La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

VIEILLARD Pierre

Pierre VIEILLARD, né le 27 décembre 1921 à Dijon (Côte-d’Or), mort le 7 mars 1942 à Dijon (Côte-d’Or)

Élève-instituteur à l’École normale de Dijon, Pierre Julien Vieillard, Français, milite dans les Jeunesses communistes au sein du noyau normalien constitué à l’automne 1941.

Arrêté après l’attentat manqué contre le Soldatenheim (foyer du soldat) dans la nuit du 10 au 11 janvier 1942, il est condamné à mort comme otage et fusillé au stand de tir de Montmuzard le 7 mars 1942 à 18 h 12 avec trois condisciples normaliens et un compagnon non normalien.  

Originaire de Dijon, issu d’un milieu d’instituteurs, il réussit le concours d’entrée à l’École normale en 1939 et se forme à l’enseignement primaire.  

Dès 1941, il participe à l’activité clandestine étudiante (propagande, liaisons) animée par les Jeunesses communistes et les « Bataillons de la jeunesse ».

L’action des normaliens vise à maintenir le moral et à afficher un refus public de l’Occupation.

Jeunesses communistes / Bataillons de la jeunesse (groupe normalien dijonnais), attesté par les notices biographiques et le dossier « Monument aux 4 normaliens ».

La documentation publique le situe au cœur de l’agitation normalienne de l’hiver 1941-1942 ; son exécution relève de la politique d’otages décidée par l’occupant après l’attentat du Soldatenheim, sans qu’une participation matérielle individuelle puisse être établie par les pièces consultées.

Arrestation / exécution

Arrêté à la suite des perquisitions et interrogatoires menés après l’attentat, il est exécuté à Montmuzard le 7 mars 1942 à 18 h 12. Les heures d’exécution par personne sont fixées par la notice du Musée de la Résistance en ligne.

Camarades de combat

Il meurt avec René Romenteau, René Laforge, Jean Schellnenberger et Robert Creux, tous fusillés comme otages au même moment.

Décorations

Aucune décoration n’a été trouvée dans les bases officielles consultées (Ordre de la Libération – section « Médaille de la Résistance », Base Léonore) .

Lieux de mémoire

Stand de tir de Montmuzard (Dijon), mur des fusillés ; monument « aux 4 normaliens » (ancienne École normale, 51 rue Charles-Dumont, Dijon) ; évocations dans les dossiers municipaux et patrimoniaux de la ville.

Références bibliographiques

  • Les 4 normaliens de Dijon, Amicale des anciens élèves de l’École normale & SNI, CRDP Dijon, 1983. Brochure de référence : genèse du groupe normalien, récit des arrestations, du jugement et des exécutions, extraits de lettres d’adieu et usages pédagogiques.
  • Occupation, Résistance, Libération. Dijon 1939-1945, Ville de Dijon – Direction du Patrimoine, 2025. Dossier illustré et mis à jour : contexte de l’attentat du Soldatenheim, profils des normaliens et rappel précis des exécutions de Montmuzard.
  • La vie à en mourir. Lettres de fusillés 1941-1944, Jean-Pierre Guéno (dir.), Tallandier, 2013. Anthologie commentée des dernières lettres de fusillés, qui replace les écrits de 1942 dans l’échelle nationale des répressions et des résistances.

Références internet

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