Robert Émile Léon Marie WIPFF, dit « Roby », né en 21 novembre 1923 à Belfort, mort le 16 mai 1978 à Belfort, français.
Jeunesse et scoutisme
Robert Wipff appartient au clan routier Guy de Larigaudie de Belfort. La notice du Musée de la Résistance en ligne le désigne explicitement comme « Roby » et comme scout routier du clan.
Il appartient donc à cette génération de jeunes Belfortains pour lesquels le scoutisme fournit à la fois une formation à l’autonomie, une structure de camaraderie et un environnement particulièrement propice à l’entrée dans la Résistance.
Engagement dans la Résistance
Robert Wipff devient réfractaire au Service du travail obligatoire. Il gagne alors le maquis-refuge du Moulin-Brûlé, où il rencontre notamment R. Valzer et L. Bonnemaille.
La notice muséale le rattache au Bureau des opérations aériennes (BOA) comme agent de liaison. Son activité se déroule principalement dans le Doubs.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Son parcours documenté comprend plusieurs étapes :
- scout routier du clan Guy de Larigaudie ;
- réfractaire au STO et maquisard ;
- BOA, agent de liaison ;
- maquis du Doubs, notamment dans l’environnement de Moulin-Brûlé et Rougemont ;
- Brigade Alsace-Lorraine après la Libération ;
- poursuite du combat avec les forces françaises jusqu’en Allemagne.
Missions et actions
En mars-avril 1944, Wipff assure la liaison entre l’opérateur radio Sichez et la Résistance de la vallée du Doubs, particulièrement dans le secteur de Clerval. Il a été dirigé vers le maquis par la cure de Montbéliard.
Cette fonction de liaison est essentielle à l’activité du BOA : les contacts entre opérateurs radio, responsables locaux et groupes susceptibles de réceptionner les parachutages doivent être maintenus tout en limitant les risques de compromission.
Après la dissolution du maquis de Rougemont à la Libération en septembre 1944, Wipff choisit de poursuivre immédiatement le combat et rejoint la Brigade Alsace-Lorraine à Froideconche.
Combats de la Libération et campagne d’Allemagne
Robert Wipff est blessé le 21 novembre 1944 à Courtelevant, au moment de la reprise de l’offensive. Il poursuit ensuite la guerre et participe aux combats de la libération de Colmar, puis aux opérations en Forêt-Noire.
Il fait ensuite partie des forces françaises d’occupation en Allemagne, dans la région de Constance, et n’est libéré du service actif qu’en novembre 1945.
Arrestation / déportation
Aucune arrestation ni déportation n’est signalée dans sa notice nominative. Son parcours est celui d’un réfractaire entré au maquis puis passé sans interruption significative de la clandestinité aux combats de la Libération et à la campagne d’Allemagne.
Camarades de combat
La source cite directement R. Valzer, L. Bonnemaille et l’opérateur radio Sichez dans son environnement clandestin. Son appartenance au clan Guy de Larigaudie l’inscrit également dans le même milieu scout que Pierre Dufay et les autres routiers belfortains.
Retour à la vie civile
Après les combats de France et d’Allemagne, Robert Wipff est libéré du service actif en novembre 1945. Les sources ouvertes consultées ne permettent pas de reconstituer avec suffisamment de précision sa profession et son parcours civil ultérieur.
Un relevé d’état civil indique qu’un Robert Émile Léon Marie Wipff, né à Belfort en novembre 1923, meurt dans cette même ville le 16 mai 1978, acte no 305. La concordance du nom, du lieu et de l’année de naissance rend l’identification très probable.
Décorations
Le Musée de la Résistance en ligne mentionne pour Robert Wipff la Médaille de la Résistance française. La même notice rappelle qu’il appartenait au clan Guy de Larigaudie, lui-même décoré collectivement. Aucune décoration au titre de la Médaille de la Résistance n’a été trouvée sur le site de l’ordre de la libération.
L’article historique de L’Est Républicain publié en 1946 et conservé par le Musée de la Résistance en ligne indique également qu’il rejoint la Brigade Alsace-Lorraine et qu’il est blessé ; la qualité médiocre de l’original rend toutefois certaines mentions de décorations difficiles à lire avec une sécurité suffisante.
