Jacques RENOUVIN est né le 6 octobre 1905 à Paris et est décédé le 24 janvier 1944 au camp de concentration de Mauthausen, en Autriche.
Issu d’une famille intellectuelle, Jacques RENOUVIN est le frère cadet de Pierre RENOUVIN, historien renommé.
Après des études de droit, il devient avocat au barreau de Paris. Dans les années 1930, il s’engage politiquement au sein de l’Action française, mouvement royaliste, et devient l’un des chefs des Camelots du Roi. Il s’en éloigne après les événements du 6 février 1934.
Engagement dans la Résistance
Mobilisé en septembre 1939 comme sergent dans les corps francs, il est blessé en juin 1940 lors d’une mission périlleuse, ce qui lui vaut la Croix de guerre. Fait prisonnier, il s’évade de l’hôpital d’Épinal. Démobilisé en août 1940, il rejoint la zone libre et s’engage dans la Résistance en intégrant le mouvement “Liberté”, qui fusionnera avec “Les Petites Ailes” pour former “Combat”.
Missions et actions
Au sein de “Combat”, Jacques RENOUVIN est chargé de la propagande et de l’organisation des Groupes francs, unités paramilitaires responsables de sabotages, d’assassinats ciblés et de missions punitives contre les collaborateurs.
Il structure ces groupes dans toute la zone libre, les dotant d’une discipline et d’une efficacité redoutables. Ses actions le placent parmi les résistants les plus recherchés par la police de Vichy et la Gestapo.
Arrestation et déportation
Le 29 janvier 1943, Jacques RENOUVIN est arrêté par la Gestapo à Brive-la-Gaillarde, en compagnie de Mireille Tronchon, résistante et future épouse.
Transféré à la prison de Fresnes, il est torturé pendant plusieurs mois sans jamais révéler d’informations. Le 3 août 1943, il épouse Mireille en prison.
Déporté en Allemagne le 30 août 1943, il est interné au camp de Mauthausen, où il meurt d’épuisement le 24 janvier 1944.
Camarades de combat
Jacques RENOUVIN collabore étroitement avec Henri Frenay, fondateur de “Combat”, et Pierre de BÉNOUVILLE, autre figure majeure de la Résistance. Il est également en contact avec Jean Moulin, coordinateur des mouvements de Résistance. Son réseau comprend de nombreux résistants actifs dans les Groupes francs.
Décorations
• Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 20 janvier 1946
• Croix de Guerre 39/45
• Médaille de la Résistance
Rues ou lieux de mémoire
À Paris, une place porte le nom de “Place Mireille-et-Jacques-Renouvin”, située dans le 6e arrondissement, en hommage au couple de résistants.
Références bibliographiques
- “Des Royalistes dans la Résistance” par François-Marin Fleutot, Éditeur : Flammarion, 2000.Cet ouvrage explore l’engagement de royalistes dans la Résistance, mettant en lumière le parcours de Jacques RENOUVIN.
- “Dictionnaire historique de la Résistance” François Marcot (dir.) Éditeur : Robert Laffont, 2006, Ce dictionnaire offre des notices détaillées sur les acteurs de la Résistance, incluant une entrée sur Jacques RENOUVIN.
Références internet
- Ordre de la Libération
Site officiel présentant une biographie détaillée de Jacques RENOUVIN, ses actions dans la Résistance et sa reconnaissance en tant que Compagnon de la Libération. Musée de l’Ordre de la Libération - Mémoires de la Résistance, Site dédié à la mémoire des résistants, offrant des informations sur les actions de Jacques RENOUVIN et son rôle au sein des Groupes francs. Mémoire et Espoirs de la RésistanceWikipédia, l’encyclopédie libre+1Wikipédia, l’encyclopédie libre+1
Photographie
Jacques RENOUVIN, héros de la Résistance. Timbre émis par la Poste française en 1961, dessiné par André Spitz et gravé par René Cottet.
