La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

PLANTIER Maurice Paul Max

Maurice Paul Max PLANTIER, né le 8 mai 1913 à Venelles (France), mort le 19 août 1944 à Aix-en-Provence (France)

Maurice Plantier est un résistant français connu sous l’alias « Gustave ». Né à Venelles, dans les Bouches-du-Rhône, il est issu d’une famille d’instituteurs. Français de nationalité, il exerce avant-guerre une activité de représentant de commerce, après avoir effectué son service militaire au 2e Bataillon de l’Air.

Jeunesse et formation

Fils d’instituteurs, Maurice Plantier grandit à Venelles. Son parcours le mène à Aix-en-Provence, où il s’installe et travaille ensuite dans le secteur hospitalier comme infirmier psychiatrique. Ses engagements républicains et sa proximité avec des militants locaux de la SFIO sont attestés par des notices biographiques concordantes, qui soulignent l’ancrage précoce de ses convictions politiques et civiques.

Engagement dans la Résistance

Mobilisé en 1939, il participe à la campagne de France au sein du 141e Régiment d’infanterie alpine. Fait prisonnier le 25 juin 1940 à Saint-Dié, il est interné en Allemagne et s’évade en février 1941.

De retour en France, déterminé à reprendre le combat, il s’engage dans la Résistance en octobre 1942 au sein du réseau de renseignement britannique « Jean-Marie » (Buckmaster), avant de rejoindre le mouvement Combat. Son activité clandestine est décrite comme particulièrement intense, au point qu’il devient rapidement un organisateur central et un relais de coordination entre responsables départementaux et régionaux.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Les sources officielles et associatives convergent pour le rattacher au mouvement Combat, aux Mouvements unis de Résistance (MUR) et au réseau britannique « Jean-Marie » (Buckmaster).

Il est décrit comme adjoint du chef départemental de Combat, puis des MUR dès leur mise en place en 1943. Dans la phase régionale, il devient l’adjoint de Max Juvénal, chef des MUR pour la région R2 (Marseille), couvrant plusieurs départements du Sud-Est.

Missions et actions

Ses missions relèvent à la fois du renseignement, de la structuration clandestine et de l’action opérationnelle. Dans le cadre du réseau « Jean-Marie », il participe à l’organisation et à la circulation d’informations au profit des Alliés.

Dans Combat puis les MUR, il occupe des fonctions d’état-major clandestin, avec des responsabilités de coordination et d’appui aux dispositifs locaux, notamment sur des questions sensibles comme la recherche de terrains de parachutage et l’orientation de réfractaires vers les maquis.

Arrêté par la Gestapo le 27 avril 1943, à la veille d’un départ prévu pour Londres, il subit l’internement successif (Marseille, Fresnes, Compiègne).

Le 22 décembre 1943, il s’évade spectaculairement en sautant du train qui l’emmène vers la déportation et favorise simultanément l’évasion d’un grand nombre de détenus.

Repris par la clandestinité dans le Sud-Est, il trouve refuge vers Barcelonnette, puis reprend ses missions au niveau régional auprès de Max Juvénal. Il est également crédité d’une mission de liaison en Italie du Nord et de la rédaction d’un rapport adressé à Alger sur la Résistance italienne après contact direct.

Au printemps et à l’été 1944, il participe à des opérations de terrain : dégagement et repli d’un maquis dans la zone de Barcelonnette en juin, puis opérations de sabotage et attaques de convois à partir de son retour vers Aix-en-Provence fin juillet. Ces actions, décrites de manière circonstanciée dans une notice officielle, le placent au premier rang des cadres clandestins régionaux engagés dans la montée en puissance précédant la Libération.

Suivi de recherche : les éléments structurants de cette partie (arrestation du 27 avril 1943, itinéraire carcéral, évasion du 22 décembre 1943, mission de liaison en Italie du Nord, action de juin 1944 vers Barcelonnette, retour fin juillet et sabotages) proviennent principalement d’une notice officielle ; des compléments de contexte local proviennent d’une notice associative nominative.