Lieux de mémoire
Sa mémoire appartient à celle du clan Guy de Larigaudie, du maquis du Doubs et de la Brigade Alsace-Lorraine. La décoration collective du clan est conservée sur son fanion, toujours utilisé dans les cérémonies mémorielles du scoutisme belfortain.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne — Robert Wipff. Il s’agit de la source principale : elle fournit la naissance, le statut de réfractaire, l’appartenance au BOA, les missions de liaison, le maquis, la Brigade Alsace-Lorraine, la blessure de Courtelevant et la campagne jusqu’à Constance.
Dossier d’homologation consulté
La notice muséale identifie explicitement Robert Wipff comme BOA, agent de liaison, mais aucune cote individuelle SHD GR 16 P n’est fournie dans le résultat accessible.
Observations
Une divergence importante concerne la date de naissance :
| Source | Date |
| Musée de la Résistance en ligne | 5 novembre 1923 à Belfort. |
| Relevé de l’acte de décès de Robert Émile Léon Marie Wipff | 21 novembre 1923 à Belfort ; décès le 16 mai 1978. |
La concordance des prénoms complets et du lieu rend très plausible qu’il s’agisse du même homme. Le 21 novembre 1923 paraît préférable pour l’état civil, car il provient du relevé de l’acte de décès, tandis que la date du 5 novembre est maintenue comme divergence documentaire.
Indice de fiabilité Niveau A —pour le parcours résistant. Une notice nominative très détaillée établit les organisations, les missions et la campagne militaire. La seule réserve substantielle porte sur le jour exact de naissance. Une divergence existe sur le jour exact de naissance : le Musée de la Résistance en ligne donne le 5 novembre 1923, tandis que le relevé de l’acte de décès donne le 21 novembre 1923.
Chronologie
| Date | Événement |
| novembre 1923 | Naissance à Belfort ; 5 ou 21 novembre selon les sources. |
| Occupation | Routier du clan Guy de Larigaudie. |
| 1943-1944 | Réfractaire au STO ; rejoint le maquis-refuge de Moulin-Brûlé. |
| mars-avril 1944 | Agent de liaison BOA entre l’opérateur Sichez et la Résistance de la vallée du Doubs. |
| septembre 1944 | Rejoint la Brigade Alsace-Lorraine. |
| 21 novembre 1944 | Blessé à Courtelevant. |
| 1944-1945 | Colmar, Forêt-Noire et occupation en Allemagne. |
| novembre 1945 | Libéré du service actif. |
| 16 mai 1978 | Décès à Belfort selon le relevé d’état civil. |
Références bibliographiques
Épis moissonnés, Maurice Pourchet, Imprimerie de l’Est, Besançon, 1946. Cette brochure, rédigée par un prêtre proche de l’abbé Pierre Dufay, retrace l’engagement dans la Résistance des Scouts de France et des militants de la Jeunesse étudiante chrétienne de Belfort. Elle constitue une source particulièrement proche des événements pour étudier le clan Guy de Larigaudie, auquel appartenait Bernard Braun, agent de liaison de Dufay. L’ouvrage éclaire les missions de renseignement, de liaison et d’aide aux maquis auxquelles participèrent les jeunes résistants belfortains.
Jalons pour une histoire des Scouts de France de Belfort, 1929-1945 : de la fondation aux combats de la Résistance, Dominique Varry, Bulletin de la Société belfortaine d’émulation, tome 78, p. 55-76, 1986-1987. Cette étude historique est directement consacrée aux Scouts de France de Belfort et à leur engagement dans la Résistance autour de l’abbé Pierre Dufay. Bernard Braun appartenait au clan routier Guy de Larigaudie et rejoignit le groupement FFI du Territoire de Belfort comme agent de liaison. L’article constitue l’une des principales références spécialisées permettant de replacer son parcours individuel dans l’histoire de son groupe résistant.
Foulard rouge et noir : le Clan Guy de Larigaudie de Belfort, Dominique Varry, Résistance-FFI. Bulletin de la Fédération des amicales des Forces françaises de l’Intérieur du Doubs, du Jura-Nord et du Territoire de Belfort, n° 23, 1997, p. 27-31. Cet article étudie spécifiquement le clan Guy de Larigaudie, groupe scout auquel appartenait Bernard Braun et dont plusieurs membres participèrent activement à la Résistance belfortaine. Il complète l’étude antérieure de Dominique Varry en mettant l’accent sur l’identité, la cohésion et l’engagement résistant du clan. Il permet de replacer l’activité de liaison de Braun auprès de Pierre Dufay dans son environnement militant et humain.
