mai 1941.
Ils retardent l’action jusqu’à trouver un camion, puis passent en bicyclette. Dans la nuit du 7 au 8 juin, ils posent des charges magnétiques sur huit transformateurs — six sont détruits — et s’échappent vers l’Espagne via les Pyrénées.
Les héros
- Sergent Jean Forman,
- Sous-lieutenants Raymond Cabard et André Varnier
- Joël Le Tac, qui guide la réorganisation et la réussite finale.
Risques
L’opération, périlleuse (nocturne, isolation, récupération par sous-marin avortée), a été menée sans pertes chez les agents.
En revanche, la communauté locale subit des représailles : 250 internements, couvre-feu strict et 12 soldats allemands fusillés pour négligence.
Conséquences
- Déconnexion de la station pendant plusieurs mois
- Perturbations logistiques majeures : trafic ferré, sous-marins, usines
- Premier succès concret du SOE en France, renforçant sa légitimité.
Références bibliographiques
- SOE in France: An Account of the Work of the British Special Operations Executive in France 1940–1944, par M. R. D. Foot, H.M.S.O., 1966. Référence classique sur l’ensemble des opérations SOE, incluant Josephine B.
- Operation Josephine B: Sabotage of Pessac Power Station in France, par Henri Noguères, Family Publications, 1981. Analyse détaillée basée sur les rapports SOE, avec témoignages et impact stratégique.
Références Internet
- Gendarmerie nationale : https://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Josephine_B
Article synthétique présentant la chronologie de l’opération, les acteurs et le succès tactique.