Arrestation / évasion / déportation

Arrêté le 27 avril 1943 par la Gestapo, Maurice Plantier est emprisonné et interné dans plusieurs lieux de détention avant d’être dirigé vers un convoi de déportation. Le 22 décembre 1943, il s’évade en sautant du train, aux environs de Châlons-sur-Marne, et cette évasion est associée à celle d’environ 150 autres résistants selon une source officielle. Cet épisode marque un tournant : il reprend immédiatement contact avec les structures clandestines du Sud-Est et se remet en action dans une zone où la Résistance s’organise pour la phase insurrectionnelle et l’appui aux forces alliées.

Camarades de combat

Son nom est étroitement lié à celui de Max Juvénal, chef régional des MUR (région R2) dont il est l’adjoint direct. Des sources locales associent également son engagement à Henri Malacrida, figure socialiste et résistante du secteur, présenté comme un repère politique et un relais d’entrée dans les milieux clandestins.

Ses missions le conduisent enfin à agir au contact de groupes de maquisards du Sud-Est, notamment autour de Barcelonnette et dans la zone Aix-Venelles-Puyricard à l’été 1944, sans que les noms de l’ensemble de ses équipiers puissent être établis de façon nominative à partir des bases obligatoires accessibles en ligne au moment de la recherche.

Retour à la vie civile

Maurice Plantier est tué le 19 août 1944, à la veille de la Libération de la région.

Décorations

Les dates de décret pour la Légion d’honneur, la Croix de guerre et la Médaille de la Résistance ne sont pas indiquées nominativement dans les bases officielles consultées en ligne au moment de la recherche, en dehors de la date de décret fournie pour l’Ordre de la Libération.

  • Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 20 janvier 1946
  • Chevalier de la Légion d’honneur,
  • Croix de guerre 1939-1945 avec palme,
  • Médaille de la Résistance avec rosette à titre posthume par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946
  • Côte du dossier : 1O51018

Lieux de mémoire

À Venelles, l’école communale porte le nom de Maurice Plantier, baptisée ainsi en 1974. La commune conserve également une mémoire toponymique de son nom à travers des voies et lieux publics (tels qu’une avenue portant son nom), et une stèle commémorative est signalée dans des bases mémorielles en ligne. Ces éléments traduisent un ancrage mémoriel local particulièrement fort, lié à sa mort survenue dans le contexte immédiat de la Libération de la Provence.

Références bibliographiques

Le Dictionnaire historique de la Résistance. Résistance intérieure et France libre, François Marcot (dir.), avec Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé (coll.), Robert Laffont (collection Bouquins), 2006.Ouvrage de référence pour situer un parcours individuel dans les structures, sigles et dynamiques de la Résistance. Le lecteur y trouve des notices thématiques sur les mouvements (dont Combat), les réseaux, les formes d’action (renseignement, sabotage, maquis) et l’organisation territoriale. Indispensable pour contextualiser précisément l’articulation entre mouvements, MUR et relations avec Londres/Alger.

Combat : histoire d’un mouvement de Résistance de juillet 1940 à juillet 1943, Marie Granet et Henri Michel, Presses Universitaires de France (PUF), 1957. Étude centrée sur le mouvement Combat, ses origines, sa structuration clandestine, ses cadres, ses modes d’action et ses tensions internes. Utile pour comprendre ce que signifie, concrètement, l’appartenance à Combat avant et pendant la création des MUR, et pour replacer les responsabilités de terrain (liaisons, renseignement, organisation) dans la stratégie d’ensemble.

La nuit sans ombre. Histoire des mouvements unis de Résistance, leur rôle dans la Libération du Sud-Est, Alban Vistel, Arthème Fayard, 1970. Ouvrage majeur sur la naissance et le fonctionnement des MUR, avec un accent sur le Sud-Est et la phase de Libération. Le lecteur y trouvera une mise en perspective des logiques d’unification, des rapports avec les autorités alliées et des enjeux régionaux. Il permet d’éclairer le rôle d’un adjoint régional des MUR dans la coordination interdépartementale, les liaisons et l’action armée à l’été 1944.