Le Territoire de Belfort dans la tourmente : 1939-1944, Marie-Antoinette Vacelet, Éditions Cêtre, Besançon, 2004, 303 p. Cette importante synthèse régionale étudie l’ensemble de la période, depuis la « drôle de guerre » jusqu’à la Libération, en abordant l’Occupation, la collaboration, la politique antisémite, la Résistance, la répression et la vie quotidienne. Elle fournit le cadre historique indispensable pour comprendre l’engagement de Bernard Braun dans les FFI du Territoire de Belfort, l’action des maquis et la répression allemande particulièrement intense à l’approche de la Libération. L’ouvrage comporte en outre une bibliographie et un index.
Le Territoire de Belfort, 1939-1945, Stéphane Muret, Nouvelles Éditions Sutton, collection « Mémoire en images », 2008, 128 p. L’ouvrage retrace l’Occupation du Territoire de Belfort, le développement de la Résistance à partir de 1941, l’intensification des opérations en 1944 et la libération du département par la 1re Armée française. De nombreux documents, notamment d’origine allemande, illustrent cette histoire régionale. Cette synthèse permet de replacer l’arrestation de Bernard Braun à Auxelles-Haut le 16 septembre 1944 dans la phase de répression qui précède immédiatement la libération du territoire.
Regards belfortains sur le retour des camps, Archives départementales du Territoire de Belfort, 2005, 57 p. Cette publication des Archives départementales est particulièrement pertinente puisque le docteur Marcel Braun, père de Bernard Braun, participa en mai 1945 à une mission de rapatriement au camp de Dachau et en réalisa un reportage photographique. L’ouvrage traite successivement des arrestations et de la déportation des résistants du département, de la réalité concentrationnaire puis de la libération et du retour des déportés. Il fournit ainsi un contexte familial, local et concentrationnaire directement lié à Bernard Braun, mort dans le complexe de Kaufering dépendant de Dachau.
Livre-Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression et dans certains cas par mesure de persécution, 1940-1945, Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Éditions Tirésias, 2004. Cet ouvrage monumental recense les personnes déportées depuis la France à la suite des mesures de répression de l’occupant ou du gouvernement de Vichy et documente leur état civil, leur déportation et leur devenir dans le système concentrationnaire. Il constitue une référence de premier ordre pour contrôler les parcours des résistants déportés comme Bernard Braun et replacer son transfert vers le système Dachau-Kaufering dans l’histoire générale de la déportation de répression. La recherche historique ayant abouti à cette publication s’est appuyée sur plusieurs années de dépouillement des archives françaises et étrangères.
La Médaille de la Résistance française, Association nationale des médaillés de la Résistance française, Éditions Lavauzelle, 2002. Cet ouvrage retrace l’histoire de la Médaille de la Résistance et présente les collectivités auxquelles cette distinction fut attribuée. Le clan routier Guy de Larigaudie des Scouts de France de Belfort, auquel appartenait Bernard Braun, y est présenté aux pages 152-153. Le fanion du clan fut décoré collectivement de la Médaille de la Résistance en 1946, reconnaissance de l’engagement et des lourdes pertes subies par ce groupe pendant la guerre.
