Jean-Jacques CHAPOU, figure emblématique de la Résistance française, est né le 10 avril 1909 à Montcuq (Lot) et est décédé le 16 juillet 1944 près de Bourganeuf (Creuse) .
Fils d’instituteurs, CHAPOU perd son père, Fernand, lieutenant, tué au front en 1914. Il effectue ses études secondaires au lycée Gambetta de Cahors, où il pratique le rugby, puis obtient une licence ès lettres en 1931. Il devient ensuite maître d’internat, puis professeur-adjoint et répétiteur au lycée Gambetta. Syndicaliste à la CGT, il est mobilisé en 1939 et revient à Cahors en septembre 1940. Révoqué par le régime de Vichy fin 1941 en raison de son appartenance à la franc-maçonnerie, il travaille comme secrétaire du Groupement des transports routiers du Lot, puis comme chef du service des bus locaux de la maison Artigalas
Engagement dans la Résistance
Dès l’hiver 1941-1942, CHAPOU s’engage dans la Résistance en organisant des groupes clandestins dans le Lot. En septembre 1942, il devient chef départemental du mouvement Libération-Sud pour le Lot, succédant à Édouard Valéry. Il rejoint ensuite le maquis d’Arcambal, dit « France », et adopte le pseudonyme de « Capitaine Philippe ».
Condamné à un an de prison avec sursis en mars 1943, il quitte Cahors en juillet de la même année. En 1944, il fait adhérer ses troupes aux Francs-tireurs et partisans (FTP) et devient chef militaire des FTP de la Corrèze sous le nom de « Kléber ». Il participe notamment à la prise de Tulle en juin 1944, qui sera suivie du massacre de 99 hommes par la division SS Das Reich
Mort
Le 16 juillet 1944, CHAPOU est pris dans une embuscade tendue par la brigade Jesser près de Bourganeuf. Blessé, il se donne la mort avec sa dernière balle plutôt que de se rendre .
Camarades de combat
Parmi ses compagnons de lutte figurent Robert Noireau (« Georges »), commissaire aux effectifs, et Gaston, commissaire technique. René Andrieu, qui l’a rejoint au maquis, témoigne de son courage et de son rôle déterminant dans la Résistance lotoise
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur
- Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d’argent
- Médaille de la Résistance française avec rosette (décret du 3 août 1946)
Lieux de mémoire
- Place Jean-Jacques-Chapou à Cahors, où un monument a été érigé en son honneur
- Stade Chapou à Toulouse, dont le nom a été transmis à la piscine et à la cité universitaire construites en 1970
- Monument à sa mémoire sur la route d’Eymoutiers, à la sortie de Bourganeuf
- Son nom figure sur le mémorial de la Résistance creusoise à Guéret
- À Montcuq, un boulevard, l’école primaire et une plaque au collège Jean-Jacques Faurie portent son nom Références bibliographiques
- Georges Cazard et Marcel Metges, Capitaine Philippe, Cahors, A. Coueslant, 1950. Préface de Léon Jouhaux
Références internet
- Maitron : Fiche biographique détaillée sur Jean-Jacques Chapou, retraçant son parcours dans la Résistance.
Adresse : https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article19422:contentReference[oaicite:46]{index=46} - Quercy.net : Articles et hommages consacrés à Jean-Jacques Chapou, notamment sur les lieux de mémoire à Montcuq.
Adresse : https://www.quercy.net/jean-jacques-chapou-1909-1949/:contentReference[oaicite:48]{index=48} - Mémoire et Espoirs de la Résistance : Fiche résumant l’engagement de Chapou dans la Résistance.
Adresse : https://www.memoresist.org/resistant/chapou-jean-jacques/:contentReference[oaicite:50]{index=50} - La Dépêche du Midi : Articles relatant les hommages rendus à Jean-Jacques Chapou.
Adresse : https://www.ladepeche.fr/article/2012/08/18/1421111-cahors-au-fil-des-rues-retour-sur-les-lieux-de-memoire.html:contentReference[oaicite:52]{index=52} - Medialot : Article sur les obsèques de Jean-Jacques Chapou à Cahors en décembre 1944.
Adresse : https://medialot.fr/il-y-a-80-ans-la-foule-a-cahors-pour-les-obseques-de-son-heros/:contentReference[oaicite:54]{index=54}