Philippe Roger Louis GINESTET est né le 18 mars 1906 à Castres (Tarn) et est décédé le 24 mai 1962 à Paris, des suites d’une blessure reçue lors d’un attentat perpétré par l’Organisation de l’armée secrète (OAS) en Algérie.
Issu d’une famille du Tarn, Philippe GINESTET intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, dont il sort diplômé en 1927. Il est également licencié en droit. Il sert successivement au 3e régiment d’infanterie, au 4e régiment de tirailleurs tunisiens en Syrie (1930-1934), puis au 9e régiment d’infanterie et à la compagnie d’instruction du dépôt d’infanterie.
Engagement dans la Résistance
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Philippe GINESTET participe à la campagne de 1940 en tant que commandant de la 11e compagnie du 9e régiment d’infanterie. Il est blessé à la tête lors d’un combat le 18 mai 1940.
Le 16 septembre 1940, il est nommé adjoint au colonel du 9e régiment d’infanterie de l’armée d’Armistice. Le 1er décembre 1942, il rejoint le Corps Franc Pommiès, groupe de résistants dépendant du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA).
Missions et actions
Au sein du CFP, Philippe GINESTET participe activement aux combats pour la Libération de la France, puis à la campagne d’Allemagne. Le Corps Franc est renommé 49e régiment d’infanterie en février 1945.
Philippe GINESTET a collaboré étroitement avec André POMMIÈS, fondateur et commandant du CFP. Il a également travaillé aux côtés de Jean-Louis DU TEMPLE DE ROUGEMONT, chef d’état-major du CFP, et d’autres officiers supérieurs de la Résistance.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Philippe GINESTET poursuit une brillante carrière militaire. Promu colonel en 1946, il devient en 1948 chef de corps du 9e régiment d’infanterie. En 1950, il reçoit la direction du personnel militaire de l’Armée de terre, puis en 1952 devient adjoint du commandant de la subdivision militaire de Versailles.
En 1956, il est nommé adjoint au général commandant le corps d’armée d’Alger, puis en 1957, il devient chef d’état-major particulier du secrétaire d’État Pierre Métayer.
Il est promu général de brigade cette même année. En 1960, il prend le commandement de la 10e division d’infanterie et du secteur du Sud-Oranais.
Le 10 mai 1962, il prend le commandement du corps d’armée d’Oran.
Décorations
Philippe GINESTET est récipiendaire de nombreuses distinctions honorifiques
- Grand officier de la Légion d’honneur (à titre posthume).
- Croix de guerre 1939-1945 (3 citations)
- Croix de la Valeur militaire (5 citations)
- Médaille de la Résistance française
Rues ou lieux de mémoire
Aucune rue, jardin, lycée ou collège portant le nom de Philippe GINESTET n’a été identifié dans les sources disponibles.
Références bibliographiques
- Marcel Céroni, Le Corps franc Pommiès, Éditions du Grand Rond, 1980.
- Dominique Lormier, Le Livre d’or de la Résistance dans le Sud-Ouest, Éditions Sud-Ouest, 2011.
Références internet
- Philippe Ginestet (militaire) — Wikipédia : Biographie détaillée de Philippe GINESTET, couvrant sa carrière militaire et ses engagements dans la Résistance
Risques d’homonymes
Il existe un Philippe GINESTET, homme d’affaires français, fondateur de l’enseigne GIFI. Il ne doit pas être confondu avec le général Philippe GINESTET, résistant et militaire.