Georges WODLI, alias Jules, 15, né le 8 juin 1900 à Schweighouse-sur-Moder, Bas-Rhin, France, mort le 2 avril 1943 à Strasbourg, Bas-Rhin, France, de nationalité française.
Georges Wodli naît le 8 juin 1900 à Schweighouse-sur-Moder. Issu d’un milieu ouvrier, il entre très jeune dans les chemins de fer. Il travaille notamment au dépôt de Hausbergen. Militant syndicaliste et communiste, il adhère à la CGTU puis au Parti communiste français. Dans l’entre-deux-guerres, il devient une figure importante du mouvement ouvrier alsacien et exerce des responsabilités syndicales parmi les cheminots.
Son engagement politique lui vaut une surveillance constante des autorités. Après l’interdiction du Parti communiste en 1939, il poursuit son activité dans la clandestinité.
Engagement dans la Résistance
Après l’annexion de fait de l’Alsace-Moselle par l’Allemagne nazie, Georges Wodli joue un rôle essentiel dans la réorganisation de la Résistance communiste dans les départements annexés.
À partir de 1940, il entreprend de reconstituer des liaisons clandestines dans les milieux ouvriers, cheminots, miniers et sidérurgiques.
Il participe à la mise en place d’une organisation clandestine en Alsace-Moselle et établit des contacts avec Jean Burger et Charles Hoeffel. Sous son impulsion se développent plusieurs groupes de résistance dont le Groupe Mario en Moselle.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Georges Wodli appartient à la Résistance communiste. Il agit dans les structures clandestines liées au Parti communiste français, au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France et aux Francs-tireurs et partisans français.
Il constitue l’un des principaux organisateurs de la Résistance communiste dans les milieux cheminots d’Alsace-Moselle.
Missions et actions
Son activité consiste à réorganiser les militants communistes dispersés après l’interdiction du parti et l’annexion de l’Alsace-Moselle. Il organise les liaisons clandestines, la diffusion de tracts, la propagande antinazie, la collecte de renseignements, l’aide aux prisonniers de guerre et aux réfractaires ainsi que la structuration de groupes locaux.
Il assure notamment les contacts avec Jean Burger et contribue à l’émergence du Groupe Mario, qui devient le principal mouvement de résistance en Moselle annexée.
Son action s’exerce principalement dans les milieux ferroviaires et ouvriers.
Arrestation / déportation
Le 30 octobre 1942, Georges Wodli est arrêté près de Chatou, Yvelines, France, alors qu’il tente de rejoindre l’Alsace. Livré aux autorités allemandes, il est transféré à Strasbourg.
Il est détenu et interrogé par la Gestapo. Soumis à de sévices particulièrement violents, il meurt le 2 avril 1943 à Strasbourg des suites des tortures subies.
Son corps est inhumé anonymement avant d’être identifié après la Libération.
Camarades de combat
Parmi ses principaux compagnons figurent Jean Burger, Charles Hoeffel, Léon Burger et les militants communistes alsaciens et mosellans qui participent à la reconstitution de la Résistance dans les territoires annexés.
Jean Burger fonde le Groupe Mario en Moselle à partir des contacts établis avec Georges Wodli. Charles Hoeffel participe également à cette organisation.
Retour à la vie civile
Georges Wodli ne survit pas à la guerre.
Après la Libération, son nom devient l’un des symboles de la Résistance communiste en Alsace-Moselle. Des rues, des établissements scolaires et plusieurs lieux publics portent son nom. Une plaque commémorative rappelle son souvenir à Strasbourg. Son action est régulièrement évoquée dans les cérémonies commémoratives du monde cheminot et des associations d’anciens résistants.
Décorations
- Croix de guerre 1939-1945. Mentionnée dans plusieurs notices biographiques ; décret non retrouvé lors de la présente recherche.
