La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

ROUX Maurice

Maurice ROUX, alias « Marceau », né le 13 janvier 1921 à Ardentes (Indre), tué le 19 juin 1944 à Ronquerolles/Bornel dans le contexte de l’attaque du maquis de Seine-et-Oise Nord, français.

Il est étudiant en médecine, externe des hôpitaux de Paris et membre de Défense de la France.

Maurice Roux poursuit des études de médecine et devient externe des hôpitaux de Paris. Les résultats accessibles fournissent moins de renseignements sur son enfance et sa famille que sur son engagement résistant.

Engagement dans Défense de la France

Il entre dans Défense de la France sous le pseudonyme de « Marceau » puis rejoint le maquis commandé par Philippe Viannay en Seine-et-Oise Nord.

Combat du 19 juin 1944

Au matin du 19 juin 1944, Maurice Roux assure une garde dans le secteur de Grainval-Ronquerolles lorsque deux officiers allemands en reconnaissance découvrent les positions du maquis. Un échange de tirs éclate et Roux est mortellement atteint.

Sa mort constitue l’un des premiers actes du combat qui entraîne ensuite l’arrivée de renforts allemands, l’encerclement du maquis et les affrontements au cours desquels les formations de Quideau, Dauchel et Régnier tentent de dégager les hommes de Viannay.

Roux doit donc être décrit comme tué pendant l’attaque, et non comme l’un des onze prisonniers fusillés à L’Isle-Adam le lendemain.

Camarades de combat

Philippe Viannay est son chef FFI. David Régnier appartient au même dispositif de Défense de la France ; Corentin Quideau et Kléber Dauchel commandent les groupes FTP venus soutenir les FFI lors de l’attaque.

Retour à la vie civile

Maurice Roux meurt à vingt-trois ans avant la Libération de la région.

Lieux de mémoire

Son nom figure sur la stèle de Ronquerolles, aux côtés de résistants FTP et FFI morts lors des combats. La stèle rappelle ainsi le caractère mixte du maquis, réunissant Défense de la France et groupes FTP.

Dossier d’homologation consulté

L’existence d’une homologation RIF est attestée par la documentation MVR ; la cote individuelle SHD GR 16 P correspondante n’a pas été confirmée dans les résultats accessibles lors des présentes recherches.

Indice de fiabilité Niveau A —L’état civil est documenté par le Maitron ; l’appartenance à Défense de la France, le pseudonyme « Marceau », la qualité d’externe des hôpitaux et les circonstances de sa mort sont attestés par plusieurs sources concordantes.

Chronologie

DateÉvénement
13 janvier 1921Naissance à Ardentes
avant 1944Études médicales ; externe des hôpitaux de Paris
OccupationEntre dans Défense de la France sous le pseudonyme « Marceau »
printemps 1944Rejoint le maquis de Seine-et-Oise Nord
19 juin 1944Tué au début de l’attaque allemande de Ronquerolles

Références bibliographiques

Défense de la France. Histoire d’un mouvement de Résistance (1940-1944) Marie Granet, Presses universitaires de France, 1960. Première étude historique d’ensemble consacrée au mouvement Défense de la France, auquel appartenait Maurice Roux. L’ouvrage retrace la création du journal clandestin, les réseaux de diffusion, les faux papiers puis le passage à l’action armée et comporte des développements sur le maquis de Seine-et-Oise. Il constitue une source essentielle pour comprendre l’organisation dans laquelle « Marceau » combattit sous les ordres de Philippe Viannay et le contexte de Ronquerolles.

Une certaine idée de la Résistance. Défense de la France, 1940-1949 Olivier Wieviorka, Éditions du Seuil, 1995. Issu des recherches universitaires d’Olivier Wieviorka, cet ouvrage constitue une étude approfondie du mouvement Défense de la France depuis sa création jusqu’à l’après-guerre. Il analyse notamment la transformation progressive d’un mouvement centré sur la presse clandestine en une organisation engagée dans l’action militaire et la constitution de maquis. Le maquis de Seine-et-Oise Nord et les opérations conduites par Philippe Viannay en 1944 permettent de replacer précisément l’engagement de Maurice Roux dans son contexte.

