La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Le Nivelle-Bidassoa est un réseau de renseignements et de passage créé pendant l’été 1942 à Saint-Jean-de-Luz, Pyrénées-Atlantiques, France, par Jean-Louis Dupreuilh.

Les sources consultées le décrivent d’abord comme une organisation de passage pour aviateurs alliés et civils, mais aussi comme un réseau transmettant des renseignements vers le consulat britannique de Saint-Sébastien, notamment sur les mouvements de troupes allemandes et les fortifications côtières.

Organisation interne

Les sources accessibles en ligne décrivent imparfaitement son organigramme, mais elles permettent d’établir qu’il s’agissait d’un réseau frontalier structuré autour de Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et Hendaye, avec des agents civils, des élus locaux, des employés municipaux et des auxiliaires de passage. La documentation consultée ne permet pas de reconstituer avec précision une hiérarchie complète ou des subdivisions formalisées.

Actions menées pendant la Résistance

Le réseau assure le passage d’aviateurs alliés et de civils vers l’Espagne, tout en transmettant des renseignements militaires à destination britannique. Pendant l’été 1943, il entretient des relations étroites avec le réseau Nana. Les sources consultées ne permettent pas d’attribuer au Nivelle-Bidassoa des opérations armées ou des sabotages spécifiques ; sa fonction principale attestée reste celle d’un réseau de passage et de renseignement.

Chefs et figures marquantes

Jean-Louis Dupreuilh est le fondateur et chef identifié du réseau.

Joseph Abeberry, maire de Ciboure, fait partie des principaux agents connus.

Sont également nommés Philippe Blazy, Louis Carmousse, Célestin Chaillou, Jean Courrège, Louis Elissalt, Paul Gelos, Jean-Baptiste Laffargue, Léon Laffargue, Louis Lafitte, Raymond Marchand, Henri Mentégui, Jean Poletti, Marthe Picot, Paul Simon et Jean Sous. Les sources consultées ne permettent pas toujours de préciser leur rôle exact dans l’organisation au-delà de leur appartenance attestée au réseau.

Victimes et morts

Le réseau est démantelé le 8 juin 1944. Environ trente agents sont arrêtés, incarcérés à Hendaye puis au fort du Hâ à Bordeaux, avant d’être déportés, principalement vers Dachau.

Plusieurs principaux agents meurent en déportation, parmi lesquels Joseph Abeberry à Mauthausen, Philippe Blazy à Dachau, Célestin Chaillou à Dachau, Jean Courrège à Flossenbürg, Jean-Louis Dupreuilh à Dachau, Louis Elissalt à Hersbrück, Albert Fertille à Buchenwald, Jean-Baptiste Gastellou à Flossenbürg, Jean-Baptiste et Léon Laffargue à Flossenbürg, Louis Lafitte à Hersbrück, Raymond Marchand à Dachau, Paul Simon à Dachau et Jean Sous à Dachau.

Survivants identifiés

Henri Mentégui est signalé comme déporté, sans précision de décès dans la notice consultée. Marthe Picot est citée parmi les principaux agents, sans indication de mort en déportation dans cette même source. En l’état des sources mobilisées ici, il n’est pas possible d’établir une liste complète et sûre des survivants identifiés.

Fin du réseau

La rafle du 8 juin 1944 met fin aux activités du Nivelle-Bidassoa. La source consultée précise que les Allemands poursuivaient ce réseau depuis deux ans sans être parvenus auparavant à le détruire.

Conséquences et mémoire

Le Nivelle-Bidassoa appartient aux grands réseaux frontaliers du Pays basque ayant combiné renseignement et passage vers l’Espagne.

Sa mémoire est surtout portée par l’historiographie locale des Basses-Pyrénées et par les travaux sur la déportation des agents arrêtés à la frontière basque en juin 1944.

Références bibliographiques

Jean Crouzet, Aide-mémoire des années sombres. Ouvrage cité par la notice de synthèse consultée sur le Nivelle-Bidassoa ; il constitue une référence de contexte pour l’histoire résistante basque et frontalière.

Mixel Esteban, Regards sur la deuxième guerre mondiale en Pays Basque. Livre cité par la notice BPSGM ; il éclaire le contexte régional dans lequel s’insère le réseau Nivelle-Bidassoa.

Claude Laharie, « Les réseaux de résistance dans les Basses-Pyrénées », dans La Résistance dans le Sud-Ouest au regard d’autres espaces européens (1940 à nos jours). Référence utile pour replacer le réseau dans l’ensemble des filières de renseignement et de passage du département.

Références internet

BPSGM. Notice de synthèse sur le réseau Nivelle-Bidassoa, avec date de création, fonction, démantèlement et principaux agents. https://www.bpsgm.fr/reseaux-renseignements-et-ou-evasion-ayant-opere-dans-les-basses-pyrenees-nivelle-bidassoa/

Service historique de la Défense. Inventaires et instruments de recherche permettant de repérer les fonds relatifs aux réseaux de Résistance et aux dossiers individuels d’agents homologués. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/

MVR. Aucune fiche autonome exacte retrouvée dans les résultats consultés pour ce réseau. https://mvr.asso.fr/

Sources consultées le 29 mars 2026

BPSGM, notice « Nivelle-Bidassoa » : création, fonction, démantèlement, principaux agents, bilan humain.

Service historique de la Défense et instruments de recherche repris par le Musée de la Résistance en ligne : repérage des fonds et dossiers individuels.

Fondation de la Résistance, Musée de la Résistance en ligne, Mémoire des Hommes, Ordre de la Libération, Gallica : pas de notice directement exploitable retrouvée dans les résultats consultés pour ce réseau.

Observations

Le réseau est parfois classé à la fois comme réseau de renseignements et comme réseau de passage ; cette double qualification a été conservée car elle est attestée par la source principale consultée.

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