La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

TEXIER

Francis Henri TEXIER, né le 2 décembre 1919 à Paris (14e), libéré au printemps 1945 de la prison de Brandebourg-Görden ;

Né à Paris, Francis Henri Texier appartient à la génération de jeunes adultes happés par la guerre au moment de leurs études et de leurs premiers emplois. Les éléments précis de sa scolarité et de sa profession avant l’Occupation n’ont pas été retrouvés dans les bases officielles consultées.

L’existence de l’imprimeur-éditeur poitevin Marc Texier, auteur en 1946 d’un court récit tiré des cellules de Poitiers et de Tours, atteste toutefois l’environnement éditorial et militant dans lequel évoluent plusieurs membres du réseau Renard ; ce contexte éclaire la sociabilité locale mais ne suffit pas, à ce stade, à documenter la biographie personnelle de Francis Texier.

Son nom apparaît dans les listes nominatives liées au réseau « Louis Renard », organisation née dès 1940 à Poitiers autour du journal clandestin Le Libre Poitou et de liaisons avec l’Armée des Volontaires. Il est arrêté le 30 août 1942 dans la vague d’interpellations qui démantèle le groupe.

Texier appartient au réseau Renard (Poitiers), structure gaulliste locale fédérée par Louis Renard, avec des adjoints comme le professeur Louis Toussaint. Les notices de synthèse (FranceArchives) et les dossiers associatifs locaux (VRID/Mémoire Vive de la Résistance) l’énumèrent parmi les « 29 déportés de Poitiers ».

Le réseau Renard s’illustre par l’édition clandestine (Le Libre Poitou), des liaisons et préparatifs en vue du débarquement allié. Les tâches exactes confiées à Francis Texier ne figurent pas dans les bases publiques, mais son appartenance au groupe arrêté en 1942 l’inscrit dans ces missions collectives.

Arrestation / évasion / déportation

Arrêté durant l’été 1942, il est d’abord détenu à Poitiers puis transféré à Fresnes. Le 18 février 1943, il fait partie du transport I.79 (Fresnes → Trèves → camp spécial SS de Hinzert), convoi Nacht-und-Nebel qui emporte la plupart des hommes du réseau ; le groupe est ensuite dirigé vers la prison NN de Wolfenbüttel, où dix compagnons seront décapités le 3 décembre 1943.

Une partie des survivants, dont Texier, est transférée à la prison de Brandebourg-Görden. Les sources locales signalent sa libération sur place au printemps 1945.

Camarades de combat

Ses compagnons identifiés dans les mêmes filières d’arrestation et de déportation sont notamment Louis Renard, Louis Toussaint, Louis Cartan, Théodore Lefebvre, Pierre Pestureau, Paul Préaux, Aimé Lambert, Jacques Moreau, Clément Péruchon et Jacques Levrault (guillotinés le 3 décembre 1943), ainsi que d’autres survivants : Henri Auroux, Charles Grillas, Pierre Kédinger, Norbert Portejoie, Marcel Brunier, André Guillon, Raymond Marot, Jean-Albert Petit, Gaston Préaux.

Retour à la vie civile

Les listes de survivants indiquent sa libération au printemps 1945 à Brandebourg-Görden (Brandenburg an der Havel). Les traces postérieures à la guerre sont ténues dans les bases mémorielles ; un enregistrement généalogique (OpenArchieven/INSEE) mentionne un « Francis Henri Texier », né le 2 décembre 1919 à Paris, déclaré décédé à Poitiers (date non lisible en ligne), tandis qu’un relevé nécrologique presse-web fait état d’un décès le 8 juillet 2005 à Saint-Germain-de-Prinçay (Vendée). Cette divergence est signalée comme non stabilisée et n’est pas tranchée faute de source officielle nominative librement accessible en ligne.

Décorations

Aucune autre décoration confirmée n’a été retrouvée pour Francis Texier dans les bases officielles (Ordre de la Libération; Base Léonore – Légion d’honneur).

Lieux de mémoire

Le nom de Francis Texier n’est pas individualisé sur un odonyme repéré ; sa mémoire est collectivement associée au monument au réseau Louis-Renard, au cimetière de Chilvert (Poitiers), qui commémore les 52 agents morts pour la France et les 11 exécutés ; il constitue le principal lieu de recueillement lié au groupe.

Références bibliographiques

  • La Chute du réseau Renard. Poitiers 1942 : le SS, le préfet et le résistant, Jean-Henri Calmon, Geste éditions, 2013. Étude d’ensemble fondée sur les fonds de la Vienne, les archives nationales et des témoignages ; elle reconstitue l’enquête, les arrestations et la répression contre le milieu du Libre Poitou, et propose des annexes nominatives utiles pour suivre les parcours (Hinzert, Wolfenbüttel, Brandebourg, camps).
  • Jusqu’au bout de la Résistance, Bernard Filaire, Stock, 1997. Ouvrage de synthèse sur la répression contre divers réseaux, dont Renard, avec reproduction d’extraits de réquisitoires allemands et retours d’expérience des survivants.
  • Pour la France : Poitiers, cellule 29 ; Tours, cellule 5 ; camp d’internement de Rouillé, Marc Texier, 1946 (impr. Marc Texier, Poitiers). Récit bref, à caractère testimonial, sur l’univers carcéral à Poitiers et Tours ; permet d’appréhender les conditions d’enfermement auxquelles furent confrontés les militants du réseau.

Références internet

Remarque « état-civil » : deux sources web secondaires divergent sur le lieu/date de décès (« Poitiers », date non affichée sur l’aperçu OpenArchieven/INSEE, et « Saint-Germain-de-Prinçay (Vendée), 8 juillet 2005 » sur un agrégateur d’avis de décès). En l’absence d’accès direct à l’acte, l’information est laissée au stade hypothétique.

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