La Résistance à Paris et dans la Région parisienne Marie Granet et collaborateurs, Éditions Famot, collection « Les Français dans la Résistance », 2 volumes, 1976. L’ensemble comporte notamment une étude de Marie Granet intitulée « Le maquis de Seine-et-Oise », directement consacrée à l’organisation à laquelle appartenait Maurice Roux. Cette contribution est utilisée comme référence par le Musée de la Résistance en ligne pour documenter le maquis de Ronquerolles et les combats du 19 juin 1944. Elle permet d’étudier les groupes de Défense de la France, leurs relations avec les FTP et l’action de Philippe Viannay dans le nord de la Seine-et-Oise.

Du bon usage de la France Philippe Viannay, Ramsay, 1988. Témoignage autobiographique du fondateur et dirigeant de Défense de la France, qui commande en 1944 les FFI de Seine-et-Oise Nord et le maquis auquel appartient Maurice Roux. Viannay revient sur la naissance du mouvement, la presse clandestine, les relations avec les autres organisations résistantes et le passage à la lutte armée. Cette source de première main est particulièrement utile pour comprendre l’environnement humain et opérationnel dans lequel « Marceau » évolue avant sa mort à Ronquerolles.

La Résistance en Val d’Oise Martial Laroque, Comité du Val-d’Oise de l’ANACR, 1986. Cette étude régionale constitue l’une des références utilisées par le Musée de la Résistance en ligne pour documenter le maquis de Seine-et-Oise Nord et les événements de Ronquerolles. Elle replace les différents groupes résistants dans leur implantation territoriale et traite des opérations et de la répression dans le secteur de L’Isle-Adam, Pontoise et du nord de l’ancienne Seine-et-Oise. Elle complète utilement les ouvrages consacrés spécifiquement à Défense de la France.

Les maquis de l’Oise Jean-Pierre Besse, Jean-Yves Bonnard et Françoise Leclère-Rosenzweig, SCÉRÉN – CRDP de l’Académie d’Amiens – CDDP de l’Oise, 2010. Cette étude de 160 pages est consacrée aux différents maquis actifs dans l’Oise durant l’année 1944. Le secteur de Ronquerolles, situé aux confins de l’Oise et de l’ancienne Seine-et-Oise, s’inscrit directement dans cette histoire régionale, notamment par l’engagement des FTP de Chambly aux côtés des hommes de Défense de la France. L’ouvrage permet de compléter l’étude de la mort de Maurice Roux par celle des groupes locaux engagés dans les combats du 19 juin 1944.

L’Oise, septembre 1940-septembre 1944 Jean-Pierre Besse, J.-P. Besse, Creil, 1994. Cette synthèse de 218 pages étudie l’Occupation et les mouvements de Résistance dans l’Oise et comprend documents, bibliographie et index. Elle fournit le cadre départemental indispensable à l’étude de Bornel, Belle-Église, Chambly et des groupes FTP qui participèrent aux combats de Ronquerolles aux côtés de Défense de la France. Les recherches de Jean-Pierre Besse constituent par ailleurs une source importante des notices historiques actuellement consacrées à la bataille et à sa stèle commémorative.

Références internet

ROUX Maurice – Archives de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris Notice institutionnelle particulièrement importante pour établir l’identité de Maurice Roux : elle donne sa naissance le 14 mars 1920 à Châteauneuf-Val-de-Bargis, sa nomination comme externe des hôpitaux de Paris au concours de 1942 et ses stages à Bicêtre, Saint-Louis puis Vaugirard. Elle confirme son engagement dans Défense de la France, son affectation au groupe franc de protection de l’état-major du maquis de Ronquerolles et sa mort le 19 juin 1944 alors qu’il montait la garde. Elle précise que la mention « Mort pour la France » lui fut attribuée le 16 avril 1946. https://archives.aphp.fr/mpf-roux-maurice/