Références internet
Pavés de la Mémoire – Bernard Braun, Ville de Giromagny Cette page officielle de la commune de Giromagny fournit l’une des notices biographiques numériques les plus précises sur Bernard Braun. Né le 7 mai 1925, fils du docteur Marcel Braun, il étudie au lycée de Belfort puis à l’école de Ressins avant d’entrer dans la Résistance par l’intermédiaire du clan scout Guy de Larigaudie. Agent de liaison de Pierre Dufay, il est capturé à Auxelles-Haut le 16 septembre 1944, torturé puis déporté ; la commune retient son décès le 18 avril 1945 après son passage par Dachau et Kaufering. https://www.giromagny.fr/paves-de-la-memoire.htm
Dossier individuel de personnel de BRAUN, Bernard – Service historique de la Défense Cette fiche officielle du Service historique de la Défense établit l’existence d’un dossier individuel conservé sous la cote AC 21 P 430131. Elle confirme la naissance de Bernard Braun le 7 mai 1925 à Giromagny et son décès le 18 avril 1945. Cette cote est particulièrement importante pour une recherche approfondie, car elle permet d’identifier le dossier nominatif à consulter auprès du SHD à Caen. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/es/node/94242
Plaque en hommage aux morts du clan Guy de Larigaudie – Musée de la Résistance en ligne Cette notice replace Bernard Braun parmi les membres du clan scout Guy de Larigaudie de Belfort engagés dans la Résistance. Elle le présente comme agent de liaison du père Pierre Dufay, arrêté à Auxelles-Haut le 16 septembre 1944 puis torturé durant deux jours avant sa déportation. La plaque commémorative témoigne des pertes particulièrement lourdes du clan, dont onze membres sur vingt-quatre tombèrent pendant la guerre. https://museedelaresistanceenligne.org/media7872-Plaque-en-hommage-aux-morts-du-clan-Guy-de-Larigaudie
Fanion du clan de scouts routiers Guy de Larigaudie – Musée de la Résistance en ligne Cette ressource explique le rôle du clan dans la Résistance belfortaine sous l’impulsion de son aumônier Pierre Dufay, chef départemental des FFI sous le pseudonyme de « Raten ». Le clan participe aux renseignements, aux liaisons, à la diffusion clandestine et aux opérations liées aux maquis. Bernard Braun y est expressément identifié comme agent de liaison de Dufay, arrêté le 16 septembre 1944. https://museedelaresistanceenligne.org/media2853-Fanion-du-clan-de-scouts-routiers-Guy-de-Larigaudie
Les Scouts de France de Belfort, héros de la Résistance – LaToileScoute Cette étude détaillée retrace l’engagement du clan Guy de Larigaudie : renseignements, liaisons, diffusion de journaux clandestins, réception de parachutages d’armes et participation aux maquis. Elle mentionne précisément Bernard Braun, son arrestation à Auxelles-Haut le 16 septembre 1944, sa torture et sa mort en déportation. La page fournit également une bibliographie spécialisée sur les scouts résistants de Belfort, notamment les travaux de Maurice Pourchet et Dominique Varry. https://latoilescoute.net/Les-Scouts-de-France-de-Belfort
Les Scouts de France dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale – Manon Radiguet, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Ce travail universitaire apporte des informations particulièrement intéressantes sur Bernard Braun et le clan Guy de Larigaudie. Il indique que Braun et Pierre Dupont intégrèrent le groupement FFI du Territoire de Belfort, organisation comptant plus de 650 hommes répartis en six compagnies sous les ordres de Pierre Dufay. Le travail identifie également Bernard Braun comme agent de liaison et donne Kaufering comme lieu de sa mort en déportation. https://riaumont.net/wp-content/uploads/engagement-scout-dans-la-tourmente-de-la-Seconde-Guerre-mondiale-par-Manon-Radiguet.pdf
Arrêté portant apposition de la mention « Mort en déportation » – Journal officiel de la République française Cette source administrative est capitale pour fixer l’état civil de Bernard Alphonse Émile Marie Braun. Le texte officiel indique sa naissance le 7 mai 1925 à Giromagny et son décès le 18 avril 1945 à Kaufering en Allemagne. Il constitue donc une source particulièrement forte pour privilégier la date du 18 avril 1945 lorsque d’autres documents mémoriels donnent le 15 avril. https://www.lesmortsdanslescamps.com/pdf/1987/JO1987p12475-12477ALL.pdf
Regards belfortains sur le retour des camps – FranceArchives Cette présentation officielle décrit la publication réalisée en 2005 par les Archives départementales du Territoire de Belfort. Elle possède un lien particulier avec Bernard Braun puisque le reportage central fut réalisé par son père, le docteur Marcel Braun, lors d’une mission de rapatriement à Dachau en mai 1945. Le dossier permet d’étudier les arrestations, la déportation, les camps, leur libération et la manière dont les Belfortains découvrirent leur réalité en 1945. https://francearchives.gouv.fr/fr/article/94529332
