La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

SACLEUX

Maria Amélie SACLEUX née PRUNIER, née le 5 janvier 1903 à Tinténiac (Ille-et-Vilaine), date et lieu de décès non retrouvés dans les bases officielles consultées

Née à Tinténiac le 5 janvier 1903, Maria Amélie Prunier grandit en Ille-et-Vilaine. Les sources mémorielles disponibles ne livrent pas d’éléments détaillés sur sa scolarité ni sur une éventuelle formation professionnelle.

L’état civil complet n’a pas été retrouvé en ligne sur les portails d’archives consultés et ne figure pas dans les notices biographiques usuelles ; seule sa date et son lieu de naissance sont attestés par les bases de la déportation.

Entrée en Résistance à Rennes, Maria Amélie Prunier, devenue Maria Amélie Sacleux par mariage, met à profit son implantation locale pour servir un réseau de renseignement opérant en Bretagne. Les bases mémorielles bretonnes la qualifient d’« agent P2 », soit agent clandestin à plein temps, ce qui implique l’usage d’identités de couverture et la vie entièrement souterraine.

Elle appartient au réseau « Ker », structure de renseignement issue de la mouvance du réseau « Johnny » actif sur le littoral breton en 1941-1942, puis réorganisée sous l’appellation « Ker ».

Les portails régionaux de référence sur la Résistance en Bretagne documentent la filiation Johnny/Ker et le rôle de ces réseaux dans la collecte d’informations maritimes et militaires au profit de Londres.

Comme agent P2, Maria Amélie Sacleux effectue des tâches de liaison et de renseignement à Rennes au profit de Ker.

Les sources disponibles ne détaillent pas mission par mission ses actions, mais situent son activité dans un noyau d’agents rennais chargé de la collecte d’informations et des liaisons avec la côte.

L’exposition et la clandestinité associées au statut P2 expliquent la rareté des traces nominatives d’opérations dans les archives publiques accessibles en ligne.

Arrestation / évasion / déportation

Elle est arrêtée à Rennes par la Gestapo le 5 avril 1943 et incarcérée. Après un passage par Fresnes, elle est déportée sous le régime « Nacht und Nebel » le 17 février 1944 dans le convoi identifié par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation comme « I.183 ».

Ce transport regroupe des femmes résistantes transférées vers le KL Ravensbrück ; Maria Sacleux y figure, avec son identité de naissance, PRUNIER Maria, née le 05.01.1903 à Tinténiac.

Des ressources bretonnes précisent son passage par Ravensbrück dans le cadre NN.

Camarades de combat

Son parcours s’inscrit dans l’ensemble des agents de Johnny puis Ker actifs en Bretagne, notamment les réseaux féminins et relais rennais dont plusieurs seront dirigés vers Ravensbrück en 1944.

Les travaux de synthèse sur la Résistance bretonne confirment la place tenue par ces réseaux d’observation du trafic naval et des installations de l’ennemi.

Retour à la vie civile

Les listes de retours de déportation établies pour les déportées bretonnes mentionnent « Marie Sacleux, née le 5 janvier à Tinténiac », parmi les femmes revenues au printemps 1945 après des transferts de fin de guerre, indication qui laisse entendre un retour vivant.

Une divergence mineure apparaît toutefois sur l’année de naissance dans cette liste (1901 au lieu de 1903), alors que la base de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation retient 1903 ; en l’absence d’un acte d’état civil en ligne, l’année 1903, conforme au fichier nominatif de déportation, est retenue, l’autre mention étant signalée comme incertaine. Aucune source officielle consultée n’a permis d’établir la date et le lieu du décès.

Décorations

Aucune décoration n’a été retrouvée au nom de Maria Amélie Sacleux (ou PRUNIER Maria) dans la base officielle des Médaillés de la Résistance française, ni trace d’une Légion d’honneur dans la base Léonore accessible en ligne. Cette absence est mentionnée sous réserve de dépouillements complémentaires dans les fonds papier du SHD et des Archives nationales.