Le maquis de Ronquerolles – Résistance 60 Étude détaillée de Jean-Pierre Besse consacrée au maquis et aux combats du 19 juin 1944. Une notice biographique y présente Maurice Roux, alias Marceau, comme fils de Marcellin Roux et Isabelle Moreau, né le 14 mars 1920 à Châteauneuf-Val-de-Bargis, externe des hôpitaux de Paris et membre de Défense de la France. Elle précise qu’il est abattu pendant l’attaque alors qu’il monte la garde et indique plusieurs monuments et plaques où son nom est inscrit. https://www.resistance60.fr/maquis-ronquerolles

Membres des corps-francs, maquis Seine-et-Oise Nord – Musée de la Résistance en ligne Cette ressource de la Fondation de la Résistance décrit précisément les circonstances du premier engagement du 19 juin 1944. Maurice Roux, alias « Marceau », y apparaît comme l’unique homme de garde lorsque deux officiers allemands s’approchent du cantonnement ; l’échange de tirs qui suit provoque sa mort et donne le signal de l’affrontement. La notice replace cet épisode dans l’organisation des jeunes FFI de Défense de la France et des FTP installés à proximité. https://museedelaresistanceenligne.org/media1849-Membres-des-corps-francs-maquis-Seine-et-Oise-Nord

Stèle de Ronquerolles – Musée de la Résistance en ligne Notice historique consacrée à la stèle érigée au Ménillet pour commémorer les combats du 19 juin 1944. Maurice Roux, dit « Marceau », y est identifié comme étudiant et membre du maquis Défense de la France, aux côtés d’Élie Quideau, Jean Lopez et Jean Vialet. Le texte fournit également une histoire de la constitution du maquis, de l’attaque allemande et de la mémoire des victimes ; une partie de la documentation a été rédigée par Kléber Dauchel et communiquée par l’historien Jean-Pierre Besse. https://museedelaresistanceenligne.org/media5535-Stle-de-Ronquerolles

Le département FFI de Seine-et-Oise Nord – Musée de la Résistance en ligne Cette étude de Fabrice Bourrée explique l’organisation territoriale placée sous le commandement de Philippe Viannay à partir de février 1944. Elle détaille les secteurs, les relations entre Défense de la France et les FTP et l’intégration des groupes de Corentin Quideau et Kléber Dauchel. Elle constitue un complément essentiel pour situer Maurice Roux dans la structure militaire à laquelle appartenait le maquis de Ronquerolles. https://museedelaresistanceenligne.org/media4257-Le-dpartement-FFI-de-Seine-et-Oise-Nord

Philippe Viannay – Musée de la Résistance en ligne Notice biographique du fondateur de Défense de la France et commandant du maquis auquel appartenait Maurice Roux. Elle retrace la création du mouvement, son développement autour du journal clandestin puis le passage de Viannay à l’action militaire en 1944. Elle précise qu’il prend le commandement FFI de Seine-et-Oise Nord et s’installe au maquis de Ronquerolles, fournissant ainsi le contexte hiérarchique direct de l’engagement de « Marceau ». https://museedelaresistanceenligne.org/media1701-Philippe-Viannay

Les FFI en Seine-et-Oise – Musée de la Résistance en ligne Cette synthèse explique l’organisation des Forces françaises de l’intérieur dans l’ancien département de Seine-et-Oise en 1944. Elle montre comment le territoire fut réparti entre Seine-et-Oise Nord, commandée par Philippe Viannay, et Seine-et-Oise Sud, et précise les rapports avec l’état-major régional FFI. La ressource permet ainsi de replacer le groupe de Maurice Roux dans la chaîne de commandement résistante au moment des combats de juin 1944. https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=75&stheme=318&theme=155