- Médaille de la Résistance française avec rosette à titre posthume par décret du 16 juin 1946 JO 11 juillet 1946 source ordre de la Libération.
- Côte du dossier : 1O63897
Aucune autre décoration trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait pas reçu d’autres distinctions, mais qu’elles n’ont pu être retrouvées lors des présentes recherches.
Lieux de mémoire
Une place Georges-Wodli et plusieurs rues portent son nom en Alsace.
Une plaque commémorative est apposée à Strasbourg. Son souvenir est entretenu par les organisations syndicales cheminotes, les associations mémorielles et le Musée de la Résistance en ligne.
Références bibliographiques
Georges Wodli, un cheminot dans la Résistance. Christian Wolff, Éditions Coprur. Ouvrage biographique consacré à son parcours militant et résistant.
La Résistance en Moselle annexée. Le groupe « Mario ». Cédric Neveu, Éditions du Quotidien, Strasbourg, 2015. Étude consacrée au Groupe Mario et aux relations entre Georges Wodli et Jean Burger.
Le Groupe Mario : une page de la Résistance lorraine. Léon Burger, Metz, 1965. Témoignage historique évoquant le rôle de Georges Wodli dans la naissance du Groupe Mario.
Les années noires, la Moselle annexée par Hitler. Bernard et Gérard Le Marrec, Éditions Serpenoise, 1990. Ouvrage de contexte sur la Résistance dans les territoires annexés.
Références internet
Maitron Résistance. Notice biographique détaillée de Georges Wodli apportant des informations sur son activité syndicale, son engagement communiste, son arrestation et sa mort sous la torture. https://maitron.fr/spip.php?article137697
Musée de la Résistance en ligne. Présentation de Georges Wodli et de son rôle dans la Résistance en Alsace-Moselle. https://museedelaresistanceenligne.org/media9995-Plaque-la-mmoire-de-Georges-Wodli-Strasbourg-Bas-Rhin
Wikipédia. Notice biographique détaillée utilisée comme source complémentaire et recoupée avec les autres références. https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Wodli
Fondation de la Résistance. Documentation générale sur la Résistance dans les territoires annexés. https://www.fondationresistance.org
Mémoire et Espoirs de la Résistance. Références sur Jean Burger et les liens avec l’organisation clandestine créée par Georges Wodli. https://www.memoresist.org/
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier individuel du Service historique de la Défense n’a été retrouvé dans les ressources consultables en ligne.
Observations
Aucune homonymie problématique n’a été relevée. Les différentes sources sont concordantes sur les grandes lignes de son parcours. Les décorations mentionnées dans certaines notices n’ont pas pu être rattachées à des décrets retrouvés lors de la présente recherche.
Les recherches permettent de classer cette notice au niveau A en raison de la présence de plusieurs sources concordantes et d’une notice biographique détaillée dans le Maitron et sur Wikipédia.
Sources consultées le 10 juin 2026
Maitron Résistance. Notice Georges Wodli. Informations biographiques, activité syndicale, résistance, arrestation et mort. https://maitron.fr/spip.php?article137697
Musée de la Résistance en ligne. Informations sur Georges Wodli et son rôle dans la Résistance en Alsace-Moselle. https://museedelaresistanceenligne.org/media9995-Plaque-la-mmoire-de-Georges-Wodli-Strasbourg-Bas-Rhin
Fondation de la Résistance. Recherche effectuée. https://www.fondationresistance.org/
Mémoire des Hommes. Recherche effectuée. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Ordre de la Libération. Recherche effectuée, aucune notice retrouvée. https://www.ordredelaliberation.fr/
Base Léonore. Recherche effectuée. https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/
Gallica BnF. Recherche effectuée. https://gallica.bnf.fr/
Service historique de la Défense. Recherche effectuée. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
Wikipédia. Notice biographique utilisée en complément et recoupée avec le Maitron. https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Wodli
Aucune photographie retrouvée dans les bases officielles consultées.