Livre-Mémorial – Fondation pour la Mémoire de la Déportation Cette ressource présente le programme scientifique de recensement des déportés partis de France après avoir été arrêtés par mesure de répression. La base rassemble notamment des renseignements d’état civil, les circonstances de l’arrestation et de l’internement, les convois ainsi que le parcours des déportés dans le Reich. Elle constitue un instrument de référence pour reconstituer et contrôler les étapes du parcours concentrationnaire de résistants comme Bernard Braun. https://fondationmemoiredeportation.com/livre-memorial/
Des pavés en mémoire des déportés de la Seconde Guerre mondiale dans le Territoire de Belfort – Le Trois Cet article documente la pose de Stolpersteine dans plusieurs communes du Territoire de Belfort afin d’entretenir la mémoire des victimes de la déportation. Bernard Braun est expressément identifié à Giromagny comme agent de liaison de l’abbé Pierre Dufay. La démarche mémorielle associe son parcours à ceux d’autres résistants, déportés politiques et victimes de la persécution dans le département. https://letrois.info/societe/des-paves-en-memoire-des-deportes-de-la-seconde-guerre-mondiale-dans-le-territoire-de-belfort/
Kaufering – Holocaust Encyclopedia, United States Holocaust Memorial Museum Cette ressource institutionnelle permet de comprendre le système concentrationnaire dans lequel Bernard Braun termina son parcours de déportation. Kaufering constituait un vaste ensemble de camps annexes de Dachau, implantés autour de Landsberg pour fournir une main-d’œuvre concentrationnaire à la construction d’installations souterraines destinées à l’industrie aéronautique. La maladie, la sous-alimentation, le travail forcé et les violences y entraînèrent une mortalité extrêmement élevée. https://encyclopedia.ushmm.org/content/en/article/kaufering
The Subcamp Network of the Dachau Concentration Camp – Mémorial du camp de concentration de Dachau Cette page officielle du mémorial de Dachau présente le réseau des camps annexes et accorde une place importante aux complexes de Landsberg-Kaufering et Mühldorf. Elle explique la création en 1944 d’immenses chantiers souterrains destinés à protéger la production d’armement des bombardements alliés et le recours massif au travail forcé concentrationnaire. Elle fournit le contexte institutionnel indispensable à l’étude de la dernière phase de la déportation de Bernard Braun. https://www.kz-gedenkstaette-dachau.de/en/historical-site/subcamp-network-dachau-concentration-camp/
Landsberg/Kaufering concentration subcamp complex – Landsberg-Kaufering erinnern Cette ressource historique allemande décrit précisément le complexe concentrationnaire dans lequel Bernard Braun est officiellement déclaré mort le 18 avril 1945. Créé à partir de juin 1944, l’ensemble compta jusqu’à 23 500 détenus soumis à la sous-alimentation, aux maladies, aux violences et à un travail extrêmement éprouvant. Plus de 6 500 morts y ont été identifiés nominativement, tandis que plusieurs milliers d’autres détenus furent transférés vers d’autres camps. https://www.landsberg-kaufering-erinnern.de/en/landsberg-kaufering-concentration-subcamp-complex/
Places of Remembrance of the subcamp complex Landsberg/Kaufering – Landsberg-Kaufering erinnern Ce portail cartographique et documentaire inventorie les différents sites du complexe concentrationnaire : Kaufering I à XI, cimetières concentrationnaires, lieux de travail forcé, installations industrielles et monuments liés aux marches de la mort. Il est particulièrement utile pour une étude géographique de la déportation de Bernard Braun et pour comprendre que « Kaufering » désigne un ensemble de camps satellites répartis autour de Landsberg am Lech plutôt qu’un camp unique. https://www.landsberg-kaufering-erinnern.de/en/
The Holocaust in the Landsberg Area – Europäische Holocaustgedenkstätte Stiftung Cette étude historique présente la création à partir de juin 1944 des onze camps de Kaufering I à XI, dépendant de Dachau, dans le cadre du projet industriel souterrain « Ringeltaube ». Elle décrit les conditions extrêmes de logement, de nourriture, de travail et les épidémies qui expliquent la mortalité considérable des détenus. Elle complète utilement les sources françaises en documentant directement l’histoire locale du complexe où Bernard Braun mourut quelques jours avant sa libération. https://www.kaufering-memorial.de/english/the-holocaust-in-the-landsberg-area/
Enfin libre ! Belfort 1944 – Ville de Belfort Cette brochure historique officielle revient sur les derniers mois de l’Occupation et la libération de Belfort. Elle décrit les rafles, la concentration des services allemands et de la Gestapo dans la région, la répression des maquis et notamment celui de la Haute-Planche dirigé par l’abbé Pierre Dufay. Elle fournit ainsi le contexte immédiat de l’arrestation de Bernard Braun à Auxelles-Haut le 16 septembre 1944, au moment où la répression allemande s’intensifie fortement dans le Territoire de Belfort. https://www.belfort.fr/fileadmin/documents/publications/Brochure_Enfin_libre____3_WEB.pdf