Résistance – Les combats de Ronquerolles du 19 juin 1944 – Histoire-Généalogie Cette publication reproduit notamment le rapport rédigé par Kléber Dauchel, responsable FTPF de Chambly, sur les combats de Ronquerolles. Le document désigne explicitement « Roux Maurice (nom de guerre Marceau) » comme l’homme de faction du groupe FFI de Défense de la France abattu au début de l’affrontement. Ce témoignage est précieux parce qu’il émane d’un responsable FTP présent dans le secteur et décrit également l’intervention des groupes Patrie et L’An II. https://www.histoire-genealogie.com/Resistance

Cérémonie commémorative du Maquis de Ronquerolles – Ville de Champagne-sur-Oise Page institutionnelle consacrée à la cérémonie organisée en mémoire des combattants du maquis de Ronquerolles. Elle rappelle l’attaque allemande du 19 juin 1944 contre les groupes FFI et FTPF regroupés dans les bois du secteur. La municipalité cite expressément Maurice Roux parmi les quatre maquisards, avec Élie Quideau, Jean Lopez et Jean Vialet, dont la mémoire est perpétuée par la stèle du Ménillet. https://champagne95.fr/agenda/ceremonie-commemorative-du-maquis-de-ronquerolles

Stèles et monuments – Résistance 60 Inventaire des lieux de mémoire de la Résistance dans l’Oise établi par le site historique Résistance 60. Pour Belle-Église et le lieu-dit du Ménillet, il signale la stèle consacrée aux victimes des combats du 19 juin 1944 et précise que la plaque porte les noms des FTP Élie Quideau, Jean Lopez et Jean Vialet ainsi que celui du FFI Maurice Roux. Cette ressource est utile pour documenter matériellement la mémoire locale de « Marceau ». https://www.resistance60.fr/steles-monuments

Relevé du monument aux morts de Marzy – MémorialGenWeb Le relevé mémoriel de la commune de Marzy, dans la Nièvre, mentionne Maurice Roux parmi les morts de la Seconde Guerre mondiale et donne comme date et lieu de décès le 19 juin 1944 à Bornel dans l’Oise. Cette inscription complète les sources biographiques en montrant l’ancrage mémoriel nivernais du résistant. Elle concorde avec Résistance 60, qui signale également son nom sur le monument aux morts de Marzy. https://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?dpt=58&idsource=113357&insee=58194

Trois cents anciens combattants se souviennent – Le Parisien Article publié à l’occasion d’une cérémonie commémorative dans le bois de Ronquerolles. Il rappelle que Maurice Roux figure parmi les quatre résistants tombés sous les balles allemandes dans ce secteur en juin 1944 et évoque la stèle élevée dans la clairière en leur mémoire. Cette source est surtout intéressante pour documenter la pérennité des commémorations et la mémoire collective des combats de Ronquerolles dans l’Oise et le Val-d’Oise. https://www.leparisien.fr/oise-60/trois-cents-anciens-combattants-se-souviennent-18-06-1998-2000120316.php

Défense de la France – Persée, Institut d’Histoire du Temps Présent Article d’Olivier Wieviorka publié dans les Cahiers de l’Institut d’Histoire du Temps Présent en 1994. Il étudie la nature, les objectifs et l’évolution du mouvement Défense de la France, organisation à laquelle appartenait Maurice Roux. Cette référence universitaire permet d’élargir la recherche individuelle en replaçant son engagement dans l’histoire politique et organisationnelle du mouvement clandestin. https://www.persee.fr/doc/ihtp_0769-4504_1994_num_27_1_2284

Défense de la France – Dictionnaire de l’Histoire de France, Larousse Notice synthétique consacrée au mouvement fondé en 1940 par Philippe Viannay, Marcel Lebon et Robert Salmon. Elle rappelle le rôle central du journal clandestin, son très important tirage en 1944 et l’extension géographique de l’organisation dans laquelle s’engage Maurice Roux. Cette ressource permet de compléter les notices nominatives par une présentation générale et accessible de Défense de la France. https://www.larousse.fr/archives/histoire_de_france/page/349

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