Le réseau PRUNUS fut l’un des réseaux d’action du Special Operations Executive (SOE) britannique, section F, actif dans le Sud-Ouest de la France entre 1942 et 1943. Il joua un rôle important dans les opérations de sabotage, de renseignement et de soutien à la Résistance française, avant d’être démantelé en avril 1943 à la suite d’une infiltration allemande.
Le réseau PRUNUS fut créé en avril 1942 par Maurice PERTSCHUK, jeune officier britannique d’origine franco-russe, opérant sous le nom de guerre « Eugène » ou « Gérard », et sous la fausse identité de Martin Perkins.
Débarqué à Antibes en avril 1942, il établit son réseau dans la région de Toulouse, avec des ramifications à Montréjeau et Fonsorbes.
Le réseau PRUNUS était chargé de missions de sabotage, de renseignement, de parachutages d’armes et de soutien logistique aux maquis
Membres notables
- Maurice PERTSCHUK : chef du réseau, arrêté en avril 1943, déporté à Buchenwald et exécuté le 5 avril 1945
- Marcus BLOOM : opérateur radio du réseau, arrêté en avril 1943, déporté à Mauthausen et exécuté le 6 septembre 1944
- Jean D’ALIGNY : résistant français, hébergea Marcus Bloom à son domaine d’Esquiré, arrêté en avril 1943, déporté à Buchenwald, puis à Dachau, libéré en mai 1945.
- Marcel PETIT : directeur de l’École vétérinaire de Toulouse, membre actif du réseau, arrêté en avril 1943, déporté et survivant
- Philippe DE GUNZBOURG : agent du réseau, échappa à l’arrestation et rejoignit ensuite le réseau WHEELWRIGHT dirigé par George STARR
Actions et missions
Le réseau PRUNUS mena diverses opérations de sabotage et de renseignement dans la région toulousaine. Il organisa des parachutages d’armes et de matériel pour les maquis, et prépara des actions contre des installations stratégiques allemandes.
L’une des missions majeures fut la préparation du sabotage de la poudrerie de Toulouse en avril 1943.
Cependant, cette opération fut compromise par l’infiltration du réseau par un agent double de l’Abwehr, Robert MOOG, alias « Bobby », qui se fit passer pour un sympathisant de la Résistance et réussit à gagner la confiance des membres du réseau.
Cette infiltration conduisit à l’arrestation de la plupart des membres du réseau.
Fin du réseau
Le réseau PRUNUS fut démantelé en avril 1943 à la suite de l’opération d’infiltration allemande. La plupart de ses membres furent arrêtés, déportés, et plusieurs furent exécutés. Le réseau cessa alors ses activités.
Certains survivants, comme Philippe DE GUNZBOURG, poursuivirent la lutte au sein d’autres réseaux, notamment le réseau WHEELWRIGHT dirigé par George STARR
Références bibliographiques
- Michael R.D. FOOT, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d’Action (SOE) en France 1940-1944, Tallandier, 2008.
- Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC (annotation), Des Anglais dans la Résistance, Tallandier, 2008.
- André DEVIGNY, Je fus ce condamné, Éditions de la Table Ronde, 1956.
- Anne-Marie WALTERS, Moondrop to Gascony, Macmillan & Co Ltd, 1946.
- E.G. BOXSHALL, Chronology of SOE operations with the resistance in France during World War II, 1960.
Références internet
- Wikipédia – Maurice Pertschuk : Biographie détaillée du chef du réseau PRUNUS, ses actions, son arrestation et son exécution.
Wikipédia, l’encyclopédie libre - Wikipédia – Jean d’Aligny : Parcours de Jean D’ALIGNY, son rôle dans le réseau PRUNUS, son arrestation, sa déportation et sa vie après la guerre.
Wikipédia, l’encyclopédie libre - Wikipédia – Philippe de Gunzbourg : Informations sur Philippe DE GUNZBOURG, ses activités dans le réseau PRUNUS, puis dans le réseau WHEELWRIGHT.
Wikipédia, l’encyclopédie libre - Wikipédia – George Starr : Présentation de George STARR, chef du réseau WHEELWRIGHT, et de ses actions dans le Sud-Ouest de la France.
Wikipédia, l’encyclopédie libre