Sabine ZLATIN, née Sabine Chwast, alias Yanka, née le 13 janvier 1907 à Varsovie, Pologne, morte le 21 septembre 1996 à Paris, France.
Sabine Chwast naît dans une famille juive de Varsovie. Les notices détaillées de Wikipédia et de la Maison d’Izieu permettent de reconstituer précisément son parcours.
Très jeune, elle quitte la Pologne dans un contexte d’antisémitisme croissant et séjourne successivement à Dantzig, Königsberg, Berlin et Bruxelles avant de rejoindre Nancy, Meurthe-et-Moselle, France, où elle étudie l’histoire de l’art.
Elle rencontre Miron Zlatin, étudiant agronome d’origine russe, qu’elle épouse. Le couple obtient la nationalité française en 1939.
Engagement dans la Résistance
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Sabine Zlatin s’engage dans les activités de sauvetage d’enfants juifs persécutés. Elle agit en relation avec l’Œuvre de secours aux enfants (OSE) et participe à la mise à l’abri d’enfants menacés par les rafles antisémites.
Grâce à l’appui du sous-préfet de Belley, Ain, France, elle installe avec son mari la colonie d’Izieu dans une maison isolée du Bugey. Cette maison accueille des enfants juifs cachés entre 1943 et 1944.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Œuvre de secours aux enfants (OSE).
Missions et actions
Sabine Zlatin organise matériellement et humainement la colonie d’Izieu. Elle assure le ravitaillement, la protection et la vie quotidienne des enfants cachés. Son action s’inscrit dans les réseaux de sauvetage des enfants juifs en zone sud.
Le 6 avril 1944, la Gestapo de Lyon dirigée par Klaus Barbie fait arrêter quarante-quatre enfants et sept éducateurs. Sabine Zlatin est absente ce jour-là, partie chercher des soutiens et des ravitaillements. Son mari Miron Zlatin est déporté puis exécuté en Estonie.
Après la guerre, Sabine Zlatin consacre une grande partie de sa vie à rechercher la trace des enfants disparus, à documenter le crime d’Izieu et à transmettre leur mémoire. Elle participe activement au procès Klaus Barbie en 1987.
Les sources mémorielles liées à l’Hôtel Lutetia montrent également qu’elle fréquente les lieux dès la Libération afin de rechercher des informations sur les enfants déportés et sur les survivants revenus des camps.
Arrestation / évasion / déportation
Sabine Zlatin échappe à la rafle d’Izieu car elle est absente lors de l’opération allemande du 6 avril 1944. Aucun élément consulté ne signale sa déportation.
Camarades de combat
Miron Zlatin, Léa Feldblum, Gabrielle Perrier, les militants de l’OSE, Serge Klarsfeld dans le travail mémoriel postérieur.
Retour à la vie civile
Après 1945, Sabine Zlatin poursuit un important travail mémoriel. Elle publie plusieurs ouvrages, réalise des dessins de survivants accueillis au Lutetia et œuvre pendant des décennies à la création d’un mémorial consacré aux enfants d’Izieu.
Grâce à son action et à celle des associations mémorielles, la Maison d’Izieu devient en 1994 un mémorial national des enfants juifs exterminés.
Elle témoigne au procès Barbie et devient une figure majeure de la mémoire de la Shoah en France.
Décorations
- Officier de la Légion d’honneur mentionné par plusieurs notices biographiques institutionnelles ; décret non retrouvé dans cette recherche.
- Croix de guerre mentionnée par certaines notices biographiques ; décret non retrouvé dans cette recherche.
Lieux de mémoire
Maison d’Izieu, Ain, France.
Rue Sabine-et-Miron-Zlatin à Lyon, Rhône, France.
Collège Sabine-Zlatin à Belley, Ain, France.
Références bibliographiques
Sabine Zlatin, La Dame d’Izieu. Mémoires publiés chez Gallimard retraçant la création de la colonie d’Izieu, la rafle du 6 avril 1944 et le combat mémoriel de l’après-guerre.
Serge Klarsfeld, Les Enfants d’Izieu, une tragédie juive. Ouvrage fondamental consacré aux enfants d’Izieu, à leur déportation et aux responsabilités de Klaus Barbie.
Yanka Zlatin, Survivants. Recueil de dessins et témoignages consacré aux survivants accueillis après la guerre, notamment autour du Lutetia.
Références internet
Wikipédia – Sabine Zlatin. Notice biographique détaillée retraçant son parcours, ses activités de sauvetage et son rôle mémoriel. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sabine_Zlatin
Maison d’Izieu. Site institutionnel du mémorial des enfants juifs exterminés d’Izieu. https://www.memorializieu.eu/
Lutetia 1945 – Le retour des déportés. Site mémoriel mentionnant la présence et l’action mémorielle de Sabine Zlatin après la Libération. https://lutetia.info/
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier SHD identifié dans les recherches effectuées.
Observations
La biographie de Sabine Zlatin est abondamment documentée par des sources institutionnelles, mémorielles et historiques concordantes.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
| 13 janvier 1907 | Naissance à Varsovie |
| 1943 | Installation de la colonie d’Izieu |
| 6 avril 1944 | Rafle des enfants d’Izieu |
| 1945 | Recherches sur les enfants déportés et travail mémoriel |
| 1987 | Témoignage au procès Barbie |
| 1994 | Ouverture du mémorial d’Izieu |
| 21 septembre 1996 | Décès à Paris |
Indice de fiabilité de la notice
Niveau A — fiabilité excellente. Plusieurs sources concordantes institutionnelles, mémorielles et biographiques détaillées ont été retrouvées.
Sources consultées le 6 mai 2026
– Wikipédia – Sabine Zlatin : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sabine_Zlatin — biographie détaillée, parcours de Résistance, mémoire d’Izieu.
– Maison d’Izieu : https://www.memorializieu.eu/ — documentation historique et mémorielle sur la colonie d’Izieu.
– Lutetia 1945 : https://lutetia.info/ — informations sur l’accueil des déportés et la présence de Sabine Zlatin après la Libération.
– Fondation pour la Mémoire de la Déportation : https://fondationmemoiredeportation.com/ — informations mémorielles complémentaires.