Réseau Centurie‑OCM
Le réseau Centurie fut créé en septembre 1940 comme un réseau de renseignements intégré à l’OCM (Organisation civile et militaire), rallié à la France Libre et placé sous l’autorité du BCRA via le colonel Rémy (alias Gilbert Renault) et Alfred Touny. Il s’agit de l’un des tout premiers réseaux de renseignement de la Résistance française .
Organisé dans le canton de Saint‑Pol‑de‑Léon (Finistère), entre Saint‑Pol, Roscoff et Goulven, le réseau comptait environ 120 agents, principalement médecins, pharmaciens et cheminots, chargés de surveiller les ports, les gares et le camp d’aviation de Ploujean .
Missions et actions
- Renseignement sur les mouvements allemands dans les ports et gares, collecte d’informations sur les installations militaires.
- Participation à l’analyse du Mur de l’Atlantique, transmissions de plans, fabrication de faux papiers, exfiltration d’aviateurs .
- Documents précieux recueillis, dont une carte du Cotentin révélant l’emplacement précis des défenses ensembles .
Arrestations et exécutions
Entre le 26 et 29 juin 1944, la Gestapo arrête 18 membres du réseau dans la région de Saint‑Pol‑de‑Léon, emmenés à Morlaix puis à Brest (prison de Pontaniou).
Tous sont fusillés sommairement le 6 juillet 1944 au plateau du Bouguen à Brest. Leurs restes sont découverts en 1962 puis inhumés au cimetière Saint‑Pierre de Brest .
Chefs et figures héroïques
Le réseau dépendait de l’OCM sous l’autorité du BCRA et du colonel Rémy. Des figures comme François Stephan (dit Fañch Stephan), tailleur et barde de Saint‑Pol, furent agents de renseignement .
D’autres agents notables incluent Eugène Bernard, Joseph Combot, Jean Grall, André Hamon, Alain Kerguinou, Paul Le Bigot, tous arrêtés et exécutés .
Succès et fin du réseau
Le réseau a fourni des renseignements essentiels sur les défenses du mur de l’Atlantique.
Suite aux arrestations massives à l’été 1944, sa capacité d’action fut détruite, marquant la fin effective du réseau Centurie .
Lieux de mémoire
Un monument commémoratif à Brest (plateau du Bouguen) porte la plaque des 18 résistants du réseau exécutés .
À Saint‑Pol‑de‑Léon, des cérémonies annuelles rendent hommage aux résistants .
Références bibliographiques
- Résistance et conscience bretonne, 1940‑1945, Jean-Jacques Monnier, Yoran Embanner, 2007 : évoque la mobilisation bretonne, Centurie inclus.
- Saint‑Pol‑de‑Léon, été 1944Gilles Grall, , 2010 : récit détaillé des arrestations, exécutions, et de l’impact local.Analyse régionale du réseau Centurie, témoignages des victimes, mémoire collective.
Références internet
- Article Wikipédia « Réseau Centurie » : retrace création, structure, arrestations des 18 membres et mission de renseignement Wikipédia.
- Maitron Fusillés « Brest (Finistère) : 6 juillet 1944 » : contexte de l’exécution des membres du réseau Centurie‑OCM fusilles-40-44.maitron.fr+2fusilles-40-44.maitron.fr+2Wikipédia+2.
- Site régional Résistance-Brest (résidents/archives) évoquant Fañch Stephan et d’autres agents du réseau resistance-brest.net+2Wikipédia+2resistance-brest.net+2.