Georges GAREL, né Grigori Garfinkel le 1er mars 1909 à Vilna (actuelle Vilnius, Lituanie), est décédé le 9 janvier 1979 à Paris. Ingénieur électricien de formation, il est surtout connu pour son rôle majeur dans la Résistance française, notamment à travers la création du « circuit Garel », un réseau clandestin de sauvetage d’enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
Issu d’une famille juive, Georges GAREL passe son enfance à Kiev avant d’émigrer à Berlin en 1924, puis à Paris en 1926. Il y obtient deux baccalauréats (lettres et sciences) et poursuit ses études à l’École polytechnique de Zurich, où il décroche un diplôme d’ingénieur électricien. En 1934, il est naturalisé français et rejoint la Compagnie électro-mécanique (CEM) à Lyon.
Engagement dans la Résistance
Mobilisé en 1939 comme lieutenant d’artillerie, Georges GAREL est démobilisé en 1940 et reprend son poste à la CEM. À Lyon, il fréquente des résistants tels que l’abbé Alexandre Glasberg et Charles Lederman. En août 1942, lors de la rafle de Vénissieux, il participe à une commission qui parvient à soustraire 80 adultes et 108 enfants à la déportation.
En décembre 1942, à la demande du Dr Joseph Weill, il met en place un réseau clandestin pour cacher des enfants juifs sous de fausses identités. Ce réseau, connu sous le nom de « circuit Garel », permet de sauver environ 1 600 enfants en les plaçant dans des familles d’accueil ou des institutions religieuses, notamment grâce au soutien du cardinal Jules Saliège.
Camarades de combat
Georges GAREL collabore étroitement avec plusieurs figures de la Résistance :
- Lili GAREL (née Élise Tager), son épouse, résistante et convoyeuse.
- Charles Lederman, son beau-frère, membre actif de l’OSE.
- Abbé Alexandre Glasberg, prêtre engagé dans le sauvetage des Juifs.
- Joseph Weill, directeur médical de l’OSE.
- Georges Loinger, spécialiste du passage d’enfants vers la Suisse.
Retour à la vie civile
Après la Libération, Georges GAREL est nommé directeur général de l’OSE France. En 1948, il reprend son poste d’ingénieur à la CEM tout en continuant à s’investir dans l’OSE, dont il devient président en 1951. Il occupe cette fonction jusqu’en 1978, un an avant sa mort.
Décorations
Bien que Georges GAREL n’ait pas été reconnu comme Juste parmi les Nations, plusieurs de ses collaborateurs, tels que l’abbé Glasberg et Georges Loinger, ont reçu cette distinction.
Lieux de mémoire
- Le siège de l’OSE, situé au 11 rue du Faubourg-du-Temple à Paris, a été renommé Centre Georges et Lili Garel en leur honneur.
Références bibliographiques
- Georges GAREL, Le sauvetage des enfants par l’OSE, 1938–1944, Éditions Le Manuscrit, 2012.
- Vivette SAMUEL, Sauver les enfants, Liana Levi, 1995.
- Valérie PORTERET, Vous n’aurez pas les enfants, XO Éditions, 2020.
Références internet
- Wikipédia – Georges Garel
Biographie détaillée de Georges GAREL, de sa jeunesse à ses actions dans la Résistance.
Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Garel - Fondation pour la Mémoire de la Shoah – Le sauvetage des enfants juifs par l’OSE
Présentation du rôle de Georges GAREL dans le sauvetage des enfants juifs pendant la Shoah.
Lien : https://www.fondationshoah.org/Collection-temoignages/le-sauvetage-des-enfants-juifs-par-lose-georges-garel-avec-katy-hazan - OSE – Histoire de l’OSE : Les grandes figures – Georges Garel
Document PDF retraçant la vie et les actions de Georges GAREL au sein de l’OSE.
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