La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

L’Union soviétique lance simultanément plusieurs offensives massives, avec l’objectif explicite de briser définitivement le front allemand en Pologne, en Prusse orientale, en Silésie et en Hongrie, et de marcher sur Berlin.

L’Armée rouge dispose d’une supériorité écrasante en hommes, en matériel, en aviation. L’Allemagne, à bout de forces, est incapable d’endiguer la tempête qui se lève.

Situation territoriale au 1er janvier

  • Front stabilisé sur la Vistule (Sandomierz, Magnuszew, Puławy).
  • Budapest est totalement encerclée depuis fin décembre.
  • Les Soviétiques tiennent l’est de la Slovaquie, le nord de la Serbie, la Hongrie centrale, et approchent de la Prusse orientale.
  • L’Allemagne conserve encore :
    • Varsovie, Cracovie, Poznań, Breslau, Königsberg.
    • Des lignes désorganisées, tenues par des troupes épuisées ou de fortune.

Opérations majeures

1. Opération Vistule-Oder (12 janvier – 2 février)

  • Objectif : percée de la Pologne centrale jusqu’à la ligne Oder-Neisse.
  • Lancements simultanés depuis les têtes de pont de Sandomierz, Magnuszew, Puławy.
  • Forces engagées :
    • Plus de 2,2 millions de soldats soviétiques, 4 000 chars, 30 000 pièces d’artillerie, 5 000 avions.
  • Principales villes libérées :
    • Varsovie (17 janvier)
    • Cracovie (19 janvier)
    • Łódź, Radom, Poznań (encerclée)

2. Offensive en Prusse orientale

  • Percée vers Königsberg, Elbing, Tilsit.
  • L’Armée rouge coupe les forces allemandes du reste du Reich.
  • Début de l’évacuation civile allemande à grande échelle (via la mer Baltique).

3. Bataille de Budapest

  • Siège intensifié à partir du 1er janvier.
  • Combats de rue extrêmes, jusqu’au château et au pont des Chaînes.
  • Les Allemands résistent dans les quartiers ouest.
  • Tentatives de percée SS échouent (Opérations Konrad I–III).

Pertes et forces en présence

  • URSS :
    • Pertes estimées pour janvier : 300 000 hommes (tués/blessés).
    • Engagement massif et efficace : la logistique suit grâce aux chemins de fer reconstruits.
  • Allemagne :
    • Pertes estimées : 450 000 hommes (tués, blessés, capturés).
    • Des milliers de soldats se rendent sans combattre, moral en ruine.
    • Des unités de Volkssturm et Hitlerjugend déployées en désespoir de cause.

État du terrain

  • Hiver rude, mais les rivières gelées facilitent les franchissements.
  • Le gel permet la manœuvre blindée sur terrain dur.
  • Les villes allemandes sont fortifiées, piégées, mais isolées les unes des autres.

Points d’accrochage et batailles

  • Varsovie : ville abandonnée par les Allemands, reprise sans grands combats.
  • Cracovie : préservée de la destruction grâce à une retraite rapide allemande.
  • Poznań : encerclée fin janvier, future bataille urbaine.
  • Königsberg et Prusse orientale : défense acharnée, ralentissement soviétique.
  • Budapest : combats de rue violents dans le quartier du château, le Danube gèle par endroits.

Résistances rencontrées

  • Quelques unités SS et paras tiennent encore des forteresses urbaines (Poznań, Königsberg, Budapest).
  • Résistances locales autour de la Haute-Silésie (zones industrielles).
  • Le commandement allemand interdit tout repli, provoquant des encerclements massifs.

Succès soviétiques

  • Percée stratégique totale : en 3 semaines, l’Armée rouge atteint l’Oder, à 70 km de Berlin.
  • Destruction des forces allemandes en Pologne.
  • Évacuation allemande de la Prusse orientale en chaos.
  • Budapest sur le point de tomber.

Échecs soviétiques ou ralentissements

  • Königsberg et Courlande : poches résistent toujours.
  • Poznań et Budapest : combats urbains sanglants, ralentissement des opérations de percée.
  • Difficultés logistiques temporaires à l’approche de l’Oder.

Décisions stratégiques

URSS :

  • Préparation de l’offensive finale contre Berlin (reportée au printemps pour consolidation).
  • Prise prévue de Breslau, Dantzig, Stettin, Vienne.
  • Coordination accrue avec les armées alliées (rencontre envisagée sur l’Elbe).

Allemagne :

  • Hitler interdit tout repli, refusant l’évidence de la défaite.
  • Tentative de contre-attaque en Hongrie pour libérer Budapest (Opération Konrad) : échec total.
  • Déclenchement de la politique de la terre brûlée à l’Est.

Perspectives

Janvier 1945 est le mois de la fracture stratégique irréversible.

L’Allemagne perd la Pologne, voit la Prusse orientale isolée, la Silésie menacée, Budapest piégée, l’Oder franchi.

L’Armée rouge est désormais à quelques jours de marche de Berlin.

L’effondrement militaire du Reich est imminent.

Il ne reste plus à l’Armée rouge qu’à frapper le dernier coup au cœur de l’Allemagne — ce sera l’objectif des mois suivants.

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