Références internet

L’Ordre de la Libération et son Musée Notice officielle consacrée à Maurice Plantier, donnant son alias, ses principales étapes (prisonnier, évasion, engagement dans Jean-Marie/Buckmaster, Combat, MUR), les circonstances de sa mort et la liste de ses décorations, avec la date du décret de Compagnon de la Libération. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/maurice-plantier

Ville de Venelles (site municipal) Page patrimoniale rappelant la naissance de Maurice Plantier dans l’école communale, la dénomination de l’établissement à son nom et une synthèse mémorielle des distinctions qui lui sont attribuées. Intéressant pour les lieux de mémoire et l’ancrage communal. https://venelles.fr/5-la-premiere-ecole/

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD

Les bases consultées confirment l’existence d’un dossier d’homologation dans la sous-série GR 16 P (dossiers administratifs de résistantes et résistants), mais la cote nominative exploitable en ligne n’a pas pu être établie de façon certaine à partir des accès officiels disponibles au moment de la recherche.

Observations Une notice nominative existe sur le site « Mémoire Vive de la Résistance » pour Maurice Plantier : il s’agit d’une fiche de résistant (et non d’un réseau ou d’un mouvement).

Attention aux homonymes : il existe au moins un autre « Maurice Plantier » (né en 1921, homme politique), très présent dans les résultats Légifrance et dans certaines notices institutionnelles ; ces contenus ne concernent pas le résistant né en 1913 et mort en 1944.

Divergence sur le lieu exact du décès : une notice officielle indique Aix-en-Provence, tandis que des sources locales situent la mort sur un point de la commune de Venelles (secteur des Logissons) lors d’un accrochage sur l’axe Venelles-Puyricard. La date du 19 août 1944 est commune ; le lieu est donc signalé ici comme point de divergence mémorielle entre sources.

Décorations : la qualité de Compagnon de la Libération à titre posthume est datée (décret du 20 janvier 1946) dans une notice officielle. Les autres décorations sont listées dans cette même notice, mais sans date de décret nominative dans les bases officielles consultées en ligne pour cette recherche.

Photo : une photographie d’époque (portrait) est disponible dans au moins une base officielle consultée, via la notice dédiée au Compagnon sur le site de l’Ordre de la Libération ; une image est également affichée sur la notice associative nominative.

Sources consultées le 28 février 2026

  • L’Ordre de la Libération et son Musée : notice officielle (biographie, unités/réseaux/mouvements d’appartenance, décorations, décret de Compagnon).
  • Ville de Venelles (site municipal) : lieux de mémoire, dénomination de l’école, synthèse mémorielle locale.
  • Fondation de la Résistance (documents PDF repérés) : mention de « Maurice Plantier » dans des publications institutionnelles, sans apport biographique nominatif direct sur le résistant de 1913-1944 dans les passages consultés.
  • Musée de la Résistance en ligne : consultation via la liste des personnes ; présence d’homonymes « Maurice Plantier » indexés dans un autre département, sans preuve d’identification au résistant né à Venelles.
  • Le Maitron (Résistance / Fusillés 40-44) : pages identifiées mais accès bloqué (403) au moment de la consultation ; seules les informations d’aperçu issues du moteur de recherche n’ont pas été utilisées comme socle factuel.
  • Mémoire des Hommes (site officiel) : recherche menée via requêtes ciblées ; aucune fiche nominative directement accessible n’a pu être retrouvée au moment de la recherche pour ce profil précis.
  • Base Léonore (Légion d’honneur) : aucun dossier nominatif directement exploitable n’a été identifié en ligne pour ce résistant au moment de la recherche.
  • Gallica (BnF) : résultats consultés sans identification nominative certaine du résistant dans les documents ouverts ; utilisé uniquement comme vérification de disponibilité de corpus.
  • Musée de la Résistance nationale (Champigny-sur-Marne) : recherche web menée ; aucun résultat nominatif directement exploitable en ligne n’a été trouvé pour ce résistant.
Maurice PLANTIER

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