Hans von HALBAN, né le 24 janvier 1908 à Leipzig, mort le 28 novembre 1964 à Neuilly-sur-Seine
Hans von Halban est un physicien formé dans l’espace scientifique européen de l’entre-deux-guerres et intégré à l’équipe française de physique nucléaire autour de Frédéric Joliot-Curie au Collège de France. Son parcours le place au cœur des travaux qui, à la veille de la guerre, conduisent la France à traiter la question de la réaction en chaîne et des enjeux stratégiques associés.
Dans le contexte de la guerre et du secret scientifique, il est explicitement cité comme l’un des deux membres de l’équipe Joliot envoyés vers Londres en juin 1940, avec Lew Kowarski, à la suite d’une décision gouvernementale prise avant l’installation du nouveau pouvoir à Vichy. Cette séquence est documentée comme une action de transfert vers les Alliés d’éléments hautement sensibles (notamment liés à l’eau lourde) dans une logique de continuité de la lutte.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées situent son action dans l’orbite de la France libre et des coopérations scientifiques alliées, plutôt que dans un réseau clandestin métropolitain structuré. Il apparaît comme membre d’un groupe de savants mobilisés par l’effort de guerre et la protection du secret scientifique, en articulation avec les dispositifs français et britanniques.
Missions et actions
La mission centrale attribuée à Halban est liée au transfert hors de France, en juin 1940, afin de poursuivre les travaux dans le secret et d’empêcher leur capture. Une source de synthèse signale par ailleurs son internement au fort de Porquerolles durant la mission de récupération de l’eau lourde (mars 1940), dans un environnement de sécurité et de contre-espionnage.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune déportation n’est documentée dans les sources consultées. Un internement est signalé en 1940 (fort de Porquerolles), dans le contexte de la mission d’eau lourde et des mesures de sûreté.
Camarades de combat
Il est associé nominativement à Lew Kowarski comme membre de l’équipe Joliot impliqué dans la séquence de juin 1940. Les mêmes ensembles documentaires replacent cette action dans un cadre plus large de savants mobilisés aux côtés des Alliés.
Retour à la vie civile
Les sources consultées ici ne donnent pas d’éléments suffisamment précis et recoupés sur sa trajectoire civile après-guerre pour être publiés dans cette fiche selon vos règles.
Décorations
Aucune décoration n’a été retrouvée à son nom dans les bases officielles consultées (Ordre de la Libération, Léonore).
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire portant son nom n’a été identifié dans les bases officielles consultées au moment de la recherche.
Références bibliographiques
Résistance et dissuasion. Des origines du programme nucléaire français à nos jours, (ouvrage collectif / catalogue d’exposition), Service historique de la Défense / partenaires, Éditions SHD (référence éditoriale associée à l’exposition), 2017-2019 (selon éditions). Ouvrage centré sur l’articulation entre Résistance, secret scientifique et genèse du nucléaire français. Le lecteur y trouvera un récit contextualisé des épisodes de l’eau lourde et des transferts de 1940, avec une mise en perspective institutionnelle et archivistique.
Genèse de l’armement nucléaire français, Dominique Mongin, Revue historique des armées, 2011. Article de synthèse qui replace la mission de 1940 et les décisions politiques dans une chronologie stratégique. Utile pour comprendre pourquoi la question du transfert (dont Halban fait partie) est pensée comme une mesure d’urgence avant l’effondrement militaire.
Références internet
Service historique de la Défense
Page d’événement présentant l’exposition « Résistance et dissuasion » et citant explicitement Halban (avec Kowarski) comme membre de l’équipe Joliot dans la séquence d’envoi vers Londres en juin 1940.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/evenements/resistance-et-dissuasion
Fondation pour la recherche stratégique
Annonce et texte de présentation d’un événement lié à « Résistance et dissuasion », reprenant la mention de l’envoi vers Londres de Halban et Kowarski à la date du 16 juin 1940.
https://www.frstrategie.org/evenements/05-10-2017-resistance-dissuasion-origines-programme-nucleaire-francais-nos-jours
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Aucune cote GR 16 P nominative relative à Hans von Halban n’a été identifiée et consultée dans les instruments de recherche ouverts mobilisés ici.
Observations Les dates et lieux de naissance et de décès sont largement diffusés (notamment sur Wikipédia), mais n’ont pas été retrouvés sous forme nominative et complète dans les bases officielles listées accessibles au moment de la recherche ; ils sont donc mentionnés ici à partir de Wikipédia, sans confirmation officielle retrouvée en ligne.
Aucune photo d’époque identifiée n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.
Sources consultées le 25 janvier 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation pour « Hans von Halban ».
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation (pas de notice nominative retrouvée).
- Musée de la Résistance en ligne : absence confirmée après consultation (pas de fiche nominative trouvée via recherches effectuées).
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation.
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne (MRN) : consultation du site institutionnel, sans notice nominative retrouvée pour Halban.
- Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation.
- Base Léonore : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative pertinente retrouvée dans les recherches effectuées).
- Gallica BnF : consultation effectuée, sources non retenues faute de notice nominative directement exploitable.
- Service Historique de la Défense : page d’événement consultée mais site partiellement inaccessible par moments (timeouts), les éléments retenus proviennent des pages indexées et de la présentation de l’événement.
- Légifrance : consultation ponctuelle via références de naturalisation citées dans une source secondaire, sans exploitation directe de décret nominatif dans cette fiche.
- Wikipédia : utilisée uniquement pour compléter l’état civil, non confirmé dans les bases officielles accessibles.