Lieux de mémoire

Aucun lieu de mémoire nominatif n’a été identifié à son nom dans les bases consultées. Son époux Zéphir Sacleux, mort en déportation, figure sur la plaque de la salle dite « Le Panthéon » à l’Hôtel de Ville de Rennes, ce qui atteste la mémoire familiale dans la capitale bretonne ; aucune mention équivalente n’a été retrouvée pour Maria.

Références bibliographiques

  • Histoire de la Résistance en Bretagne, Christian Bougeard, Éditions J.-P. Gisserot, 1992. Ouvrage de synthèse qui retrace l’implantation des réseaux bretons de renseignement et d’action, dont Johnny puis Ker. Il éclaire le rôle des liaisons, la répression de 1942-1944 et le sort des résistantes déportées, utile pour situer le parcours de Maria Sacleux dans le contexte régional.
  • La Résistance et les Français. Enjeux stratégiques et environnement social, dir. Jacqueline Sainclivier et Christian Bougeard, Presses universitaires de Rennes, 1995. Actes d’un colloque international centré sur les interactions entre Résistance, populations et Alliés. Plusieurs contributions portent sur la Bretagne, les réseaux de renseignement et les politiques alliées en zone côtière, apportant un cadrage sur Johnny/Ker et sur les trajectoires féminines.
  • La Bretagne dans la guerre 1939-1945, Jacqueline Sainclivier et Christian Bougeard, Ouest-France, 2006. Panorama illustré de l’Occupation et de la Libération en Bretagne, avec des développements sur les réseaux de renseignement, les arrestations de 1943-1944 et la déportation des femmes, permettant de replacer les données nominatives dans une chronologie régionale.

Références internet

  • Fondation pour la Mémoire de la Déportation (Livre-Mémorial), notice « Les départs en février 1944 (I.183.) ». Résumé du convoi du 17 février 1944, liste nominative incluant « SACLEUX, Marie, 05.01.1903, Tinténiac (35) », attestant la déportation sous le régime NN et l’orientation vers Ravensbrück.https://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.183
  • Mémoire de guerre – Ille-et-Vilaine, « Déportés Nacht und Nebel arrêtés en Ille-et-Vilaine ». Fiche départementale récapitulative indiquant « SACLEUX Maria, née le 5 janvier 1903 à Tinténiac, arrêtée le 5 avril 1943 à Rennes, déportée NN le 17 février 1944, lieux de déportation : Ravensbrück ».
    URL : https://memoiredeguerre.free.fr/ccmr/nn.htm memoiredeguerre.free.fr
  • Bécédia – « Le réseau Johnny, un précurseur du clandestin ». Article de synthèse sur le réseau Johnny, ses missions de renseignement en 1941-1942 et sa filiation avec Ker, utile pour le contexte opérationnel des agents P2 en Bretagne.
    URL : https://bcd.bzh/becedia/en/the-johnny-network-a-forerunner-of-clandestine-operations Bretagne Culture Diversité
  • Mémoire de guerre – Ille-et-Vilaine, « Déportés d’Ille-et-Vilaine (liste STU) ». Liste locale synthétique confirmant l’identité « Sacleux Maria, née le 5 janvier 1903 à Tinténiac, agent P2 du réseau Ker, arrêtée le 5 avril 1943 à Rennes ».
    URL : https://memoiredeguerre.free.fr/ccmr/p6-list-stu.htm memoiredeguerre.free.fr
  • Dossier d’homologation Consultation par la base « Titres, homologations et services » : article GR 16 P 492797, au nom PRUNIER Maria Marie Amélie (identité de naissance).

Avertissements et divergences signalées
Une divergence d’année de naissance est relevée : 1903 selon la base de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et les listes départementales, 1901 dans une liste de retours ; la date 1903 est retenue car conforme à l’identification nominative du convoi I.183. Aucune autre divergence substantielle n’a été relevée.

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