Jean TILLIER, né le 3 décembre 1896 à Montargis, Loiret, France, mort le 25 septembre 1954 à Paris, France.
Les sources consultées permettent d’établir que Jean Tillier appartient à la génération combattante de la Première Guerre mondiale. Des contributions familiales conservées sur la base des Français Libres le présentent comme ancien combattant du 168e régiment d’infanterie, blessé et cité, puis de nouveau mobilisé en 1939 avant captivité.
Toutefois, ces précisions reposent ici sur une source mémorielle et testimoniale, non sur une notice institutionnelle; elles sont donc à manier avec prudence.
Engagement dans la Résistance
Son engagement dans la France libre est donné pour novembre 1941 par la base des Français Libres, avec homologation FFc FFL. Une discussion interne à cette même base signale qu’une erreur a parfois fait apparaître 1942 dans certains documents commémoratifs du réseau, mais la date de novembre 1941 est celle qui figure sur la fiche principale consultée.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Jean Tillier est identifié comme appartenant à la Résistance intérieure / CND Castille dans la base des Français Libres. L’article Wikipédia consacré à la Confrérie Notre-Dame le mentionne également parmi les membres du réseau sous les pseudonymes « Gaspard », « Coligny » et « Debesse ». Les sources consultées permettent donc de le rattacher à la Confrérie Notre-Dame, devenue CND-Castille, réseau de renseignement relevant du BCRA.
Missions et actions
Les sources consultées indiquent qu’il devint le second de Rémy lorsque Max Petit partit pour Londres, puis qu’il dirigea ensuite la centrale Coligny du BCRA. La notice du réseau Armada sur Mémoire Vive de la Résistance le présente en outre comme l’un des agents pivots de la zone de Bordeaux avant son passage à une clandestinité plus complète. La combinaison de ces sources permet de retenir un rôle important dans l’appareil de renseignement gaulliste, mais sans permettre, dans cette recherche, de reconstituer avec précision l’ensemble de ses missions opérationnelles.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne permettent pas d’établir une arrestation personnelle de Jean Tillier en 1943 comme fait certain. Au contraire, une source de travail reprise dans la base des Français Libres indique qu’il embarque lors d’une opération aérienne clandestine des 16-17 septembre 1943 avec son épouse Monique Dumont, puis qu’il dirigera la centrale Coligny du BCRA.
Cette même page donne un décès à Paris le 25 septembre 1954. En conséquence, l’hypothèse d’une arrestation et d’une déportation mortelles n’est pas retenue.
Camarades de combat
Les sources consultées permettent de l’associer à Gilbert Renault dit Rémy, à Maxime Petit, à Lucien Lanoy, à Philippe Roberty, à Jean-Claude Dumont et à Monique Dumont, son épouse. Le lien avec ces noms ressort des notices relatives à la CND et aux opérations d’exfiltration aérienne du BCRA.
Retour à la vie civile
Après la guerre, des éléments mémoriels publiés sur la base des Français Libres indiquent qu’il fut conseiller municipal de Paris de 1947 à 1951 et conseiller général de la Seine.
Cette information n’a pas été recoupée ici par une source institutionnelle distincte ; elle est donc signalée comme provenant d’une source mémorielle familiale publiée sur la base des Français Libres. Son décès est donné pour le 25 septembre 1954 à Paris, France, par la fiche principale de cette même base.
Décorations
- Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 31 Mars 1947 JO 13 juillet 1947 Source Ordre de la Libération.
- Distinguished Service Order. Mentionnée par la base des Français Libres ; décret non retrouvé dans cette recherche.
- Member of the Order of the British Empire. Mentionnée par la base des Français Libres ; décret non retrouvé dans cette recherche.
- Légion d’honneur. Mentionnée dans une contribution familiale publiée sur la base des Français Libres ; décret non retrouvé dans cette recherche.
- Croix de guerre. Mentionnée dans une contribution familiale publiée sur la base des Français Libres ; décret non retrouvé dans cette recherche.
- Côte du dossier : 1O60441
Lieux de mémoire
Les sources consultées ne permettent pas d’identifier avec certitude un lieu de mémoire public portant aujourd’hui précisément son nom. La base des Français Libres conserve en revanche une photographie et une notice biographique.
Références bibliographiques
Colonel Rémy, Mémoires d’un agent secret de la France libre. Cet ouvrage est directement lié à l’histoire des premiers réseaux de renseignement gaullistes et éclaire le milieu clandestin dans lequel Jean Tillier agit, notamment autour de la CND et des structures du BCRA. Son intérêt est contextuel, même si la consultation détaillée du texte n’a pas été menée ici.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance. La notice « Réseau Armada » mentionne Jean Tillier parmi les figures marquantes du réseau et le situe comme agent pivot dans la zone de Bordeaux avant sa clandestinité totale. https://mvr.asso.fr/reseau-armada/
Les Français Libres. La fiche « Jean Tillier dit Debesse » fournit les éléments d’identification principaux, l’affectation à la Résistance intérieure / CND Castille, l’homologation FFc FFL et le dossier administratif de résistant GR 16 P 295724. https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=114820
Wikipédia. L’article « Confrérie Notre-Dame » permet de recouper l’appartenance de Jean Tillier à la CND-Castille et ses pseudonymes « Gaspard », « Coligny » et « Debesse ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Confr%C3%A9rie_Notre-Dame
Musée de la Résistance en ligne. L’inventaire PDF de la sous-série GR 28 P 4 permet d’identifier l’existence d’un dossier individuel Jean Tillier et renvoie également au dossier GR 16 P 295724. https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/137b.pdf
Dossier d’homologation consulté
Dossier administratif de résistant : GR 16 P 295724. L’inventaire de la sous-série GR 28 P 4 mentionne également un dossier individuel Jean Tillier coté GR 28 P 4 36 – 206.
Observations
Divergence notable dans les sources secondaires de la base des Français Libres sur une éventuelle arrestation du couple Tillier en novembre 1943 : cette affirmation contredit la fiche principale, qui atteste un décès le 25 septembre 1954 à Paris, France. Les décorations sont pour l’essentiel issues de la base des Français Libres et n’ont pas été vérifiées ici par décrets.
Sources consultées le 20 mars 2026
Mémoire Vive de la Résistance, notice « Réseau Armada » : mention de Jean Tillier comme figure marquante et agent pivot de la zone de Bordeaux.
Les Français Libres, fiche « Jean Tillier dit Debesse » : date et lieu de naissance, date et lieu de décès, affectation CND Castille, homologation FFc FFL, dossier GR 16 P 295724.
Wikipédia, article « Confrérie Notre-Dame » : pseudonymes et place de Jean Tillier dans la CND.
Musée de la Résistance en ligne, inventaire PDF de la sous-série GR 28 P 4 : existence du dossier individuel Jean Tillier, cote GR 28 P 4 36 – 206, renvoi à GR 16 P 295724.
Une photographie de Jean Tillier est visible dans la base des Français Libres.