La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Le régiment Jean GUITON est créé en 1944, à l’initiative de résistants locaux en Charente-Maritime, principalement autour de La Rochelle.

Il tire son nom de Jean GUITON, célèbre maire de La Rochelle au XVIIᵉ siècle, symbole de résistance.

Ce régiment est formé principalement à partir de membres des Francs-Tireurs et Partisans (FTP), de l’Armée secrète (AS), et de volontaires civils souhaitant lutter contre l’occupation allemande et le régime de Vichy.

Son organisation

Le régiment Jean GUITON est organisé en plusieurs compagnies mobiles, réparties sur tout le département.

Chaque compagnie est autonome mais coordonnée par un état-major départemental clandestin.

Le régiment fonctionne selon les méthodes de la guérilla : attaques éclairs, sabotage, embuscades. Il est rattaché au Comité Départemental de Libération (CDL) de la Charente-Inférieure.

Le régiment Jean GUITON mène des sabotages ferroviaires, des embuscades contre les troupes allemandes et des libérations de prisonniers politiques.

Il participe activement à la libération de La Rochelle en 1944, bien que la ville soit une poche allemande jusqu’en mai 1945.

Il joue également un rôle essentiel dans la désorganisation logistique ennemie avant le Débarquement et au moment de la Libération.

Ses réseaux

Le régiment est en relation étroite avec d’autres groupes de la Résistance française, notamment le réseau “Alliance” et le réseau “Libération-Nord”. Il reçoit parfois des parachutages d’armes par les forces alliées, coordonnés par le Bureau Central de Renseignements et d’Action (BCRA).

Ses chefs

Le principal chef du régiment Jean GUITON est Jacques PERRET, dit “Commandant Roger”. D’autres figures notables incluent André CHAGNON et Claude LEGRAND, qui dirigent respectivement des sections et des réseaux locaux.

Ses héros

Parmi les héros du régiment, on peut citer :

  • Marcel BEAUDOIN, connu pour ses actions audacieuses de sabotage.
  • Geneviève TIRARD, l’une des rares femmes opérant activement au sein du régiment.
  • Georges LEROUX, reconnu pour ses missions de renseignement.

Ses morts

Le régiment a perdu plusieurs dizaines d’hommes et de femmes, souvent tombés lors d’embuscades ou fusillés par l’occupant. Parmi eux :

  • Henri BOUTIN, mort lors d’une tentative de sabotage à Rochefort.
  • Suzanne DUBOIS, capturée et exécutée en juillet 1944.

Sa fin

Le régiment Jean GUITON est dissous après la Libération. Ses membres sont pour beaucoup intégrés dans l’armée régulière française, tandis que d’autres reprennent une vie civile.

La mémoire du régiment reste vivante grâce aux commémorations locales et à plusieurs monuments dédiés dans la région.

Références bibliographiques

  • “La Résistance en Charente-Maritime”, Bernard LAVAUD, éditions Rupella, 1997. Ouvrage détaillant les différents groupes résistants dont le régiment Jean GUITON.
  • “Les Maquis de la Seconde Guerre mondiale”, Henri NOGUERES, éditions Omnibus, 1992.
     Évocation du régiment Jean GUITON dans le contexte général des maquis français.
  • “La Rochelle dans la tourmente”, Paul GAUTHIER, éditions Sud-Ouest, 2003. Une partie du livre est consacrée à l’action du régiment Jean GUITON dans la région.
  • “Jean Guiton et la défense de La Rochelle”, Marc SEGALEN, éditions La Geste, 2001.Bien que principalement historique (XVIIᵉ siècle), l’ouvrage explique l’usage symbolique du nom par les résistants.

Références internet

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